Informations
Luuk Herssen
Luuk Herssen VA
Chinois: Ma Zhengyang
Japonais: Tachibana Shinnosuke
Coréen: Min Seung Woo
Anglais: Griffyn Bellah
Rapport d'Examen Forte de Luuk Herssen
Puissance de Résonance
Transition de phase
Rapport d'Évaluation de Résonance
[Source : collectif Trek-spatial : registre de la faculté de l'académie Brandétoile ]
[Rapport évaluatif de Forte RA2462-G]
Nom : Luuk Herssen
Aperçu de son Forte : L'examen confirme que la Marque taciturne du sujet se trouve au centre de sa paume droite, identifiée par une blessure chronique qui ne guérit pas. Des signes physiques ainsi que des examens sanguins indiquent la présence d'un fluide énergétique anormal (l'ichor) qui circule à l'intérieur du sujet. Cette substance peut rapidement modifier son état sous l'effet de sa volonté. L'activation s'accompagne d'une sensation de brûlure et d'une température passagère élevée. Une utilisation à long terme a entraîné un daltonisme. Actuellement, le sujet ne perçoit que la couleur dorée. Toutes les autres teintes sont des nuances de gris.
Le sujet indique que ses symptômes sont stables et refuse tout traitement.
« L'examen et le rapport ont été réalisés par le sujet en personne pour garantir la véracité des données. »
« Lieu : Académie Brandétoile - Division Réso-médicale
Enregistreur : Luuk Herssen. »
Rapport de Diagnostic Overclock
Analyse réalisée : test de stabilité des fluctuations de la courbe de Rabelle
Résultat : Le test de la courbe de Rabelle présente une forme d'onde elliptique et longue avec une amplitude significative. On observe toutefois un rythme périodique net, et les seuils de criticité de la résonance n'ont pas été atteints. Évaluation : Le sujet fait preuve d'un contrôle stable dans des conditions de charge lourde. Et les données indiquent une autorégulation ainsi qu'une concentration mentale exceptionnelles. Aucune indication de perte de contrôle n'a été observée.
Conclusion : Stabilité du sujet excellente. Aucun risque actuel d'Overclocking . Pour le moment, aucun soutien psychologique ne semble nécessaire. Il est recommandé de planifier un test de suivi avec un contrôle continu des indices de fatigue neurale.
Le sujet a exprimé sa volonté de suivre une observation plus poussée.
« Dr Luuk… la terminologie est-elle correcte ? Ça semble très officiel… »
« C'est tout à fait acceptable. Très bon travail. »
Objets Précieux & Faveurs de Luuk Herssen
Lunettes sans ordonnance
Principalement utilisées comme couverture lors des traques des Fractsidus.
Officiellement, elles permettent de rester discret. Officieusement, il trouve juste ça amusant, presque comme un rituel.
Un jour, quelqu'un a dit en plaisantant qu'avec ces lunettes, il ressemblait à un charlatan qui escroquait les gens. En ajustant la monture, feignant la réserve, il répondait avec honnêteté que c'était tout à fait exact.
Gants médicaux
Une paire de gants médicaux d'un blanc immaculé. Cachée sous ces gants se trouve sa Marque taciturne ainsi qu'une vieille blessure qui n'a jamais vraiment cicatrisé. Il en découle un sang doré appelé ichor.
C'est pourquoi il a décidé de garder cette lueur dorée et tout ce qu'elle représente dissimulée sous ses gants immaculés.
Marque-page en papier de bonbon décoloré
Glissé entre les pages d'un livre posé sur son bureau se trouve un papier d'emballage de bonbon, les coins légèrement cornés. Un dessin d'ours sous le soleil imprimé dessus a disparu depuis longtemps. Quand il était enfant, son père lui donnait de temps en temps un bonbon en guise de récompense.
Aujourd'hui, il n'est plus. Son foyer n'est plus. Et ces bonbons non plus. Il aplatit le papier d'emballage décoloré et s'en sert de marque-page, comprimant ainsi une enfance faite de conflits et de douleur en un objet fin et robuste, à glisser discrètement entre les pages du souvenir.
Histoire de Luuk Herssen
« Frère »
La lumière emplit froidement la pièce toute la nuit. Luuk s'assit sous la lumière, tendant sa main sans protester. L'homme, qu'il appelait son « père », lui prit la paume aux traits enfantins, et l'observa tandis que le sang doré, l'ichor, suintait de la blessure, semblable à de l'or fondu.
Luuk savait que ce n'était pas lui qu'il regardait, mais à travers lui, un autre enfant. Ce vrai fils qui avait succombé à une maladie rare. Luuk n'était qu'un réceptacle pour cette obsession, un moyen de combler le vide.L'ichor coulait silencieusement, et la ferveur dans les yeux de son père se mua peu à peu en déception.
« Pourquoi n'y a-t-il aucun changement ? Tu es l'un des seuls à supporter l'ichor », murmura son père. Ces mots frappèrent les oreilles de l'enfant tel le tonnerre. « J'aurais dû être capable de guérir les maladies… Après tout ce qu'on a donné… Pourquoi rien ne se passe ? »
C'est à ce moment-là que Rhein arriva dans cette maison.
Luuk observa son père, submergé par l'excitation qui faisait trembler sa voix. Il déclara que cet enfant était comme lui, atteint d'une maladie rare, mais qu'il pouvait supporter le traitement par ichor. « C'est ton nouveau frère. »
Luuk observa son « frère » avec qui il n'avait aucun lien de sang. Le jeune garçon était plus petit que lui, la peau pâlie par la longue maladie, clairement trop jeune pour comprendre le monde et encore moins la signification du sang doré ou des attentes qu'on plaçait déjà en lui. Il se contenta de rire, comme n'importe quel enfant, quand son nouveau « père » lui tendit un bonbon.
Un enfant qui aimait les bonbons. Luuk Herssen regarda les jolies boucles du garçon et eut envie de les caresser. Il tendit la main, mais s'arrêta lorsqu'il se souvint de sa blessure à la paume qui refusait de guérir.
Comme son père l'avait anticipé, Rhein s'attacha presque immédiatement à Luuk. Avant même de savoir parler, il lui courait déjà après, en l'appelant sans cesse « frère ».
Ce que son père n'avait en revanche pas imaginé, c'est la vitesse à laquelle Rhein rejetait l'ichor. Bien plus vite que Luuk. Le traitement échoua et son corps se dégrada jusqu'à ce qu'il puisse à peine quitter son lit.
Le jour de l'anniversaire de Rhein arriva. Luuk le porta sur son dos, longeant les murs des longs couloirs pour rester dans l'ombre tandis qu'ils se faufilaient hors de la maison. Il courut sans relâche, jusqu'à ce que l'air frais et parfumé des plantes remplisse ses poumons, jusqu'à ce que le ciel étoilé éblouissant, presque extravagant, remplace les pâles lumières du plafond de la clinique.
Ils s'arrêtèrent dans un jardin abandonné, aux abords du domaine.
Le sol était jonché de pots cassés et de feuilles mortes, ce qui n'était guère agréable à voir. Mais le sol était meuble, l'air circulait librement, et pour Rhein, qui n'avait pas quitté la maison depuis bien trop longtemps, son regard s'illumina instantanément.
