Informations
Hiyuki
Hiyuki VA
Chinois: Li Chanfei
Japonais: Tomatsu Haruka
Coréen: Jung Hye Won
Anglais: Mei Mac
Rapport d'Examen Forte de Hiyuki
Puissance de Résonance
L'offrande des avenirs
Rapport d'Évaluation de Résonance
[Collectif Trek-spatial – Archives secrètes]
Dossier d'entretien : Hiyuki
En raison de facteurs multiples, nous avons procédé à une évaluation complète de la représentante d'Ashinohara , surnommée « miko des sakuras en flammes ».
La majorité des informations rassemblées dans les présentes reposent sur son témoignage personnel. Selon l'estimation professionnelle de l'archiviste, qui a été corroborée par des vérifications ultérieures, elle ne semble pas avoir l'intention de dissimuler quoi que ce soit concernant son passé.
« Après tout, on trouve des informations sur la miko des sakuras en flammes éternels dans presque tous les manuels scolaires d'Ashinohara… »
D'après Hiyuki, ses capacités extraordinaires proviennent du « Suzu », un talisman ancestral qu’elle porte au poignet droit. Elle le décrit comme un objet permettant de percevoir et d'utiliser des versions futures et potentielles de soi-même, bien qu'il soit impossible de communiquer avec ces « ombres d'avenirs possibles ». C'est également du Suzu que lui vient son pouvoir de congélation.
« Confirmé par les rapports officiels d'Ashinohara : les talismans ancestraux sont cinq reliques ayant appartenu aux Sentinelles et confiées aux différentes factions d'Ashinohara. »
« On dit que l'un d'eux, le Suzu, permet à son porteur de "puiser dans l'avenir". »
On peut en conclure que ses prouesses exceptionnelles au combat sont principalement dues à ses propres compétences.
Il est à noter que les « avenirs » dans lesquels elle peut puiser ne sont pas illimités. Afin d'éviter de réduire son espérance de vie, une utilisation agressive de ces pouvoirs est fortement déconseillée.
« Les enquêtes confirment que toutes les mikos des sakuras en flammes sont mortes de la même manière : elles se sont volatilisées en plein champ de bataille, à force d'utiliser le Suzu de manière excessive. »
Rapport de Diagnostic Overclock
La courbe de Rabelle du sujet présente des oscillations elliptiques avec un domaine temporel stable. Aucune fluctuation anormale n'a été observée. Les résultats des examens se situent dans la fourchette normale.
Le seuil d'Overclocking actuel est exceptionnellement élevé, et en l'absence d'antécédents, le sujet reste très stable et ne présente aucun risque à ce niveau. Cependant, un programme d'intervention psychologique est recommandé.
– Cette miko… comment dirais-je…
– Les manuels d'Ashinohara ne montrent jamais son visage, mais il y a un point sur lequel ils ne laissent aucun doute : elle est la guerrière la plus forte de la région.
– Et pourtant, même après tous ces combats, toutes ses analyses restent parfaitement stables. Il y a quelque chose qui ne colle pas…
– Je comprends tes inquiétudes, mais les données sont claires. Il n'y a pas la moindre irrégularité.
– Et ces ombres, alors ? On aurait dit d'autres versions d'elle venues d'un univers parallèle, comme dans un film.
– Mais non. Ce doit être le pouvoir du Suzu. Comme l'indiquent les dossiers d'Ashinohara, il lui permet de « puiser dans l'avenir », dans une certaine mesure.
Objets Précieux & Faveurs de Hiyuki
Familier en origami
Peu de gens se doutent que les oiseaux blancs qui volent dans les cieux de Lahai-Roi , serviteurs de la miko des sakuras en flammes, sont aussi adorables de près.
Hiyuki a les doigts agiles, mais elle n'arrive jamais à faire un oiseau en papier digne de ce nom. Elle a bien essayé d'écouter aux portes des cours d'origami, mais rien n'y fait : le résultat est toujours une petite silhouette toute mignonne, pas imposante pour deux sous.
Prédiction
Une prédiction du sakura en feu. Ses motifs floraux et son texte ont été entièrement recouverts de minuscules fleurs blanches cueillies on ne sait où.
Hiyuki l’a tirée dans un moment de doute, alors qu’elle se demandait si elle deviendrait sans encombre miko des sakura en flammes. Quelques jours plus tard, elle a appris que quelqu’un lui avait secrètement donné cette nouvelle apparence.
Nécessaire de sculpture
Quand elle a du temps libre, Hiyuki se planque dans un coin pour sculpter.
Humains, animaux, paysages, œuvres d'art… Armée de son couteau, elle s'efforce de tout reproduire. Depuis quelque temps, on raconte qu'elle se désintéresserait des Exonuées au profit des créations mécaniques du Collectif Trek-spatial . Certains élèves affirment l'avoir aperçue en train d'essayer de retranscrire la forme de l'Exoarpenteur dans les terres givrées.
Un jour, le couteau finira peut-être par remplacer l'épée pour de bon.
Histoire de Hiyuki
Ce qui n'a pas été dit
Le jour où Hiyuki a appris la vérité sur son passé, c’est de la bouche d’une Gyokuro passablement ivre qu’elle lui est venue. Elle serra les lèvres et, sans dire un mot, se resservit un verre de cette liqueur amère.
« Hiyuki… Ma chère Hiyuki…
« Tu peux pas faire ça. Tu peux pas être la miko des sakuras en flammes, nom d'un chien ! Cette vie a jamais été censée être la tienne. »
Hiyuki plissa les yeux. Si le peuple d'Ashinohara voyait la miko des sakuras en flammes dans un tel état, elle qui était censée être si digne, si noble…
Sur l'horloge, l'aiguille des secondes avançait. Celle des minutes la suivait. Finalement, celle des heures leur emboîta le pas. D'après les règles d'Ashinohara, Hiyuki était entrée, à cet instant précis, dans l'âge adulte. Elle poussa un soupir et vida son verre d'un trait.
