Informations
Qiuyuan
Qiuyuan VA
Chinois: Gan Ziqi
Japonais: Miki Shinichiro
Coréen: Kim Min Ju
Anglais: Jeremy Ang Jones
Rapport d'Examen Forte de Qiuyuan
Puissance de Résonance
Lames de bambou
Rapport d'Évaluation de Résonance
Diverses archives du Ministère de l'affaire Sentinelle de Mingting : Recueil de correspondance
Mon cher Dongyuan,
Il y a quelques jours, l'Agence de sécurité interne a transmis des documents du Département de Justice et de l'Académie de Huaxu au Ministre de l'affaire Sentinelle . J'ai immédiatement demandé au représentant de Chongzhou de m'aider à parcourir le registre local des résonateurs. Nous avons pu confirmer que l'individu en question n'a aucun lien avec la Sentinelle ou le Réprimantum de Chongzhou.
D'après les dossiers du ministère, l'individu est un Résonateur depuis plus de quinze ans, décrit comme quelqu'un qui « voit le monde à travers des bambous et y cache son épée ». Il est aveugle, mais possède une compétence remarquable appelée Vision psychique . Grâce à ce pouvoir, il perçoit le monde à travers une « forêt de bambous » imaginaire, lui permettant de discerner les intentions et les faiblesses de ses adversaires. Il peut même utiliser sa Vision psychique pour créer des illusions tangibles. Cet homme ne doit pas être sous-estimé.
Ses talents d'épéiste semblent davantage dus à son expérience personnelle qu'à sa capacité de résonance. D'après les observations, il restreint constamment l'utilisation de son pouvoir. Il affirme que la fiole en bambou qu'il porte contient un liquide préparé par un guérisseur itinérant à Chongzhou qui améliore sa vision psychique et son Forte, et il ne l'utilise que lorsque cela est nécessaire.Il pourrait être amené à l'académie pour une analyse plus approfondie.
En ce qui concerne les données de test détaillées, veuillez attendre le rapport officiel de l'académie.
Note de Dongyuan : Enregistrez simplement ceci avec soin. Nous suivons la décision du Ministre de l'affaire Sentinelle. Lin écrit toujours de manière si formelle...
Rapport de Diagnostic Overclock
Diverses archives du Ministère de l'affaire Sentinelle de Mingting : Recueil de correspondance
… D'après mes observations des derniers jours, il semble clair qu'il ne refuse pas d'utiliser son Forte, mais qu'il s'empêche constamment de l'utiliser. Il reste très secret sur la nature même de son pouvoir. Seule la lecture du rapport de l’académie peut révéler certains détails :
le graphique d'ondes de ce membre présente des fluctuations elliptiques avec un domaine temporel stable. Aucun signe de fluctuations anormales n'a été observé.
État critique de résonance : élevé. Ce membre présente une grande stabilité avec un risque d'Overclocking minimal.
Aucun antécédent d'Overclocking. Aucun suivi psychologique n'est actuellement nécessaire.
Remarque : il admet avoir commis de nombreux délits violents, bien que son comportement soit remarquablement calme. Nous recommandons que ces allégations fassent l’objet d’une enquête par le ministère de la Justice et les autorités locales de Chongzhou. … Mais en ce qui me concerne, cet homme ne montre aucune intention meurtrière. Il possède un sang-froid sans pareil et une attitude inébranlable. Ses compétences en tant qu'épéiste sont énormes et peu de spécialistes de Mingting pourraient l'égaler. Il aurait pu être un atout précieux pour l'Agence de sécurité intérieure . Il est difficile de croire qu’un tel individu puisse apparaître dans les dossiers du ministère de la Justice comme auteur d’infractions violentes. J'ai déjà contacté le Ministère des Rites pour détailler les avantages et les inconvénients du recrutement de cet homme. Si vous désirez l'embaucher, cela ne devrait pas poser de problème.
Note de Dongyuan : La stabilité est évidemment primordiale. Mais d'après ce que dit ce rapport... Ce jeune homme n'est-il pas un peu trop dénué d'émotion ?
Objets Précieux & Faveurs de Qiuyuan
Fiole en bambou
Une fiole que Qiuyuan a souvent sur lui ; elle est faite de bambou noir de Chongzhou. Son parfum naturel s'est estompé depuis longtemps ; il a été remplacé par l'odeur tenace de la décoction médicale qu'elle contient en permanence.