« Joyeux anniversaire, Rhein. »
Le souffle coupé, Luuk sortit quelque chose de son manteau : un petit paquet emballé grossièrement. Difforme, sa surface était un mélange tacheté de brun brûlé et de crème blanche. Au-dessus se trouvait le contour d'un petit ours, l'emblème de la marque de bonbons préférée de Rhein.
« Je… C'est la première fois que j'en fais. Je ne sais pas si ce sera bon. » déclara Luuk, gêné. Pour masquer son embarras, il alluma rapidement une bougie. La faible flamme vacillait au rythme du vent nocturne, se reflétant dans les grands yeux brillants de Rhein.
« Fais un vœu et souffle la bougie », dit Luuk en forçant un ton enjoué. « Comme ça, ton vœu se réalisera. »
Rhein acquiesça, joignant les mains avant de gonfler ses joues et de souffler.
Pfff. La flamme s'éteignit.
Le froid l'enveloppa à nouveau, tirant Luuk de son long rêve pour le ramener à la réalité du présent. Le crépitement du bois brûlé résonnait encore à l'intérieur. Il ouvrit les yeux, posa son regard sur le foyer désormais éteint et prit enfin conscience du froid qui l'avait envahi.
Tant d'années avaient passé.
Il expira doucement, repoussant les souvenirs implacables dans les profondeurs lointaines de ses rêves.
Luuk savait que ce n'était pas lui qu'il regardait, mais à travers lui, un autre enfant. Ce vrai fils qui avait succombé à une maladie rare. Luuk n'était qu'un réceptacle pour cette obsession, un moyen de combler le vide.L'ichor coulait silencieusement, et la ferveur dans les yeux de son père se mua peu à peu en déception.
« Pourquoi n'y a-t-il aucun changement ? Tu es l'un des seuls à supporter l'ichor », murmura son père. Ces mots frappèrent les oreilles de l'enfant tel le tonnerre. « J'aurais dû être capable de guérir les maladies… Après tout ce qu'on a donné… Pourquoi rien ne se passe ? »
C'est à ce moment-là que Rhein arriva dans cette maison.
Luuk observa son père, submergé par l'excitation qui faisait trembler sa voix. Il déclara que cet enfant était comme lui, atteint d'une maladie rare, mais qu'il pouvait supporter le traitement par ichor. « C'est ton nouveau frère. »
Luuk observa son « frère » avec qui il n'avait aucun lien de sang. Le jeune garçon était plus petit que lui, la peau pâlie par la longue maladie, clairement trop jeune pour comprendre le monde et encore moins la signification du sang doré ou des attentes qu'on plaçait déjà en lui. Il se contenta de rire, comme n'importe quel enfant, quand son nouveau « père » lui tendit un bonbon.
Un enfant qui aimait les bonbons. Luuk Herssen regarda les jolies boucles du garçon et eut envie de les caresser. Il tendit la main, mais s'arrêta lorsqu'il se souvint de sa blessure à la paume qui refusait de guérir.
Comme son père l'avait anticipé, Rhein s'attacha presque immédiatement à Luuk. Avant même de savoir parler, il lui courait déjà après, en l'appelant sans cesse « frère ».
Ce que son père n'avait en revanche pas imaginé, c'est la vitesse à laquelle Rhein rejetait l'ichor. Bien plus vite que Luuk. Le traitement échoua et son corps se dégrada jusqu'à ce qu'il puisse à peine quitter son lit.
Le jour de l'anniversaire de Rhein arriva. Luuk le porta sur son dos, longeant les murs des longs couloirs pour rester dans l'ombre tandis qu'ils se faufilaient hors de la maison. Il courut sans relâche, jusqu'à ce que l'air frais et parfumé des plantes remplisse ses poumons, jusqu'à ce que le ciel étoilé éblouissant, presque extravagant, remplace les pâles lumières du plafond de la clinique.
Ils s'arrêtèrent dans un jardin abandonné, aux abords du domaine.
Le sol était jonché de pots cassés et de feuilles mortes, ce qui n'était guère agréable à voir. Mais le sol était meuble, l'air circulait librement, et pour Rhein, qui n'avait pas quitté la maison depuis bien trop longtemps, son regard s'illumina instantanément.
« Joyeux anniversaire, Rhein. »
Le souffle coupé, Luuk sortit quelque chose de son manteau : un petit paquet emballé grossièrement. Difforme, sa surface était un mélange tacheté de brun brûlé et de crème blanche. Au-dessus se trouvait le contour d'un petit ours, l'emblème de la marque de bonbons préférée de Rhein.
« Je… C'est la première fois que j'en fais. Je ne sais pas si ce sera bon. » déclara Luuk, gêné. Pour masquer son embarras, il alluma rapidement une bougie. La faible flamme vacillait au rythme du vent nocturne, se reflétant dans les grands yeux brillants de Rhein.
« Fais un vœu et souffle la bougie », dit Luuk en forçant un ton enjoué. « Comme ça, ton vœu se réalisera. »
Rhein acquiesça, joignant les mains avant de gonfler ses joues et de souffler.
Pfff. La flamme s'éteignit.
Le froid l'enveloppa à nouveau, tirant Luuk de son long rêve pour le ramener à la réalité du présent. Le crépitement du bois brûlé résonnait encore à l'intérieur. Il ouvrit les yeux, posa son regard sur le foyer désormais éteint et prit enfin conscience du froid qui l'avait envahi.
Tant d'années avaient passé.
Il expira doucement, repoussant les souvenirs implacables dans les profondeurs lointaines de ses rêves.
Tension sous-jacente
Plusieurs années après la mort de son père, Luuk comprit que quelque chose clochait.
Malgré son titre d'héritier du Groupe de médecine régénérative Novialle, les plus expérimentés du conseil le considéraient pour ce qu'il était : une figure de proue bien trop jeune, naturellement inoffensive. Mais…
Page après page, Luuk passa au crible les irrégularités financières qui semblaient incohérentes, les procédures de laboratoire qui n'étaient pas approfondies et des moments des derniers mois de son père qui avaient été effacés. Comme les pièces d'un puzzle, petit à petit, tout s'est assemblé pour former une image fracturée et à glacer le sang appelée « la vérité ». Son regard se durcit.
En fait, c'était exactement comme de la chirurgie. Couper une surface intacte en apparence. Enfoncer un bistouri un peu plus en profondeur. Extraire la pourriture qui a atteint l'os.
Il l'avait déjà fait. Il avait l'expertise pour le faire.
Aux yeux du public, il n'était qu'un nouveau chef bien trop jeune pour le poste. Il parvint à garder son sang-froid et à diriger le groupe d'une main de fer. Les doutes initiaux n'ont pas persisté face aux résultats. Les recherches pour trouver les médicaments s'intensifièrent tandis que les laboratoires qui étaient autrefois en quête du « sang doré » disparurent les uns après les autres.
La nuit, une fois seul, Luuk retira ses gants et observa l'ichor s'écouler dans sa paume. Le sang doré se répandit sur sa peau, s'épaississant en une lame, puis, d'un simple mouvement du poignet, se dissolvant à nouveau en un fluide malléable.
Après toutes ces années, la « transformation » qui avait tant obsédé son père avait enfin eu lieu. Et elle répondait à Luuk.
« C'est fini, je ne sacrifierai plus personne pour toi », dit-il calmement, les yeux fixés sur la lueur dorée. « Je vais… me servir de toi. »
« Pour infiltrer les Fractsidus ? » La voix du terminal marqua une pause.