« Si tu as pu le faire, pourquoi pas moi ? »
La liqueur lui brûla la gorge et descendit lourdement dans son corps frêle, comme du plomb fondu. Alors, c'était ça, la « boisson des grands » ? Elle se dit qu'une telle saveur ne méritait pas tant d'attente. Elle se leva, recouvrit Gyokuro d'une couverture, resta un moment à regarder sa sœur qui marmonnait encore, finit par la border soigneusement, puis sortit en refermant doucement la porte derrière elle.
Le lendemain matin, les réprimandes de Gyokuro à l'encontre de l'intendant qui était responsable de la transmission du talisman ancestral se firent entendre à deux rues à la ronde.
Le pouvoir du Suzu consistait à « puiser dans l’avenir ». Pour simplifier, chaque utilisation réduisait l’espérance de vie de son porteur. Ainsi, dans le pire des cas, une personne qui héritait de la clochette pouvait tout simplement disparaître dès son premier combat contre un Réprimantum. Avec un tel prix à payer, les successeurs devaient être choisis le plus tôt possible. Hiyuki avait passé plus de dix ans aux côtés de Gyokuro. Si celle-ci refusait de la nommer… qui d’autre pourrait-elle choisir ?
Ne pouvant faire face à la colère de Gyokuro, l'intendant se contenta d'esquisser un sourire soumis. « Quand bien même vous ne choisiriez pas Hiyuki, il vous faudrait tout de même nommer quelqu'un, dame miko. »
Gyokuro demeura silencieuse pendant quelques instants. Elle poussa un soupir, se racla la gorge, et s'apprêta à rependre sa tirade.
Avant qu'elle ne puisse le faire, Hiyuki mit fin à la tragicomédie en ouvrant la porte.
« Pendant des années, je t'ai accompagnée aux quatre coins d'Ashinohara. Je suis parfaitement consciente de chaque responsabilité.
« Je maîtrise toutes les disciplines qu'une miko se doit de connaître. Le tissage de charmes, les danses de cérémonie… et tout cela, je l'ai appris auprès de professeurs que tu as choisis toi-même.
« Il n'y a que moi qui puisse préserver l'éclat du sakura en flammes, Gyokuro… je veux dire, dame miko. »
Gyokuro fronça les sourcils et balaya ces paroles d'un geste de la main.
« Tu as tout appris, vraiment ? Dans ce cas, ne comprends-tu pas que le Suzu ne t'apportera que la mort ?
– Je suis une orpheline que tu as recueillie. Ma famille a été ensevelie sous la neige après l'attaque du Réprimantum. Il ne me reste personne. »
Un silence étouffant s'abattit sur la pièce. On n'entendait rien d'autre que le pouce de Gyokuro qui frottait machinalement la clochette attachée à son poignet. Elle essaya de parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
« Hiyuki… Ma chère Hiyuki…
« Tu peux pas faire ça. Tu peux pas être la miko des sakuras en flammes, nom d'un chien ! Cette vie a jamais été censée être la tienne. »
Hiyuki plissa les yeux. Si le peuple d'Ashinohara voyait la miko des sakuras en flammes dans un tel état, elle qui était censée être si digne, si noble…
Sur l'horloge, l'aiguille des secondes avançait. Celle des minutes la suivait. Finalement, celle des heures leur emboîta le pas. D'après les règles d'Ashinohara, Hiyuki était entrée, à cet instant précis, dans l'âge adulte. Elle poussa un soupir et vida son verre d'un trait.
« Si tu as pu le faire, pourquoi pas moi ? »
La liqueur lui brûla la gorge et descendit lourdement dans son corps frêle, comme du plomb fondu. Alors, c'était ça, la « boisson des grands » ? Elle se dit qu'une telle saveur ne méritait pas tant d'attente. Elle se leva, recouvrit Gyokuro d'une couverture, resta un moment à regarder sa sœur qui marmonnait encore, finit par la border soigneusement, puis sortit en refermant doucement la porte derrière elle.
Le lendemain matin, les réprimandes de Gyokuro à l'encontre de l'intendant qui était responsable de la transmission du talisman ancestral se firent entendre à deux rues à la ronde.
Le pouvoir du Suzu consistait à « puiser dans l’avenir ». Pour simplifier, chaque utilisation réduisait l’espérance de vie de son porteur. Ainsi, dans le pire des cas, une personne qui héritait de la clochette pouvait tout simplement disparaître dès son premier combat contre un Réprimantum. Avec un tel prix à payer, les successeurs devaient être choisis le plus tôt possible. Hiyuki avait passé plus de dix ans aux côtés de Gyokuro. Si celle-ci refusait de la nommer… qui d’autre pourrait-elle choisir ?
Ne pouvant faire face à la colère de Gyokuro, l'intendant se contenta d'esquisser un sourire soumis. « Quand bien même vous ne choisiriez pas Hiyuki, il vous faudrait tout de même nommer quelqu'un, dame miko. »
Gyokuro demeura silencieuse pendant quelques instants. Elle poussa un soupir, se racla la gorge, et s'apprêta à rependre sa tirade.
Avant qu'elle ne puisse le faire, Hiyuki mit fin à la tragicomédie en ouvrant la porte.
« Pendant des années, je t'ai accompagnée aux quatre coins d'Ashinohara. Je suis parfaitement consciente de chaque responsabilité.
« Je maîtrise toutes les disciplines qu'une miko se doit de connaître. Le tissage de charmes, les danses de cérémonie… et tout cela, je l'ai appris auprès de professeurs que tu as choisis toi-même.
« Il n'y a que moi qui puisse préserver l'éclat du sakura en flammes, Gyokuro… je veux dire, dame miko. »
Gyokuro fronça les sourcils et balaya ces paroles d'un geste de la main.
« Tu as tout appris, vraiment ? Dans ce cas, ne comprends-tu pas que le Suzu ne t'apportera que la mort ?
– Je suis une orpheline que tu as recueillie. Ma famille a été ensevelie sous la neige après l'attaque du Réprimantum. Il ne me reste personne. »
Un silence étouffant s'abattit sur la pièce. On n'entendait rien d'autre que le pouce de Gyokuro qui frottait machinalement la clochette attachée à son poignet. Elle essaya de parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Il n'y en aura jamais d'autre…
Par la force des choses, Hiyuki ne connut pas un instant de répit dans les jours qui suivirent son entrée en fonction. Habituée à marcher dans l'ombre de Gyokuro, elle devait à présent endosser chacune de ses responsabilités.