Alors que Qiuyuan était aux portes de la mort, un guérisseur de Chongzhou l'a sauvé avec cette puissante mixture, capable même de restaurer temporairement son Forte, endommagée par sa blessure. Mais tout ça, ce ne sont que des fioritures qui viennent étoffer les talents d'épéistes qu'il a perfectionnés au fil des années et dont il est si fier.
Poids en fer
Un insigne de l'Agence de sécurité interne de Mingting, que Qiuyuan a toujours sur lui. Il aurait dû le rendre en même temps que son uniforme quand son service a pris fin, mais quelqu'un au sein de l'organisation a fait en sorte qu'il puisse le conserver.
« Je vous confie cet insigne. Que tous les représentants régionaux sachent que celui qui le porte agit en mon nom. »
Flûte en bambou
Il a appris à connaître le monde par ses oreilles et non par ses yeux.
Les soupirs anxieux de ses parents, les murmures du vent s'engouffrant dans les bambous creux de Chongzhou, les lames qui s'entrechoquent, le sang de son maître qui s'égoutte au sol, les cris de rage de ses adversaires…
Et puis, à Mingting, il a entendu la lumière, mais aussi les ombres qui rôdaient derrière elle. Il a entendu les escrocs qui imploraient la clémence. Il a entendu les stratagèmes élaborés grâce au mensonge. Il a entendu le mécontentement et l'espoir, qui s'exprimaient avec un autre genre de voix.
Il ne voit rien, mais il entend tout. Chaque chose. Chaque mouvement. Ils sont là avant même que le son n'arrive à ses oreilles, c'est aussi naturel que le fer qui devient une lame, le jade qui sommeille dans la pierre, ou la musique qui attend de sortir d'une flûte de bambou.
Histoire de Qiuyuan
Endurci
« Chaque montagne est une épreuve. Gravissez celle-ci et vous pourrez suivre votre propre chemin. Échouez, et la montagne gardera ce qui vous appartient. »
C'était la première chose que le vieil homme avait dite à Qiuyuan, il y a cinq ans, dans un enfer de feu et de sang. Des mots qu'il ne pourrait jamais oublier.
Il l'appelait maître, même s'il n'avait jamais vu son visage. Il aurait pu s’agir d’un vieil homme à la barbe blanche, vêtu de haillons. Le vieil homme entraînait Qiuyuan sans relâche, lui enseignant les arts martiaux afin qu'il puisse « voir » la forêt de bambous onduler dans son esprit.
Les rumeurs concernant son maître se sont répandues comme un brouillard. Certains disent qu'il était l'Épée spectrale de Chongzhou, un boucher ayant laissé d'innombrables cadavres derrière lui. D'autres prétendent qu'il était autrefois un grand général deMingting ayant conquis de nombreux territoires et dont le pouvoir rivalisait avec celui du dirigeant de Huanglong, et qui finit isolé après être tombé en disgrâce. Il y a aussi ceux qui affirment qu'il n'est rien d'autre qu'une légende. Après tout, qui aurait cru qu'un simple mortel pourrait tuer autant de Tacets Discords avec un simple bâton de bambou ?
Mais Qiuyuan y a cru. Pendant cinq ans, il a remporté d'innombrables victoires, mais il n'a jamais réussi à vaincre son maître.
« Vous avez dit la même chose il y a cinq ans, maître. »
« Cinq années… écoulées en un clin d'œil. »
Qiuyuan attendait ce jour. S'il parvenait à battre le vieil homme, il pourrait quitter la forêt de bambous, franchir la montagne et dépasser enfin celui qu'il n'avait jamais pu vaincre.
« Je t'ai enseigné presque tout. Mais la dernière chose, la plus vitale, je la garde pour moi. Sais-tu de quoi il s'agit ? »
« Apprenez-le-moi, maître. »
« Dis-moi, Qiuyuan, que te montre la forêt de bambous ? »
« Des feuilles comme des lances. Des tiges qui cachent des dangers. Des ombres sur des ombres, comme des fantômes m'entourant. »
« Alors, la flamme d'il y a cinq ans brûle toujours dans ton cœur. »
« Est-ce qu'elle ne brûle pas aussi dans votre cœur… Épée spectrale ? »
« On ne m'a pas appelé comme ça depuis bien longtemps. Très bien, je vois que tu n'as pas besoin d'explication. Viens me prendre la dernière technique. »
C'est lui qui était à l'origine de tout ce chaos il y a cinq ans. C'est également lui qui avait sauvé Qiuyuan de cet enfer de feu et de sang.