« Oui. » Luuk se tenait au bord du toit, le vent s'engouffrant dans son manteau. « De nombreuses pistes mènent à eux. Je les soupçonne d'être mouillés dans la mort de mon père. »
« Y as-tu bien réfléchi ? Une fois infiltré, tu ne pourras pas faire marche arrière. »
Luuk contempla les lumières éparpillées en contrebas. Combien de vies, maintenues grâce aux médicaments, vacillaient telles des bougies dans le vent, attendant toute la nuit que l'illusion se dissipe à l'arrivée de l'aube ?
« Pas faire marche arrière », répéta-t-il dans la nuit, sa voix se dissipant dans le vent. « Voilà précisément pourquoi je dois y aller. »
Malgré son titre d'héritier du Groupe de médecine régénérative Novialle, les plus expérimentés du conseil le considéraient pour ce qu'il était : une figure de proue bien trop jeune, naturellement inoffensive. Mais…
Page après page, Luuk passa au crible les irrégularités financières qui semblaient incohérentes, les procédures de laboratoire qui n'étaient pas approfondies et des moments des derniers mois de son père qui avaient été effacés. Comme les pièces d'un puzzle, petit à petit, tout s'est assemblé pour former une image fracturée et à glacer le sang appelée « la vérité ». Son regard se durcit.
En fait, c'était exactement comme de la chirurgie. Couper une surface intacte en apparence. Enfoncer un bistouri un peu plus en profondeur. Extraire la pourriture qui a atteint l'os.
Il l'avait déjà fait. Il avait l'expertise pour le faire.
Aux yeux du public, il n'était qu'un nouveau chef bien trop jeune pour le poste. Il parvint à garder son sang-froid et à diriger le groupe d'une main de fer. Les doutes initiaux n'ont pas persisté face aux résultats. Les recherches pour trouver les médicaments s'intensifièrent tandis que les laboratoires qui étaient autrefois en quête du « sang doré » disparurent les uns après les autres.
La nuit, une fois seul, Luuk retira ses gants et observa l'ichor s'écouler dans sa paume. Le sang doré se répandit sur sa peau, s'épaississant en une lame, puis, d'un simple mouvement du poignet, se dissolvant à nouveau en un fluide malléable.
Après toutes ces années, la « transformation » qui avait tant obsédé son père avait enfin eu lieu. Et elle répondait à Luuk.
« C'est fini, je ne sacrifierai plus personne pour toi », dit-il calmement, les yeux fixés sur la lueur dorée. « Je vais… me servir de toi. »
« Pour infiltrer les Fractsidus ? » La voix du terminal marqua une pause.
« Oui. » Luuk se tenait au bord du toit, le vent s'engouffrant dans son manteau. « De nombreuses pistes mènent à eux. Je les soupçonne d'être mouillés dans la mort de mon père. »
« Y as-tu bien réfléchi ? Une fois infiltré, tu ne pourras pas faire marche arrière. »
Luuk contempla les lumières éparpillées en contrebas. Combien de vies, maintenues grâce aux médicaments, vacillaient telles des bougies dans le vent, attendant toute la nuit que l'illusion se dissipe à l'arrivée de l'aube ?
« Pas faire marche arrière », répéta-t-il dans la nuit, sa voix se dissipant dans le vent. « Voilà précisément pourquoi je dois y aller. »
Tristesse
Dans cet avant-poste des Fractsidus, l'air était toujours imprégné d'une forte odeur de poussière, de moisissures et de métal.
Luuk Herssen longea le couloir faiblement éclairé, portant des lunettes à la monture fine argentée et une vieille mallette médicale. Le pas léger et délibéré, il incarnait son rôle à la perfection : un jeune médecin discret et introverti, suffisamment compétent pour servir et suffisamment timide pour être ignoré.
La porte se referma derrière lui. Une forte odeur âcre de sang mêlée à celle de désinfectant l'accueillit.
Plusieurs membres blessés des Fractsidus étaient assis ou allongés un peu partout. En s'approchant, l'un d'eux claqua la langue d'impatience. « C'est pas trop tôt ! »
Il se voûta, baissa le regard et accéléra le pas, comme s'il essayait de se réfugier dans sa blouse.
D'un clic, la mallette médicale s'ouvrit. Il en sortit avec précaution des pinces et du coton antiseptique avant de nettoyer une plaie sur un bras. Dans le coin, quelques blessés moins touchés chuchotaient entre eux.
« Et Arachnos ne va pas tarder à rétorquer », ajouta un autre. « Ces temps-ci, leurs hommes sont très actifs un peu partout… »
« Chut ! » Quelqu'un les interrompit brusquement, jetant un regard méfiant dans la direction de Luuk qui était occupé.
Celui qui avait parlé marqua une pause avant de se moquer. « Qu'est-ce qui t'inquiète ? Lui ? » Il haussa le ton volontairement. « L'autre fois, quand il m'a soigné l'épaule, il était tellement stressé qu'il n'arrêtait pas de prendre de grandes inspirations. Regarde-le. Il est tout timide. Il ne fera jamais rien de bon. »
Luuk ajusta ses lunettes qui glissaient sur son nez. Il garda le regard bas, concentré sur le bandage qu'il faisait, comme si ces paroles ne l'avaient pas atteint.
« Mieux vaut prévenir que guérir, quand même », murmura un autre. « La sécurité a été renforcée partout. Apparemment, il y aurait une taupe… »
Des murmures indistincts s'estompèrent. Luuk conserva la même posture, mais ses mains avaient réalisé un travail impeccable. Nettoyer, traiter et bander. Il n'avait laissé transparaître une légère nervosité qu'occasionnellement : quand des pinces s'entrechoquaient, ou qu'un bouchon de flacon lui avait glissé des mains une fois ou deux.
Une fois le dernier bandage terminé, les blessés se levèrent avant de quitter la pièce. Celui qui avait parlé un peu plus tôt donna une tape amicale sur l'épaule de Luuk. « Merci, toubib. »
« Je n'ai fait que mon travail », répondit-il doucement avec un mouvement de tête.
Les bruits de pas s'éloignèrent. La porte se referma. À nouveau, la salle de soin redevint silencieuse, l'odeur de désinfectant flottant légèrement dans l'air.
Luuk Herssen se redressa lentement. La timidité s'était estompée. Alors qu'il traversait la pièce pour rejoindre les fournitures médicales empilées, il retira ses lunettes pour les essuyer. Libérés de leur déguisement, ses yeux, rouges comme le sang, furent attirés par le dessus d'un meuble.
Il extirpa de la montagne désordonnée un appareil d'écoute, à peine plus gros qu'un bouton.
Le filet se resserrait.
Une fois la transmission confirmée, Luuk s'avança vers la fenêtre, et en entrouvrit les lourds rideaux. Là dehors s'étendait le terrible camp des Fractsidus, baigné dans les dernières lueurs du crépuscule que déjà la nuit avalait. Il replaça ses lunettes sur son nez. Une par une, des lumières distantes s'embrasèrent, se reflétant sur ses lentilles comme les yeux de bêtes dans l'obscurité.
Il se tint à la frontière entre lumière et ténèbres, yeux plissés derrière le verre.
La pièce ne faisait que commencer.