Longtemps,Ashinohara pliait sous la menace des Réprimantums , ne devant sa survie qu’aux mikos. Porteuse du Suzu, Hiyuki jouissait d’un statut sacré à la mesure de son lourd fardeau, et son autorité s’étendait sur toute la région. Contrainte d’aller prêter main-forte aux mikos en difficulté, où qu’elles se trouvent, elle dut mener une vie nomade.
Pourtant, les mikos n'étaient pas que des guerrières : elles étaient aussi des symboles. Quand le peuple se rassemblait, l’une d’elles devait être présente pour leur rappeler pourquoi ils se battaient. La miko des sakuras en flammes ne faisait pas exception à cette règle, et Hiyuki assumait pleinement ces deux rôles. Le combat et la cérémonie lui venaient comme une seconde nature, sans doute parce qu’elle avait été l’élève de Gyokuro depuis son enfance. Il ne lui manquait plus que les techniques de combat de la miko des sakuras en flammes, que sa sœur avait toujours refusé de les lui apprendre, allant même jusqu’à l’éviter pour ne pas avoir à le faire.
« Soit. Si tu refuses de me montrer, j'apprendrai en secret. Un jour, j'y arriverai. Un jour. »
Mais ce jour ne vint jamais.
« Le Suzu permet à son porteur de puiser dans l'avenir. La personne qui en hérite pourrait se volatiliser dès son premier combat contre un Réprimantum. »
Hiyuki ne se souvenait pas des paroles que l'intendant avait murmurées en lui plaçant la clochette dans les mains. Elle ne se souvenait pas de la maladresse avec laquelle elle l'avait attachée à son poignet en essayant d'imiter le geste qu'elle avait vu tant de fois. Elle ne se souvenait pas du temps qu'il faisait ce jour-là, ou du visage de la personne qui lui avait confié le coffret de bois contenant l'héritage de Gyokuro.
Quand le monde redevint compréhensible, elle était seule, assise sur le trône du sakura en flammes, serrant dans ses mains le bout de papier qu'elle avait sorti du coffret.
Son sang avait gelé dans sa poitrine. Le givre avait rendu le bout de ses doigts insensibles. Petit à petit, elle se traîna jusqu'au coin de la salle qu'elle connaissait si bien et s'y blottit. Elle avait froissé le papier ; elle le lissa pour lire le vœu qui y était inscrit.
« Je vois…
« J'accepte ton vœu.
« Il n'y aura jamais d'autre miko des sakuras en flammes. »
Longtemps,
Pourtant, les mikos n'étaient pas que des guerrières : elles étaient aussi des symboles. Quand le peuple se rassemblait, l’une d’elles devait être présente pour leur rappeler pourquoi ils se battaient. La miko des sakuras en flammes ne faisait pas exception à cette règle, et Hiyuki assumait pleinement ces deux rôles. Le combat et la cérémonie lui venaient comme une seconde nature, sans doute parce qu’elle avait été l’élève de Gyokuro depuis son enfance. Il ne lui manquait plus que les techniques de combat de la miko des sakuras en flammes, que sa sœur avait toujours refusé de les lui apprendre, allant même jusqu’à l’éviter pour ne pas avoir à le faire.
« Soit. Si tu refuses de me montrer, j'apprendrai en secret. Un jour, j'y arriverai. Un jour. »
Mais ce jour ne vint jamais.
« Le Suzu permet à son porteur de puiser dans l'avenir. La personne qui en hérite pourrait se volatiliser dès son premier combat contre un Réprimantum. »
Hiyuki ne se souvenait pas des paroles que l'intendant avait murmurées en lui plaçant la clochette dans les mains. Elle ne se souvenait pas de la maladresse avec laquelle elle l'avait attachée à son poignet en essayant d'imiter le geste qu'elle avait vu tant de fois. Elle ne se souvenait pas du temps qu'il faisait ce jour-là, ou du visage de la personne qui lui avait confié le coffret de bois contenant l'héritage de Gyokuro.
Quand le monde redevint compréhensible, elle était seule, assise sur le trône du sakura en flammes, serrant dans ses mains le bout de papier qu'elle avait sorti du coffret.
Son sang avait gelé dans sa poitrine. Le givre avait rendu le bout de ses doigts insensibles. Petit à petit, elle se traîna jusqu'au coin de la salle qu'elle connaissait si bien et s'y blottit. Elle avait froissé le papier ; elle le lissa pour lire le vœu qui y était inscrit.
« Je vois…
« J'accepte ton vœu.
« Il n'y aura jamais d'autre miko des sakuras en flammes. »
Sous la neige
« Dame Hiyuki, voilà un siècle que vous êtes la miko des sakuras en flammes. Pour ce qui est du renouvellement du contrat…
– Cela n'a aucune importance.
– Dans ce cas, l'accord précédent reste en place… de combien d'années souhaitez-vous le prolonger ?
– Faites comme il vous plaira.
– Je ne m'attendais pas à ce que vous ressembliez tant à la miko précédente… Hum. Mais soit. Comme il vous plaira, miko des sakuras en flammes éternels. »
L'intendant s'inclina, puis se retira en refermant respectueusement la porte derrière lui. En dix ans, Hiyuki avait remarqué que les gens de son entourage avaient été renouvelés trois fois. Elle secoua la tête et plissa les yeux en observant l'enveloppe posée sur son bureau. Après une brève hésitation, elle prit la tasse de thé, froide depuis longtemps.
« Comme la miko précédente… vraiment ? »
Combien d'années s'étaient écoulées depuis qu'elle avait hérité de ce titre ?
Suffisamment pour que le nom de Hiyuki figure dans les livres d'histoire d'Ashinohara .
Cela représentait-il beaucoup de temps ?
Non, pas assez.