Luuk Herssen longea le couloir faiblement éclairé, portant des lunettes à la monture fine argentée et une vieille mallette médicale. Le pas léger et délibéré, il incarnait son rôle à la perfection : un jeune médecin discret et introverti, suffisamment compétent pour servir et suffisamment timide pour être ignoré.
La porte se referma derrière lui. Une forte odeur âcre de sang mêlée à celle de désinfectant l'accueillit.
Plusieurs membres blessés des Fractsidus étaient assis ou allongés un peu partout. En s'approchant, l'un d'eux claqua la langue d'impatience. « C'est pas trop tôt ! »
Il se voûta, baissa le regard et accéléra le pas, comme s'il essayait de se réfugier dans sa blouse.
D'un clic, la mallette médicale s'ouvrit. Il en sortit avec précaution des pinces et du coton antiseptique avant de nettoyer une plaie sur un bras. Dans le coin, quelques blessés moins touchés chuchotaient entre eux.
« Et Arachnos ne va pas tarder à rétorquer », ajouta un autre. « Ces temps-ci, leurs hommes sont très actifs un peu partout… »
« Chut ! » Quelqu'un les interrompit brusquement, jetant un regard méfiant dans la direction de Luuk qui était occupé.
Celui qui avait parlé marqua une pause avant de se moquer. « Qu'est-ce qui t'inquiète ? Lui ? » Il haussa le ton volontairement. « L'autre fois, quand il m'a soigné l'épaule, il était tellement stressé qu'il n'arrêtait pas de prendre de grandes inspirations. Regarde-le. Il est tout timide. Il ne fera jamais rien de bon. »
Luuk ajusta ses lunettes qui glissaient sur son nez. Il garda le regard bas, concentré sur le bandage qu'il faisait, comme si ces paroles ne l'avaient pas atteint.
« Mieux vaut prévenir que guérir, quand même », murmura un autre. « La sécurité a été renforcée partout. Apparemment, il y aurait une taupe… »
Des murmures indistincts s'estompèrent. Luuk conserva la même posture, mais ses mains avaient réalisé un travail impeccable. Nettoyer, traiter et bander. Il n'avait laissé transparaître une légère nervosité qu'occasionnellement : quand des pinces s'entrechoquaient, ou qu'un bouchon de flacon lui avait glissé des mains une fois ou deux.
Une fois le dernier bandage terminé, les blessés se levèrent avant de quitter la pièce. Celui qui avait parlé un peu plus tôt donna une tape amicale sur l'épaule de Luuk. « Merci, toubib. »
« Je n'ai fait que mon travail », répondit-il doucement avec un mouvement de tête.
Les bruits de pas s'éloignèrent. La porte se referma. À nouveau, la salle de soin redevint silencieuse, l'odeur de désinfectant flottant légèrement dans l'air.
Luuk Herssen se redressa lentement. La timidité s'était estompée. Alors qu'il traversait la pièce pour rejoindre les fournitures médicales empilées, il retira ses lunettes pour les essuyer. Libérés de leur déguisement, ses yeux, rouges comme le sang, furent attirés par le dessus d'un meuble.
Il extirpa de la montagne désordonnée un appareil d'écoute, à peine plus gros qu'un bouton.
Le filet se resserrait.
Une fois la transmission confirmée, Luuk s'avança vers la fenêtre, et en entrouvrit les lourds rideaux. Là dehors s'étendait le terrible camp des Fractsidus, baigné dans les dernières lueurs du crépuscule que déjà la nuit avalait. Il replaça ses lunettes sur son nez. Une par une, des lumières distantes s'embrasèrent, se reflétant sur ses lentilles comme les yeux de bêtes dans l'obscurité.
Il se tint à la frontière entre lumière et ténèbres, yeux plissés derrière le verre.
La pièce ne faisait que commencer.
Tempête
L'hiver touchait à son terme, mais le froid refusait de s'en aller. Peu après s'être extirpé de la montagne de dossiers d'entreprise et d'enquêtes secrètes, Luuk poussa les portes de l'unité des soins intensifs. La silhouette émaciée allongée sur le lit était méconnaissable.
Rhein s'était allongé contre l'oreiller. Ses boucles, jadis douces et soyeuses, étaient plaquées contre son front, jaunies. Son regard fut brièvement attiré par le bruit d'un mouvement, mais aucune voix n'émana de sa gorge.
Luuk se rappela soudain des paroles de son père : Estime-toi heureux. L'ichor t'a choisi.
Même incapable de distinguer les couleurs, même victime de crises de douleur aiguës, Luuk restait la seule personne à avoir véritablement été guérie par l'ichor. Hormis lui, tous ceux qui avaient reçu le traitement avaient subi le même sort que Rhein.
Luuk rapprocha la chaise du lit. Le rythme imperturbable des machines emplissait la pièce. Il chercha les mots pour briser le silence.
« Pendant un certain temps, j’ai étudié la psychologie », a-t-il déclaré. « Je pensais… que ça m’aiderait à mieux comprendre les choses. À aider les autres. » Après un court silence, il ajouta : « Je suis aussi devenu un bien meilleur cuisinier. Je ne brûle plus mes gâteaux. Y a-t-il quelque chose en particulier que tu voudrais manger ? Je pourrais te le préparer. »
Encore un silence. Luuk redoubla d'efforts et changea de sujet.
« J'ai rencontré quelqu'un, récemment. {Male=Un ami;Female=Une amie}. {Male=Intelligent;Female=Intelligente}, fiable. Quelqu'un qui a remis en question mes vieilles idées tenaces. Je pense que je devrais peut-être essayer de changer… »
« Tu crois vraiment que c'est nécessaire ? » La voix de Rhein, rauque et cassée, l'avait transpercé comme un pic à glace planté à deux mains. « N'as-tu pas toujours été… exceptionnel ? Contrairement à nous autres, pauvres hères ordinaires. »
Il en eut le souffle coupé. Le calme qu'il s'était efforcé de conserver vola en éclats. Il regarda Rhein dans les yeux. Des yeux jadis enjoués et vivaces, désormais ternes, presque vides. Et sous cette surface morte grondait une force évidente dans sa nature : la haine.
…
« Il ne veut plus me parler », répondit calmement Luuk.
La réponse issue du terminal était ferme, impersonnelle. « Ce n'est pas toi qu'il déteste. C'est tout ce que représente le nom d'Herssen. Tu es simplement la seule cible vers laquelle il peut rediriger cette haine sans crainte. »
Luuk resta silencieux quelques instants. « Merci… »
« Tu as trouvé quelque chose ? »
« Le mystère est sur le point de s'éclaircir », répondit Luuk en regardant par la fenêtre. Des nuages noirs s'assemblèrent et s'épaissirent, laissant présager d'une forte pluie. « Ce soir… Je verrai la vérité de mes propres yeux. »
Par cette nuit orageuse, la pluie tombait comme si elle essayait d'écraser le monde tout entier de sa masse. Luuk pénétra, seul, dans un cimetière désert. Des éclairs blancs crevaient le ciel, illuminant la pierre tombale située sous ses yeux. Celle de son père.
C'est alors qu'il la vit.
Drapée de pluie, une silhouette solitaire tenait un parapluie et attendait devant la sépulture, comme si elle savait que Luuk viendrait. Les gouttes d'eau éclataient contre le parapluie, et s'écoulaient du bord des baleines comme des chutes d'eau. Mais derrière ce tourbillon de noir et de gris, Luuk aperçut clairement les yeux qui l'observaient.
Des yeux d'or… comme de l'ichor fondu. Comme le premier rayon de soleil sur les terres givrées.
La seule couleur vive dans son monde cendré.
« Si vous avez vraiment découvert quelque chose, avait-{Male=it;Female=elle} dit en s'avançant dans sa direction, alors il vous faudra un témoin. »
Rhein s'était allongé contre l'oreiller. Ses boucles, jadis douces et soyeuses, étaient plaquées contre son front, jaunies. Son regard fut brièvement attiré par le bruit d'un mouvement, mais aucune voix n'émana de sa gorge.
Luuk se rappela soudain des paroles de son père : Estime-toi heureux. L'ichor t'a choisi.
Même incapable de distinguer les couleurs, même victime de crises de douleur aiguës, Luuk restait la seule personne à avoir véritablement été guérie par l'ichor. Hormis lui, tous ceux qui avaient reçu le traitement avaient subi le même sort que Rhein.
Luuk rapprocha la chaise du lit. Le rythme imperturbable des machines emplissait la pièce. Il chercha les mots pour briser le silence.
« Pendant un certain temps, j’ai étudié la psychologie », a-t-il déclaré. « Je pensais… que ça m’aiderait à mieux comprendre les choses. À aider les autres. » Après un court silence, il ajouta : « Je suis aussi devenu un bien meilleur cuisinier. Je ne brûle plus mes gâteaux. Y a-t-il quelque chose en particulier que tu voudrais manger ? Je pourrais te le préparer. »
Encore un silence. Luuk redoubla d'efforts et changea de sujet.
« J'ai rencontré quelqu'un, récemment. {Male=Un ami;Female=Une amie}. {Male=Intelligent;Female=Intelligente}, fiable. Quelqu'un qui a remis en question mes vieilles idées tenaces. Je pense que je devrais peut-être essayer de changer… »
« Tu crois vraiment que c'est nécessaire ? » La voix de Rhein, rauque et cassée, l'avait transpercé comme un pic à glace planté à deux mains. « N'as-tu pas toujours été… exceptionnel ? Contrairement à nous autres, pauvres hères ordinaires. »
Il en eut le souffle coupé. Le calme qu'il s'était efforcé de conserver vola en éclats. Il regarda Rhein dans les yeux. Des yeux jadis enjoués et vivaces, désormais ternes, presque vides. Et sous cette surface morte grondait une force évidente dans sa nature : la haine.
…
« Il ne veut plus me parler », répondit calmement Luuk.
La réponse issue du terminal était ferme, impersonnelle. « Ce n'est pas toi qu'il déteste. C'est tout ce que représente le nom d'Herssen. Tu es simplement la seule cible vers laquelle il peut rediriger cette haine sans crainte. »
Luuk resta silencieux quelques instants. « Merci… »
« Tu as trouvé quelque chose ? »
« Le mystère est sur le point de s'éclaircir », répondit Luuk en regardant par la fenêtre. Des nuages noirs s'assemblèrent et s'épaissirent, laissant présager d'une forte pluie. « Ce soir… Je verrai la vérité de mes propres yeux. »
Par cette nuit orageuse, la pluie tombait comme si elle essayait d'écraser le monde tout entier de sa masse. Luuk pénétra, seul, dans un cimetière désert. Des éclairs blancs crevaient le ciel, illuminant la pierre tombale située sous ses yeux. Celle de son père.
C'est alors qu'il la vit.
Drapée de pluie, une silhouette solitaire tenait un parapluie et attendait devant la sépulture, comme si elle savait que Luuk viendrait. Les gouttes d'eau éclataient contre le parapluie, et s'écoulaient du bord des baleines comme des chutes d'eau. Mais derrière ce tourbillon de noir et de gris, Luuk aperçut clairement les yeux qui l'observaient.
Des yeux d'or… comme de l'ichor fondu. Comme le premier rayon de soleil sur les terres givrées.
La seule couleur vive dans son monde cendré.
« Si vous avez vraiment découvert quelque chose, avait-{Male=it;Female=elle} dit en s'avançant dans sa direction, alors il vous faudra un témoin. »
Après la fonte des neiges
À travers la fenêtre, la lumière de l'après-midi projetait des bandes de lumière et d'ombre contre le sol de la pièce. Des étudiants tout juste sortis de l'entraînement s'étaient groupés autour du divan d'examen, tandis que Luuk Herssen enveloppait la cheville d'une victime particulièrement malchanceuse.
« Dr Luuk, c'est incroyable ! » lâcha l'étudiant blessé malgré ses dents serrées. « Est-ce que vous pouvez m'apprendre à le faire, s'il vous plaît ? »
Luuk acheva la démonstration avec un nœud parfait, et tapota doucement l'épaule de l'élève. « Pas de problème. On ajoutera la leçon à ta facture médicale. » Devant l'expression abasourdie du garçon, un sourire se dessina sur les lèvres de Luuk. « Je plaisante. Mais la prochaine fois, n'oublie pas de t'échauffer. Je pense que tu courras moins vite en fauteuil roulant. »
Les rires retentirent dans la pièce.
« Dr Herssen, on va au marché royan, tout à l'heure ! Vous nous accompagnez ? »
Luuk jeta un œil à l'horloge et secoua la tête avec un regret sincère. « Pas aujourd'hui. D'autres rendez-vous m'attendent. » Penché, il baissa la voix. « En plus, j'ai entendu dire que les gâteaux de la cafétéria étaient à moitié prix, aujourd'hui. Si vous rentrez trop tard, il ne vous restera rien. »
Les étudiants, abasourdis, se frappèrent le front et quittèrent la pièce dans une précipitation cacophonique. La porte de l'infirmerie se referma derrière eux, mettant un terme au tintamarre. Ce silence soudain ne fit qu'accentuer l'odeur de désinfectant qui embaumait l'air. Luuk se tourna vers la fenêtre, en tentant de se remémorer quand il avait vu une météo si belle pour la dernière fois.
La dernière fois qu'il avait vu Rhein, à vrai dire.
Enfin, encore fallait-il pouvoir affirmer avec certitude que la « créature » aux veines d'or était encore Rhein. Pour le groupe, ce plan de traitement avait représenté une vie entière d'efforts, et il n'avait pas guéri un seul patient atteint de maladies rares, à l'exception de Luuk Herssen. Dans ses derniers instants, Rhein n'avait même pas succombé à la maladie. L'ichor, que tous considéraient jadis comme son unique salut, s'était retourné contre lui. En proie au délire, il avait blessé plusieurs personnes avant de fuir l'unité. La perte totale de contrôle était inévitable. Luuk sentit l'ichor brûler dans sa paume, prêt à se faire lame, mais…
N'avait-il vraiment aucune autre alternative ?
Luuk plongea son regard dans celui qui, jadis, s'était illuminé à la vue d'un simple bonbon. Aucune conscience ne brillait en eux. L'ichor brûlait, le pressait, mais lui hésitait, et cherchait un moyen d'arrêter Rhein sans devoir le tuer.
La tempête de neige et les cris se confondirent, troublant aussi bien son ouïe que sa vue.
Il y avait un moyen. Il serra le poing.