Hiyuki avait fait appel à sa force afin d'exaucer le vœu qu'elle avait reçu il y a bien longtemps : qu'il n'y ait plus jamais d'autre miko des sakuras en flammes. Peu à peu, les voix qui lui demandaient de choisir une successeure s'étaient tues. Le bureau des talismans ancestraux traitait désormais les visites au temple comme de simples formalités. Elle avait l'impression que même l'intendant estimait qu'il était inutile de songer à une succession. À leurs yeux, Hiyuki et sa fonction ne faisaient qu'une.
Pourtant, elle entendait souvent une voix. Ce n'étaient pas les tentations horripilantes des Fractsidus, mais un murmure agréable qui lui déclamait de simples vérités à l'oreille.
« Hiyuki, tu es fidèle au poste depuis bien longtemps, mais tes ennemis, les Réprimantums, ont une espérance de vie bien plus longue que la tienne. Ils vont attendre que tu meures, que toutes les mikos et toutes leurs successeures ne soient plus que des souvenirs. »
« Cette voie de la résistance sur laquelle tu t'es engagée a-t-elle vraiment une fin ? »
Rien de plus amer que le thé froid. La saveur d’une infusion trop longue s’attardait sur les papilles de Hiyuki, alourdissant sa respiration. Elle effleura l’enveloppe du bout du doigt, et aussitôt une couche de givre apparut à sa surface. D’un geste tout aussi délicat, elle réduisit en poussière le sceau des Fractsidus.
Hiyuki se leva et appela l'enfant qui s'était portée volontaire pour faire le ménage au temple afin de lui rappeler qu'en son absence, elle devait rester vigilante et ne laisser passer aucun intrus. En souriant, elle ébouriffa les cheveux de la petite fille et lui mit un charme de protection dans la main.
« Dame miko, où allez-vous aider les gens, cette fois-ci ?
– À Honami. Je reviendrai bientôt. En attendant, garde toujours ce charme sur toi, d'accord ? »
Hiyuki fit un geste d'adieu à la petite fille. Alors qu'elle se retournait pour partir, la clochette qui était attachée à son poignet refléta la lumière avec un éclat toujours aussi éblouissant.
– Cela n'a aucune importance.
– Dans ce cas, l'accord précédent reste en place… de combien d'années souhaitez-vous le prolonger ?
– Faites comme il vous plaira.
– Je ne m'attendais pas à ce que vous ressembliez tant à la miko précédente… Hum. Mais soit. Comme il vous plaira, miko des sakuras en flammes éternels. »
L'intendant s'inclina, puis se retira en refermant respectueusement la porte derrière lui. En dix ans, Hiyuki avait remarqué que les gens de son entourage avaient été renouvelés trois fois. Elle secoua la tête et plissa les yeux en observant l'enveloppe posée sur son bureau. Après une brève hésitation, elle prit la tasse de thé, froide depuis longtemps.
« Comme la miko précédente… vraiment ? »
Combien d'années s'étaient écoulées depuis qu'elle avait hérité de ce titre ?
Suffisamment pour que le nom de Hiyuki figure dans les livres d'histoire d'
Cela représentait-il beaucoup de temps ?
Non, pas assez.
Hiyuki avait fait appel à sa force afin d'exaucer le vœu qu'elle avait reçu il y a bien longtemps : qu'il n'y ait plus jamais d'autre miko des sakuras en flammes. Peu à peu, les voix qui lui demandaient de choisir une successeure s'étaient tues. Le bureau des talismans ancestraux traitait désormais les visites au temple comme de simples formalités. Elle avait l'impression que même l'intendant estimait qu'il était inutile de songer à une succession. À leurs yeux, Hiyuki et sa fonction ne faisaient qu'une.
Pourtant, elle entendait souvent une voix. Ce n'étaient pas les tentations horripilantes des Fractsidus, mais un murmure agréable qui lui déclamait de simples vérités à l'oreille.
« Hiyuki, tu es fidèle au poste depuis bien longtemps, mais tes ennemis, les Réprimantums, ont une espérance de vie bien plus longue que la tienne. Ils vont attendre que tu meures, que toutes les mikos et toutes leurs successeures ne soient plus que des souvenirs. »
« Cette voie de la résistance sur laquelle tu t'es engagée a-t-elle vraiment une fin ? »
Rien de plus amer que le thé froid. La saveur d’une infusion trop longue s’attardait sur les papilles de Hiyuki, alourdissant sa respiration. Elle effleura l’enveloppe du bout du doigt, et aussitôt une couche de givre apparut à sa surface. D’un geste tout aussi délicat, elle réduisit en poussière le sceau des Fractsidus.
Hiyuki se leva et appela l'enfant qui s'était portée volontaire pour faire le ménage au temple afin de lui rappeler qu'en son absence, elle devait rester vigilante et ne laisser passer aucun intrus. En souriant, elle ébouriffa les cheveux de la petite fille et lui mit un charme de protection dans la main.
« Dame miko, où allez-vous aider les gens, cette fois-ci ?
– À Honami. Je reviendrai bientôt. En attendant, garde toujours ce charme sur toi, d'accord ? »
Hiyuki fit un geste d'adieu à la petite fille. Alors qu'elle se retournait pour partir, la clochette qui était attachée à son poignet refléta la lumière avec un éclat toujours aussi éblouissant.
La disparition d'Honami
Le peuple d'Ashinohara s'était depuis longtemps habitué aux distorsions du Réprimantum. La survie faisait partie du quotidien : se mettre en lieu sûr, attendre l'arrivée de la miko locale, et si la situation dégénérait, compter sur les équipes de secours et la miko des sakuras en flammes.
Pour Hiyuki, ce n'était qu'un combat comme un autre. Elle abattait les monstres avec une efficacité machinale, tout en vérifiant, comme toujours, que la barrière n'avait pas été endommagée. Les civils sortaient des abris, et les parents, soulagés, la montraient du doigt à leurs enfants. « Regarde, c'est la miko des sakuras en flammes. »
Pour toute réponse, Hiyuki hocha doucement la tête. Elle enjamba un panneau « Entrée interdite » tombé par terre et se tourna vers la barrière pour finir son inspection.