« Parce que je suis exactement comme lui. » « Parce que… le même sang coule dans nos veines. »
Au dernier moment, Luuk inversa l'état de l'ichor dans sa paume, l'ancrant en lui-même, et il épingla Rhein sous le sol givré. L'or qui se solidifiait les liait tous les deux. Le givre se propagea depuis ses pieds, tandis qu'une douleur ardente lui lança la paume. Les deux forces s'entremêlèrent en son sein dans un équilibre aussi silencieux que violent.
Alors qu'il perdait conscience, il entendit quelqu'un se précipiter à ses côtés et lui demander s'il voyait encore quelque chose. Luuk acquiesça. Dans ce monde blanchi, il vit le soleil se lever sur les terres givrées et, à portée de main, des yeux plus brillants encore que le soleil.
{Male=Il;Female=Elle} lui dit : « Et si nous nous faisions une promesse ? Peu importe le nombre d'hivers que cela nous prendra, nous nous reverrons. Vous ouvrirez les yeux et je serai devant vous, comme aujourd'hui. »
Ce devait forcément être…
Clic.
La porte de l'infirmerie s'était ouverte. Luuk se tourna dans sa direction. Un rayon de soleil avait inondé les lieux, enveloppant la silhouette à l'entrée. Des couleurs chaudes se répandirent dans cet espace terne, et le monde en teintes de gris fut brisé par une pluie d'or.
Le soleil… devait s'être levé à nouveau.
Luuk sourit et s'avança vers la lumière. De l'autre côté de la fenêtre, une nouvelle feuille, portée par une douce brise printanière, vint se poser sur le rebord.
Cet interminable hiver s'était enfin terminé.
« Dr Luuk, c'est incroyable ! » lâcha l'étudiant blessé malgré ses dents serrées. « Est-ce que vous pouvez m'apprendre à le faire, s'il vous plaît ? »
Luuk acheva la démonstration avec un nœud parfait, et tapota doucement l'épaule de l'élève. « Pas de problème. On ajoutera la leçon à ta facture médicale. » Devant l'expression abasourdie du garçon, un sourire se dessina sur les lèvres de Luuk. « Je plaisante. Mais la prochaine fois, n'oublie pas de t'échauffer. Je pense que tu courras moins vite en fauteuil roulant. »
Les rires retentirent dans la pièce.
« Dr Herssen, on va au marché royan, tout à l'heure ! Vous nous accompagnez ? »
Luuk jeta un œil à l'horloge et secoua la tête avec un regret sincère. « Pas aujourd'hui. D'autres rendez-vous m'attendent. » Penché, il baissa la voix. « En plus, j'ai entendu dire que les gâteaux de la cafétéria étaient à moitié prix, aujourd'hui. Si vous rentrez trop tard, il ne vous restera rien. »
Les étudiants, abasourdis, se frappèrent le front et quittèrent la pièce dans une précipitation cacophonique. La porte de l'infirmerie se referma derrière eux, mettant un terme au tintamarre. Ce silence soudain ne fit qu'accentuer l'odeur de désinfectant qui embaumait l'air. Luuk se tourna vers la fenêtre, en tentant de se remémorer quand il avait vu une météo si belle pour la dernière fois.
La dernière fois qu'il avait vu Rhein, à vrai dire.
Enfin, encore fallait-il pouvoir affirmer avec certitude que la « créature » aux veines d'or était encore Rhein. Pour le groupe, ce plan de traitement avait représenté une vie entière d'efforts, et il n'avait pas guéri un seul patient atteint de maladies rares, à l'exception de Luuk Herssen. Dans ses derniers instants, Rhein n'avait même pas succombé à la maladie. L'ichor, que tous considéraient jadis comme son unique salut, s'était retourné contre lui. En proie au délire, il avait blessé plusieurs personnes avant de fuir l'unité. La perte totale de contrôle était inévitable. Luuk sentit l'ichor brûler dans sa paume, prêt à se faire lame, mais…
N'avait-il vraiment aucune autre alternative ?
Luuk plongea son regard dans celui qui, jadis, s'était illuminé à la vue d'un simple bonbon. Aucune conscience ne brillait en eux. L'ichor brûlait, le pressait, mais lui hésitait, et cherchait un moyen d'arrêter Rhein sans devoir le tuer.
La tempête de neige et les cris se confondirent, troublant aussi bien son ouïe que sa vue.
Il y avait un moyen. Il serra le poing.
« Parce que je suis exactement comme lui. » « Parce que… le même sang coule dans nos veines. »
Au dernier moment, Luuk inversa l'état de l'ichor dans sa paume, l'ancrant en lui-même, et il épingla Rhein sous le sol givré. L'or qui se solidifiait les liait tous les deux. Le givre se propagea depuis ses pieds, tandis qu'une douleur ardente lui lança la paume. Les deux forces s'entremêlèrent en son sein dans un équilibre aussi silencieux que violent.
Alors qu'il perdait conscience, il entendit quelqu'un se précipiter à ses côtés et lui demander s'il voyait encore quelque chose. Luuk acquiesça. Dans ce monde blanchi, il vit le soleil se lever sur les terres givrées et, à portée de main, des yeux plus brillants encore que le soleil.
{Male=Il;Female=Elle} lui dit : « Et si nous nous faisions une promesse ? Peu importe le nombre d'hivers que cela nous prendra, nous nous reverrons. Vous ouvrirez les yeux et je serai devant vous, comme aujourd'hui. »
Ce devait forcément être…
Clic.
La porte de l'infirmerie s'était ouverte. Luuk se tourna dans sa direction. Un rayon de soleil avait inondé les lieux, enveloppant la silhouette à l'entrée. Des couleurs chaudes se répandirent dans cet espace terne, et le monde en teintes de gris fut brisé par une pluie d'or.
Le soleil… devait s'être levé à nouveau.
Luuk sourit et s'avança vers la lumière. De l'autre côté de la fenêtre, une nouvelle feuille, portée par une douce brise printanière, vint se poser sur le rebord.
Cet interminable hiver s'était enfin terminé.
Lignes de Voix de Luuk Herssen
Pensées : I
C'est drôle. Lorsque les effets de l'ichor ont emporté ma vision des couleurs, le monde est devenu un film en noir et blanc du jour au lendemain. Je ne pouvais plus voir que les nuances d'or envoûtantes qui illuminaient le monde autour de moi : les lueurs matinales dansant sur le rebord des fenêtres, les sourires des étudiants auxquels je retirais les bandages, et l'énergie qu'ils déversaient dans la pièce en ouvrant la porte de mon bureau… Regarde, même ce bouquet, qu'ils m'ont apporté ce matin, est empreint de cette même lueur dorée. Peut-être que lorsque j'en trouverai le temps, j'irai ramasser de nouveaux spécimens moi-même.
Pensées : II
Je suis né dans une famille de médecins. Petit, je jouais avec des stéthoscopes, et mes histoires étaient des textes médicaux… Les avis étaient unanimes : j'étais fait pour la médecine. Pendant des années, j'ai avancé avec la précision d'une horloge : chaque pas était scrupuleux, parfait, et jamais ne déviait de la voie prédéfinie. Mais une fois que j'ai maîtrisé le maniement du scalpel, c'est la confusion qui a opéré sa première incision. Chaque fois que je me tenais sous la lampe d'opération, je sentais des fils invisibles me tirer de part et d'autre. La raison m'ordonnait d'inciser, mais mon cœur refusait d'agir. Pouvais-je réellement sauver tout le monde ? Pouvais-je vraiment éliminer la maladie et l'inévitable déclin depuis une simple salle ?