« On se concentre. On frappe. On rengaine… Hein ? »
La lame fendit l'air comme toujours, mais il y avait quelque chose qui clochait. Une différence subtile mais indéniable.
Hiyuki examina à nouveau l'ensemble de la barrière. Tout semblait intact, mais une sensation de malaise s'accrochait au bout de ses doigts. Elle lâcha la garde de son épée, plia le poignet, se frotta les doigts…
Une goutte d'une substance noire, gluante et incandescente suinta de sa peau. Elle s'attarda dans les méandres de la paume de sa main avant de tomber au sol et de s'étendre à ses pieds sans le moindre bruit.
Hiyuki dégaina son arme. Du givre se matérialisa autour d'elle. « Avant toute chose, contenir la menace. Évacuer les civils. Ensuite, trouver un moyen de… »
Hiyuki se retourna, mais son cri s'éteignit avant même d'avoir pu quitter sa gorge. En face d'elle, il n'y avait rien. C'était comme si tout, jusqu'à l'air, s'était évanoui. Pendant un instant, elle fut incapable de respirer.
Honami n'était plus.
En dehors du panneau qui gisait à ses pieds et de la boue qui tachait l'ourlet de sa robe, il n'en restait plus rien.
Hiyuki tendit la main, mais celle-ci se retira d’elle-même. Elle essaya de respirer, mais il n’y avait plus d’air. On aurait dit que l’atmosphère avait été anéantie. Elle brandit son épée, mais il n’y avait personne à frapper. Il ne restait plus qu’une faible fréquence résiduelle, la preuve que le Réprimantum était intervenu, l’espace d’une fraction de seconde, avec un pouvoir totalement inconnu.
D'après les archives d'Ashinohara, Honami venait d'être aspirée dans une autre dimension. Même leCollectif Trek-spatial , avec toute sa technologie, fut incapable d'en trouver la moindre trace.
Quand les autres emmenèrent enfin Hiyuki loin de là, elle frottait toujours machinalement la clochette qui était accrochée à son poignet ; son esprit demeurait prisonnier de cet instant traumatique.
Ce désastre silencieux était-il de sa faute ?
Évidemment. En tant que miko des sakuras en flammes, sa mission était de protéger Honami, et elle avait échoué.
Mais en même temps, ce n'était pas de sa faute. Face au pouvoir d'un Réprimantum, une seule personne ne pouvait rien, même si elle était capable de puiser dans un million d'avenirs pour protéger le présent.
Hiyuki retourna vers le sakura en flammes et reprit à l'enfant le charme de protection, en s'efforçant de sourire. Elle se dirigea ensuite lentement vers sa chambre et en ouvrit la porte. L'enveloppe qu'elle avait cherché à détruire était toujours là, sur son bureau.
« Hiyuki, Hiyuki… Cette voie a-t-elle vraiment une fin ? »
Pour Hiyuki, ce n'était qu'un combat comme un autre. Elle abattait les monstres avec une efficacité machinale, tout en vérifiant, comme toujours, que la barrière n'avait pas été endommagée. Les civils sortaient des abris, et les parents, soulagés, la montraient du doigt à leurs enfants. « Regarde, c'est la miko des sakuras en flammes. »
Pour toute réponse, Hiyuki hocha doucement la tête. Elle enjamba un panneau « Entrée interdite » tombé par terre et se tourna vers la barrière pour finir son inspection.
« On se concentre. On frappe. On rengaine… Hein ? »
La lame fendit l'air comme toujours, mais il y avait quelque chose qui clochait. Une différence subtile mais indéniable.
Hiyuki examina à nouveau l'ensemble de la barrière. Tout semblait intact, mais une sensation de malaise s'accrochait au bout de ses doigts. Elle lâcha la garde de son épée, plia le poignet, se frotta les doigts…
Une goutte d'une substance noire, gluante et incandescente suinta de sa peau. Elle s'attarda dans les méandres de la paume de sa main avant de tomber au sol et de s'étendre à ses pieds sans le moindre bruit.
Hiyuki dégaina son arme. Du givre se matérialisa autour d'elle. « Avant toute chose, contenir la menace. Évacuer les civils. Ensuite, trouver un moyen de… »
Hiyuki se retourna, mais son cri s'éteignit avant même d'avoir pu quitter sa gorge. En face d'elle, il n'y avait rien. C'était comme si tout, jusqu'à l'air, s'était évanoui. Pendant un instant, elle fut incapable de respirer.
Honami n'était plus.
En dehors du panneau qui gisait à ses pieds et de la boue qui tachait l'ourlet de sa robe, il n'en restait plus rien.
Hiyuki tendit la main, mais celle-ci se retira d’elle-même. Elle essaya de respirer, mais il n’y avait plus d’air. On aurait dit que l’atmosphère avait été anéantie. Elle brandit son épée, mais il n’y avait personne à frapper. Il ne restait plus qu’une faible fréquence résiduelle, la preuve que le Réprimantum était intervenu, l’espace d’une fraction de seconde, avec un pouvoir totalement inconnu.
D'après les archives d'Ashinohara, Honami venait d'être aspirée dans une autre dimension. Même le
Quand les autres emmenèrent enfin Hiyuki loin de là, elle frottait toujours machinalement la clochette qui était accrochée à son poignet ; son esprit demeurait prisonnier de cet instant traumatique.
Ce désastre silencieux était-il de sa faute ?
Évidemment. En tant que miko des sakuras en flammes, sa mission était de protéger Honami, et elle avait échoué.
Mais en même temps, ce n'était pas de sa faute. Face au pouvoir d'un Réprimantum, une seule personne ne pouvait rien, même si elle était capable de puiser dans un million d'avenirs pour protéger le présent.
Hiyuki retourna vers le sakura en flammes et reprit à l'enfant le charme de protection, en s'efforçant de sourire. Elle se dirigea ensuite lentement vers sa chambre et en ouvrit la porte. L'enveloppe qu'elle avait cherché à détruire était toujours là, sur son bureau.
« Hiyuki, Hiyuki… Cette voie a-t-elle vraiment une fin ? »
Même si la voie n'a pas de fin
Hiyuki ne perdait pas son temps à étudier les multiples offres des Fractsidus. Aucune personne sensée ne songerait à collaborer avec une organisation pour qui la vie humaine n’est qu’un simple carburant.
Au lieu de cela, elle arpentait Ashinohara dans tous les sens, laissant derrière elle des oiseaux de papier blanc imprégnés de sa fréquence. Elle expliquait aux mikos du coin que ces messagers étaient liés à son esprit, et
qu'en cas de situation désespérée, il leur suffisait de les écraser pour la faire venir.
La voie de la résistance face aux Réprimantums… elle avait forcément une fin.
Hiyuki apprit que leCollectif Trek-spatial manquait de moyens pour assurer la sécurité de ses expéditions. Elle y a vu une opportunité et a proposé un marché : elle protégerait les explorateurs, et en retour, le Collectif ferait appel aux meilleures technologies de Solaris pour lui forger une arme assez tranchante pour abattre un Réprimantum.
Elle a rejoint les Forces spéciales du Collectif Trek-spatial. Cette unité comptait autrefois de nombreux agents, mais elle essuyait de lourdes pertes depuis qu’Aleph-1 était devenu plus actif. Hiyuki a alors proposé : désormais, elle seule protégerait les chercheurs contre les assauts du Réprimantum.
À son arrivée, le Collectif n'en était qu'à ses débuts. Elle assista à chaque étape de la construction de Lahai-Roi et prit conscience de l'immense potentiel de l'humanité. Ces installations étaient un véritable miracle, peut-être la plus grande prouesse d'ingénierie de toute l'histoire deSolaris , et elles n'étaient pas l'œuvre d'un dieu ou d'un héros. Tout avait été bâti, brique après brique, par des habitants de Solaris qui n'avaient pas peur de rêver.
« Lucilla.
– Hmm ? »
D’un geste distrait, Lucilla sortit de sous son bureau une bouteille de bonne liqueur d’Ashinohara. Un élève qui espérait réussir ses examens de fin d’année l’avait laissée là, avec un petit mot pour demander la bénédiction de la miko dans l’un des endroits que Hiyuki avait l’habitude de fréquenter.
Hiyuki poussa un soupir, prit deux verres, et en tendit un à Lucilla, qui semblait agitée.
« Le Collectif Trek-spatial… il a été fondé pour explorer les étoiles au-delà de Solaris, n'est-ce pas ?
– C'est l'idée, en effet.
– Et comment ça avance ?
– Hmph… » Lucilla vida son verre d'un trait. « Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Les recherches n'arrêtent pas de déboucher dans des impasses, et la direction nous fait perdre un temps fou avec des demandes impossibles. »
Les yeux baissés, Hiyuki caressa la clochette qu'elle avait au poignet.
« Tu t'es déjà demandé… où cette voie peut se terminer ? »
Lucilla remua son verre vide, puis le fit délicatement tinter contre celui de Hiyuki.
« Elle ne se termine pas, Hiyuki. C'est comme ce que tu essaies de faire… Il n'y a pas de fin.
« Mais nous devons tout de même continuer d'avancer.
« Pas pour atteindre la ligne d'arrivée, mais pour faire un pas de plus aux côtés de celles et ceux qui nous accompagnent. »
Hiyuki garda le silence pendant un long moment. Finalement, elle hocha doucement la tête et leva son verre. La liqueur lui brûla la gorge et s'engouffra pesamment dans son corps frêle comme du plomb fondu.
La clochette à son poignet tinta d'un son empreint de solitude ; quoi qu'il arrive, la miko des sakuras en flammes ferait un pas de plus.
Au lieu de cela, elle arpentait Ashinohara dans tous les sens, laissant derrière elle des oiseaux de papier blanc imprégnés de sa fréquence. Elle expliquait aux mikos du coin que ces messagers étaient liés à son esprit, et
qu'en cas de situation désespérée, il leur suffisait de les écraser pour la faire venir.
La voie de la résistance face aux Réprimantums… elle avait forcément une fin.
Hiyuki apprit que le
Elle a rejoint les Forces spéciales du Collectif Trek-spatial. Cette unité comptait autrefois de nombreux agents, mais elle essuyait de lourdes pertes depuis qu’Aleph-1 était devenu plus actif. Hiyuki a alors proposé : désormais, elle seule protégerait les chercheurs contre les assauts du Réprimantum.
À son arrivée, le Collectif n'en était qu'à ses débuts. Elle assista à chaque étape de la construction de Lahai-Roi et prit conscience de l'immense potentiel de l'humanité. Ces installations étaient un véritable miracle, peut-être la plus grande prouesse d'ingénierie de toute l'histoire de
« Lucilla.
– Hmm ? »
D’un geste distrait, Lucilla sortit de sous son bureau une bouteille de bonne liqueur d’Ashinohara. Un élève qui espérait réussir ses examens de fin d’année l’avait laissée là, avec un petit mot pour demander la bénédiction de la miko dans l’un des endroits que Hiyuki avait l’habitude de fréquenter.
Hiyuki poussa un soupir, prit deux verres, et en tendit un à Lucilla, qui semblait agitée.
« Le Collectif Trek-spatial… il a été fondé pour explorer les étoiles au-delà de Solaris, n'est-ce pas ?
– C'est l'idée, en effet.
– Et comment ça avance ?
– Hmph… » Lucilla vida son verre d'un trait. « Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Les recherches n'arrêtent pas de déboucher dans des impasses, et la direction nous fait perdre un temps fou avec des demandes impossibles. »
Les yeux baissés, Hiyuki caressa la clochette qu'elle avait au poignet.
« Tu t'es déjà demandé… où cette voie peut se terminer ? »
Lucilla remua son verre vide, puis le fit délicatement tinter contre celui de Hiyuki.
« Elle ne se termine pas, Hiyuki. C'est comme ce que tu essaies de faire… Il n'y a pas de fin.
« Mais nous devons tout de même continuer d'avancer.