Pensées : III
Plus tard, je me suis tourné vers la psychologie. J'ai commencé à écouter les rêves, les hésitations et les peurs d'autrui. J'ai vu des émotions réprimées gronder sous une surface paisible, et ce procédé était une autre forme de « chirurgie » : l'incision ne se faisait pas dans la chair, mais dans leur façade silencieuse. À son travers, j'ai vu de nombreuses âmes escalader le gouffre insondable du désespoir où elles étaient tombées… et à travers leurs histoires, j'ai senti les morceaux de moi-même se rassembler.
Pensées : IV
Te souviens-tu de cette nuit pluvieuse ? Le vent soufflait si fort qu'il aurait pu nous arracher la peau. Je pensais que le monde ne m'avait laissé pour seule compagnie qu'une tombe vide… jusqu'à ce que je te vois, toi, au bord de la tempête, une main tendue. Tu avais vu au travers des stratagèmes de l' « Architecte » bien plus tôt que moi. Même la mort n'était qu'un rebondissement parmi tant d'autres dans sa pièce sordide. La pluie effaçait noms comme épitaphes, à l'instar du soleil sur la neige, et elle balayait la prétendue « vérité », dissolue dans l'obscurité. Ce n'était pas… l'issue que je désirais.Je graverai la vérité, et je révélerai chaque mensonge… à la lumière ardente du jour.
Pensées : V
J'ai vu le soleil grâce à notre pacte. À présent, c'est à mon tour de montrer la voie. J'ignore si c'est le désespoir ou l'espoir qui nous attend, mais, comme lorsque nous avons affronté le blizzard de concert, nous marcherons côte à côte.
Activité préférée de Luuk Herssen
Hmm… est-ce que passer du temps avec autrui compte comme un hobby ? J'aime rencontrer du beau monde, écouter les récits de leurs vies. Tu serais {Male=surpris;Female=surprise} d'entendre toutes les histoires merveilleuses et amusantes que j'ai entendues. C'est bien plus intéressant que de m'enterrer sous une montagne de dossiers de recherches.
Bien sûr, quand je suis seul, j'aime siroter une tasse de thé, m'installer près d'une fenêtre, et regarder la neige tomber… ou bien ranger mes scalpels et mes remèdes comme je l'entends. Étrangement, cela m'apaise, même s'il m'arrive de voir de vieux souvenirs ressurgir. Ha, je plaisante, évidemment. J'ai depuis longtemps laissé le passé derrière moi. Quoi qu'il ait pu m'arriver à l'époque, j'aborde chaque nouvelle journée avec enthousiasme.
Bien sûr, quand je suis seul, j'aime siroter une tasse de thé, m'installer près d'une fenêtre, et regarder la neige tomber… ou bien ranger mes scalpels et mes remèdes comme je l'entends. Étrangement, cela m'apaise, même s'il m'arrive de voir de vieux souvenirs ressurgir. Ha, je plaisante, évidemment. J'ai depuis longtemps laissé le passé derrière moi. Quoi qu'il ait pu m'arriver à l'époque, j'aborde chaque nouvelle journée avec enthousiasme.
Les Soucis de Luuk Herssen
Honnêtement, j'ai très peu de raisons de m'inquiéter en ce moment. Je sais, cela peut paraître difficile à croire. J'ai appris à profiter de mes conversations avec autrui, plutôt que de ruminer dans mon coin. Qu'on parle de la météo, du petit-déjeuner ou d'une fleur aperçue au bord de la route… nos anxiétés et nos trivialités sont la preuve que nous sommes en vie. Ainsi, si quelque chose te pèse, n'hésite pas à m'en faire part.
Plat préféré
Tu connais déjà la réponse, pas vrai ? Les bonbons, évidemment. Tu en veux un ?
Ces derniers temps, j'essaye de nouvelles variétés. Mes étudiants sont une source constante d'inspiration. L'autre jour, l'un m'a demandé avec tout le sérieux du monde si j'étais capable de lui concocter un bonbon capable d'éliminer le stress des examens en une nuit. Hé hé. Devrais-je lui dire qu'un entretien dans mon bureau sera plus efficace qu'un simple bonbon ?
Ces derniers temps, j'essaye de nouvelles variétés. Mes étudiants sont une source constante d'inspiration. L'autre jour, l'un m'a demandé avec tout le sérieux du monde si j'étais capable de lui concocter un bonbon capable d'éliminer le stress des examens en une nuit. Hé hé. Devrais-je lui dire qu'un entretien dans mon bureau sera plus efficace qu'un simple bonbon ?
Plat inacceptable
Je ne supporte pas les légumes et les fruits de mer aux odeurs fortes. Ces saveurs me rappellent les saisons pluvieuses… et leurs odeurs d'humidité, de moisissure et de pourriture. Je n'ai jamais aimé ces pluies interminables… Cependant, je ne juge pas les goûts des autres. Si un plat plaît à quelqu'un, c'est qu'il a forcément un charme particulier, vous ne trouvez pas ?
Idéaux
Mon rêve d'enfance est de devenir la complicité avec un être. Ensemble, nous renverrons ces ordures … au plus profond de l'enfer.
Discussion : I
Ces appareils inhibiteurs placés sur mon cou et mes bras… servent à contrôler l'ichor, ou bien ce qu'ils appellent le « sérum doré ». Rien de mystérieux là-dedans. Tu as déjà dû entendre cette histoire, non ? Ce ne sont que des « cicatrices de chirurgie ». L'ichor peut changer de forme à ma guise. Si j'en ai besoin, il apparaîtra dans ma main sous une forme idéale. Grâce à ces dispositifs, l'ichor reste bien sage en mon sein. Je ne… représente plus une menace, et je le contrôle totalement.
Discussion : II
La veille de mon arrivée à Lahai-Roi , j'ai raconté tout mon passif avec Novialle à mon assistant. Étrangement, je me suis senti rassuré en voyant son expression choquée et confuse. Tu avais raison. J'avais besoin de prendre du recul et de prendre un nouveau départ dans un nouvel endroit.
À propos de Lucilla
La présidente de l'académie et… une adulte pleine de ressources. Lucilla sait ce qu'elle veut, et ce que les autres attendent d'elle. Contrairement à ces académiciens pédants , elle comprend quand elle doit être ferme et quand faire des compromis pour le bien de Brandétoile . Elle est comme le courant qui passe sous le glacier de l'académie : calme et tranquille, mais elle maintient toujours les choses à flot.
À propos d'Aemeath
Cette enfant à laquelle tu tiens tant… Je te reconnais en elle. Déterminée à combattre le destin lui-même. Dans les rares moments où son optimisme vacille, je comprends que son sourire radieux n'est qu'un masque : l'image qu'elle veut projeter. Je respecterai son secret.
À propos de Sigrika
Sigrika… Elle est bien trop jeune pour porter un tel fardeau. Heureusement, il y a toujours des bonbons pour adoucir l'amertume. Elle n'hésite jamais à goûter mes nouvelles créations. Son courage m'impressionne. Peut-être que sa curiosité… est l'une des rares preuves de son âme d'enfant.