« Pas pour atteindre la ligne d'arrivée, mais pour faire un pas de plus aux côtés de celles et ceux qui nous accompagnent. »
Hiyuki garda le silence pendant un long moment. Finalement, elle hocha doucement la tête et leva son verre. La liqueur lui brûla la gorge et s'engouffra pesamment dans son corps frêle comme du plomb fondu.
La clochette à son poignet tinta d'un son empreint de solitude ; quoi qu'il arrive, la miko des sakuras en flammes ferait un pas de plus.
Lignes de Voix de Hiyuki
Pensées : I
Pour l'instant, Aleph-1 a été repoussé, mais son impact se fait encore sentir. Lahai-Roi connaît encore des complications qui dépassent ce que les chercheurs peuvent gérer, et qui m'obligent à intervenir. Une fois que j'aurai réglé les derniers détails, je reviendrai à Ashinohara … enfin, si c'est encore possible… Hmm… Peut-être qu'on se reverra à ce moment-là.
Pensées : II
À propos des Fractsidus… Vous vous souvenez sans doute que je peux voir mon avenir grâce au pouvoir de Suzu. Parmi les innombrables futurs que j'ai pu entrevoir, il y en a un où je deviens Résonatrice du Réprimantum . Cette possibilité prouve que je suis capable de supporter son pouvoir maudit, mais elle fait aussi de moi une menace potentielle pour beaucoup. Les Fractsidus le savent très bien, et ils ont tenté de me contacter à maintes reprises. Mais rassurez-vous : en vous montrant ce futur, mes limites sont claires.
Pensées : III
J'ai entendu parler de vous de tous les côtés : des rumeurs populaires aux rapports du Collectif Trek-spatial , en passant par les calomnies et les malédictions. Mais ce ne sont que des on-dits. Ce n'est qu'en vous ayant {Male=rencontré;Female=rencontrée} en personne que j'ai compris pourquoi ils vous décrivent ainsi. Je me demande… Je me demande… Si nous nous étions {Male=connus;Female=connues} plus tôt, aurais-je emprunté un chemin différent ?
Pensées : IV
Il y a quelque chose que je veux… non, que je dois avouer. Malgré tout le temps qu'on a passé ensemble, j'ai encore de l'amertume en moi. Si je devais lui donner un nom, je dirais que c'est de la « jalousie ». Si j'avais eu votre pouvoir entre les mains, est-ce que j'aurais pu changer le destin ?… Pardonnez-moi, j'avais besoin de faire sortir ce poison. Si mes mots vous dérangent… j'accepte la sanction que vous jugerez juste.
Pensées : V
Autrefois, je frappais sur ma lame jusqu'à la faire voler en éclats. À chaque coup, j'espérais voir arriver le printemps, la neige fondre… et pouvoir être libre. Je pensais que la solitude était mon destin inévitable. Mais en te regardant, j'ai compris que je pouvais peut-être m'accrocher à quelque chose. Je ne suis pas toi, et je ne le serai jamais. Nos chemins ne se sont croisés qu'un instant, mais maintenant que je sais que tu suis cette voie… je ne souffre plus de la solitude.
Activité préférée de Hiyuki
Pendant mon temps libre, je sculpte des figurines. C'est un processus complexe, mais ça me force à être vraiment dans le moment présent. Peu importe le matériau ou le style, il y a toujours un tuto quelque part. Il suffit de suivre les étapes pour obtenir un résultat. Une telle certitude, c'est tellement rare de nos jours.
Les soucis de Hiyuki
Plat préféré
Le thé, et notamment celui de Gyokuro. C'est la spécialité d'Ashinohara . Dans ma jeunesse, je buvais quelques gorgées en cachette dans les tasses des adultes. À l'époque, le goût était amer. Mais avec le temps, j'ai appris à apprécier l'arrière-goût sucré et j'ai réalisé que l'amertume commençait à me manquer.
Plat inacceptable
Les friandises, je dirais… Pas pour mon palais, mais pour les souvenirs que le sucre réveille en moi. Plus le passé était doux, plus la douleur de l'avoir perdu me consume.
Idéaux
Je souhaite… que la lignée des mikos des sakuras en flammes s'éteigne avec moi. Que plus aucune âme ne soit mêlée à ce conflit éternel avec le Réprimantum . Après tout, ce pour quoi on se bat, au fond, n’est peut-être rien d’autre qu’un monde où chacun est libre de vivre une vie ordinaire, comme il l'entend.
Discussion : I
La cloche que j'ai au poignet, c'est un artefact de Shōen d Chez les mikos des Sakuras en flammes, cette relique sacrée se transmet de génération en génération : elle renferme les vœux d'Ashinohara. Elle me donne le pouvoir de prédire l'avenir, un pouvoir qui vient de la sentinelle d'Ashinohara . Je sais que vous avez un lien très fort avec les sentinelles. Si ça vous intrigue, je peux l'enlever. Oh… le cordon attaché à la cloche ? C'est Gyokuro qui me l'a tressé quand j'étais petite. C'est la seule partie de cette relique qui m'appartienne vraiment. Rien qu'à moi.
Discussion : II
Si vous voulez en savoir plus sur mon passé, vous en trouverez des extraits dans les archives d'Ashinohara . Ils racontent mon histoire mieux que moi. Après tout, le seul souvenir que j'ai de mon passé est de manier cette lame, encore et encore.
À propos de Lynae
Elle est pleine d'entrain. Je connais pas mal de ses secrets. D'une certaine manière, nous sommes toutes les deux prisonniers du passé. Elle a encore un avenir devant elle, un avenir radieux qu'elle mérite entièrement. Cela dit, elle devrait éviter de se faufiler dans les salles de classe en utilisant son Forte quand elle est en retard.
À propos de Chisa
Chisa est aussi d'Ashinohara à la base. Autant que possible, je l'évite. Chez nous, de toute façon, les mikos n'apparaissaient que dans les moments les plus sombres. On a toujours été de mauvais augure. Vous retrouverez ce genre d'histoires dans les polars populaires. Et puis, c'est assez perturbant de se retrouver face à un personnage sorti tout droit d'un livre, en chair et en os. Je vous demande de ne pas lui raconter ce qui s'est passé à Ashinohara. Ce n'est pas son fardeau.
À propos d'Aemeath
C'est une enfant résiliente. Elle a dû traverser des épreuves inimaginables pour revenir ici. Quand elle a disparu dans le cockpit de simulation, j'étais en mission sur le terrain. Plus tard, les enquêteurs m'ont parlé d'elle. Ce qui a piqué ma curiosité, c'est qu'elle avait noté comme choix de carrière « sauver le monde »… Hmm, je me demande bien ce qui, dans son éducation, a pu lui donner une telle conviction.
À propos de Sigrika
Elle a trop de choses en tête pour une enfant de son âge. Bien trop tôt, elle veut déjà porter les espoirs que les autres placent dans l'Illuminateur . Je l'ai souvent remarquée en train d'observer les Shiratori que j'envoie. Peut-être que je devrais lui en fabriquer un avant de partir ?
À propos de Denia
Je… enfin, d'une certaine manière, je crois que je l'ai déçue. Si j'avais repéré le complot des Fractsidus plus tôt, elle n'aurait peut-être pas autant souffert. Je me suis servi de ta force pour porter ce coup. Ce n'est qu'après que j'ai réussi à la raisonner un peu. J'espère que je ne lui ai pas fait plus de mal qu'autre chose. On m'a dit qu'elle allait mieux. Si on se revoit, je lui présenterai mes excuses en personne.
À propos de Lucilla
Lucilla a beau insister sur le fait que notre partenariat n'est que contractuel, je sais que je n'aurais jamais pu devenir membre du Collectif ou obtenir cette lame sans ses petits arrangements. Malgré le poids considérable sur ses épaules, elle semble prendre les choses avec légèreté. Elle vient souvent me rendre visite, et pour rigoler, elle fait semblant de « jeter l'éponge » ; c'est sa façon d'évacuer son stress. Avant de rentrer à Ashinohara , je devrais au moins l'aider à résoudre les problèmes actuels.
Vœux d'anniversaire
Joyeux anniversaire. Naître, c'est se lancer dans l'aventure de la vie. Un point de départ qui marque tes origines et te sert d'ancre en cas de dérive. J'aurais dû te préparer quelque chose de mieux, mais cette feuille fera l'affaire. Écris-y tes souhaits, sans aucune gêne. Quels qu'ils soient, je les réaliserai.
Détendre : I
(Bruit d'effort)
Détendre : II
(Bruit d'effort)
Détendre : III
(Bruit d'effort)
Présentation personnelle
Je suis Hiyuki, la dernière miko des sakuras en flammes. Si tu veux anéantir le Réprimantum, ma lame et moi-même sommes à ton service.
Salutation
… Les fleurs sont éphémères.
Rejoindre l'équipe : I
Confie-moi tes souhaits.
Rejoindre l'équipe : II
Oui. Je t'écoute.
Rejoindre l'équipe : III
Très bien. Comme tu veux.
Ascension : I
Hmm, je le sens, à présent. La lame a été affûtée.
Ascension : II
Affûter une compétence est une quête de toute une vie. Peut-être atteindrons-nous les sommets ensemble.
Ascension : III
Avec une telle force, je vais protéger plus de souhaits.
Ascension : IV
La voie que j'emprunte s'étend jusqu'au futur. Les souhaits qui m'ont été confiés… peut-être qu'un jour, je pourrai les réaliser…
Ascension : V
Tu entends le son clair de ma lame, n'est-ce pas ? C'est le son de ma conviction à percer tes souhaits. Tous tes souhaits.
Attaque normale : I
Va-t'en.
Attaque normale : II
Dissipe-toi.
Attaque normale : III
Repose-toi à présent.
Attaque normale : IV
Il est temps d'en finir.
Attaque lourde : I
Il est trop tard pour fuir.
Attaque lourde : II
Tu aurais dû fuir.
Attaque lourde : III
Attends le bon moment.
Attaque lourde : IV
C'est tout ce que tu as dans le ventre ?
Attaque lourde: V
Déjà en ébullition ?
Attaque lourde: VI
Parasite.
Attaque lourde : VII
Suis mes mouvements si tu peux.
Attaque lourde : VIII
Aussi éphémère que la rosée. Disparais.
Attaque lourde : IX
Tu as préparé ce moment, n'est-ce pas ?
Compétence résonatrice : I
Tes jours sont comptés.
Compétence résonatrice : II
Aucune chance.
Compétence résonatrice: III
Flotte avec les flocons.
Compétence résonatrice : IV
Tourbillonne.
Compétence résonatrice : V
Tombe dans mon sillage.
Compétence résonatrice : VI
Tombe !
Forte Circuit : I
Neige fragile.
Forte Circuit : II
Fleur flétrie.
Forte Circuit : III
Lune en déclin.
Libération résonatrice : I
Qu'il neige.
Libération résonatrice : II
Une vie aussi éphémère que la première neige
Libération résonatrice : III
Plonge dans les enfers, une dernière fois.
Libération résonatrice : IV
Que les sakuras réduisent tout en cendres. Qu'ils brûlent ce moi.
Libération résonatrice : V
Erre dans les flammes, et contemple la neige.
Libération résonatrice : IV
J'offre ce réceptacle pour tous les souhaits prononcés.
Compétence d'Intro
Tu peux me faire confiance.
Contre-attaque en Esquivant I
Futile.
Contre-attaque en Esquivant II
Pas assez rapide.
Je te cogne
Hé, ça faisait un bail.
Blessé : I
Ne t'en fais pas pour moi.
Blessé : II
Prudence. Recule.
Blessé : III
Ce n'est pas le moment de chuter.
Epuisé : I
Ton destin… est de disparaître…
Epuisé : II
J'aurais dû… m'en douter…
Epuisé : III
Une fin, en somme…
Invoquer un Écho
C'est parti.
Se transformer
Donne-moi ta force.
Ennemis proches
Attention. Mets-toi derrière moi.
Planeur
Drôle d'outil.
Senseur
Je le tiens en ce moment même !
Ruer
En route.
Coffre : I
C'est pour toi.
Coffre : II
As-tu besoin de quelque chose ?
Coffre : III
Le fruit de tes efforts.