À propos de Rhein
Nous ne sommes pas liés par le sang. Deux « frères » déplacés comme des pions sur l'échiquier du sérum doré. Nous partageons néanmoins des similitudes : lorsque notre regard est fixé sur un objectif, nous ne nous écartons jamais du chemin. Cette avidité nous pousse vers la vérité, aussi brûlante soit-elle. S'il ouvre un jour les yeux… je pense qu'il sera un peintre exceptionnel. Il a toujours eu un don. Sa vie ne peut pas s'achever de la sorte. Il doit y avoir une solution.
À propos des Fractsidus et « lui »
Étrange, n'est-ce pas ? Cette personne a joué avec d'innombrables vies comme avec des marionnettes, mais je ne sais rien de son nom ou de son genre réel et je doute qu'elle ait pris la peine de se souvenir du mien, mais cela ne me dérange pas. Un jour, nous déracinerons tous les Fractsidus et les les jetterons dans l'abîme qu'ils ont eux-mêmes creusé.
Vœux d'anniversaire
Bonjour, {PlayerName}. Joyeux anniversaire.
Les terres givrées ne sont que rarement sujettes aux changements de saison. Elles n'ont qu'un hiver éternel qui s'étend à perte de vue. Pourtant, la neige qui efface le passé est aussi propice à de nouveaux commencements. Laisse-moi saisir cette occasion pour te transmettre mes meilleurs vœux.
Merci d'avoir choisi de partager cette journée avec moi.
Continue d'avancer vers l'aurore. Le monde qui nous attend est vaste, et chacune de tes traces de pas dans la neige sera touchée par la lumière. Ne t'arrête jamais, car je ne serai jamais loin derrière, à observer chaque endroit que tu auras illuminé. Et lorsque tu te retourneras, je serai toujours là, les bras grand ouverts.
Nous émergerons des ténèbres ensemble, comme nous l'avons toujours fait.
À partir de ce jour, je demeurerai ton compagnon, sans jamais rien attendre en retour.
Les terres givrées ne sont que rarement sujettes aux changements de saison. Elles n'ont qu'un hiver éternel qui s'étend à perte de vue. Pourtant, la neige qui efface le passé est aussi propice à de nouveaux commencements. Laisse-moi saisir cette occasion pour te transmettre mes meilleurs vœux.
Merci d'avoir choisi de partager cette journée avec moi.
Continue d'avancer vers l'aurore. Le monde qui nous attend est vaste, et chacune de tes traces de pas dans la neige sera touchée par la lumière. Ne t'arrête jamais, car je ne serai jamais loin derrière, à observer chaque endroit que tu auras illuminé. Et lorsque tu te retourneras, je serai toujours là, les bras grand ouverts.
Nous émergerons des ténèbres ensemble, comme nous l'avons toujours fait.
À partir de ce jour, je demeurerai ton compagnon, sans jamais rien attendre en retour.
Détendre : I
(Bruit d'effort)
Détendre : II
Oh ?
Détendre : III
Hé, tout doux. Tu en veux un, toi aussi ?
Présentation personnelle
Dr Luuk Herssen, de la Division Réso-médicale. Il est rare que nous nous rencontrions en dehors de mon bureau. Oh, tu peux simplement m'appeler Luuk.
Salutation
J'ai déjà fait mes adieux à la partie de moi-même enfouie sous les terres givrées.Quand la neige fondra… nous nous retrouverons parmi les fleurs printanières.
Rejoindre l'équipe : I
Laisse-moi faire.
Rejoindre l'équipe : II
Besoin d'un médecin ? Par chance, j'ai du temps libre.
Rejoindre l'équipe : III
Puisse cet or devenir ton épée la plus fidèle.
Ascension : I
Mon corps répond… avec une fréquence si subtile qu'elle en est presque inaudible. Comme le bref silence qui suit l'affûtage parfait d'une lame. Hm, ergonomique. Précise, comme une prolongation de mon bras.
Ascension : II
La force ne sert pas qu'au combat. Elle touche aussi ceux qui, pris au piège entre la ruine et la reconstruction, choisissent encore de tendre la main.
Ascension : III
L'ichor… il s'agite. Il brûle un peu, mais rien d'insoutenable. Je vais bien. La douleur est la langue des médecins. Elle me rappelle pourquoi j'ai choisi cette voie, et où elle me mènera.
Ascension : IV
Je n'échouerai pas. Je suis l'os qui endure le blizzard, la lampe incandescente au-dessus de la table d'opération. Je brûle, mais mon scalpel ne flanche jamais.
Ascension : V
Notre amitié est liée par un serment. Ensemble, nous renverrons ceux qui n'ont pas leur place en ce monde… dans les flammes de l'enfer. Laisse-moi te faire une promesse : j'émergerai de nouveau de la glace, et je verrai la lueur du soleil sur la neige. En attendant ce jour, ainsi que ses lendemains, jamais je ne te trahirai ou t'abandonnerai.
Attaque normale : I
Réaction : début.
Attaque normale : II
Dommage. Un seul faux pas.
Attaque normale : III
Dans le mille.
Attaque normale : IV
Dissection.
Attaque normale : V
Reconstruction.
Attaque normale : VI
Changement de modalité.
Attaque normale : VII
Excision.
Attaque normale : VIII
Vaisseaux exposés.
Attaque aérienne : I
Retournez au silence !
Attaque aérienne : II
L'aube est ta sépulture !
Attaque aérienne : III
La souffrance s'achève.
Compétence résonatrice : I
Partie terminée.
Compétence résonatrice : II
C'est l'heure de l'incision.
Compétence résonatrice: III
Ha, je te tiens.
Compétence résonatrice : IV
Le déséquilibre s'arrête ici.
Compétence résonatrice : V
La cendre prend forme.
Compétence résonatrice : VI
Relève-toi !
Compétence résonatrice : VII
La putréfaction, réséquée !
Compétence résonatrice : VIII
Veines exposées.
Forte Circuit : I
Hé hé, comme prévu.
Forte Circuit : II
Prédiction exacte.
Libération résonatrice : I
Mon scalpel… grave ton épitaphe.
Libération résonatrice : II
Je t'offre… une mort miséricordieuse.
Libération résonatrice : III
Je t'accorde… la paix éternelle.
Compétence d'Intro : I
Antidouleur initié.
Compétence d'Intro : II
Chut… lutter ne fait qu'accroître ta douleur.
Compétence d'Intro : III
Procédure immédiate.
Attaqué : I
Une incision profonde…
Attaqué : II
Mon passé est bien plus incisif…
Blessé : I
Un prix tolérable…
Blessé : II
Hé hé, enfin un peu de sang.
Blessé : III
Ah… voilà qui est mieux.
Epuisé : I
Une fois encore… nous nous séparons.
Epuisé : II
Un dénouement… tellement silencieux.
Epuisé : III
Nous revoilà… ici ?
Invoquer un Écho
Avance, partenaire.
Se transformer : I
Divise ta forme.
Se transformer : II
Je suis le vaisseau.
Ennemis proches
À point nommé.
Planeur : I
Hmm, rafraîchissant.
Planeur : II
Un agréable changement de panorama.
Senseur
Hmm… Un scan clair et limpide.
Ruer
La voie à suivre est claire.
Coffre : I
Oh ? Qu'est-ce que ça cache ?
Coffre : II
Hmm, juste des éraflures. Tout est fonctionnel.
Coffre : III
J'espère que ça fera l'affaire.