« Je ne déshonorerai pas votre enseignement par mon arme ! »
La flamme ne s'est jamais éteinte.
C'était la première chose que le vieil homme avait dite à Qiuyuan, il y a cinq ans, dans un enfer de feu et de sang. Des mots qu'il ne pourrait jamais oublier.
Il l'appelait maître, même s'il n'avait jamais vu son visage. Il aurait pu s’agir d’un vieil homme à la barbe blanche, vêtu de haillons. Le vieil homme entraînait Qiuyuan sans relâche, lui enseignant les arts martiaux afin qu'il puisse « voir » la forêt de bambous onduler dans son esprit.
Les rumeurs concernant son maître se sont répandues comme un brouillard. Certains disent qu'il était l'Épée spectrale de Chongzhou, un boucher ayant laissé d'innombrables cadavres derrière lui. D'autres prétendent qu'il était autrefois un grand général de
Mais Qiuyuan y a cru. Pendant cinq ans, il a remporté d'innombrables victoires, mais il n'a jamais réussi à vaincre son maître.
« Vous avez dit la même chose il y a cinq ans, maître. »
« Cinq années… écoulées en un clin d'œil. »
Qiuyuan attendait ce jour. S'il parvenait à battre le vieil homme, il pourrait quitter la forêt de bambous, franchir la montagne et dépasser enfin celui qu'il n'avait jamais pu vaincre.
« Je t'ai enseigné presque tout. Mais la dernière chose, la plus vitale, je la garde pour moi. Sais-tu de quoi il s'agit ? »
« Apprenez-le-moi, maître. »
« Dis-moi, Qiuyuan, que te montre la forêt de bambous ? »
« Des feuilles comme des lances. Des tiges qui cachent des dangers. Des ombres sur des ombres, comme des fantômes m'entourant. »
« Alors, la flamme d'il y a cinq ans brûle toujours dans ton cœur. »
« Est-ce qu'elle ne brûle pas aussi dans votre cœur… Épée spectrale ? »
« On ne m'a pas appelé comme ça depuis bien longtemps. Très bien, je vois que tu n'as pas besoin d'explication. Viens me prendre la dernière technique. »
C'est lui qui était à l'origine de tout ce chaos il y a cinq ans. C'est également lui qui avait sauvé Qiuyuan de cet enfer de feu et de sang.
« Je ne déshonorerai pas votre enseignement par mon arme ! »
La flamme ne s'est jamais éteinte.
Caché
« Reste où tu es. Ne bouge pas. »
Une voix dure réveilla Qiuyuan. Son corps était endolori et ses plaies étaient pansées. Mais il y avait dans cette voix une douceur qui n'avait rien à voir avec l'intention meurtrière à laquelle il s'était habitué. C'est alors qu'il se souvint de la façon dont il avait été brisé.
« Je… »
« Tu en as tué des dizaines à mains nues. Ce n'est pas une manière très originale de chercher la mort. »
« … Je devrais être mort. »
« Beaucoup de vivants devraient déjà être morts, et beaucoup de morts devraient être encore en vie. C'est le destin. »
Le regret mêlé de vengeance avait appris à Qiuyuan quand il était nécessaire de rengainer son épée. Mais cela ne pouvait pas le libérer de la haine qu'il portait depuis cinq longues années. La flamme qui ne pouvait pas être éteinte par la pluie battante il y a cinq ans brûle encore intensément dans son esprit, tout comme le vieil homme qui se tenait autrefois devant lui au milieu des flammes l'épée à la main.
Mais le jour où il a quitté la montagne, il ne pleuvait pas. Il n'y avait que de l'alcool coulant de sa bouche en même temps qu'un soupir.
Une haine engendrée par le sang ne peut être effacée que par le sang. Mais après ? Personne ne sait jamais.
Il ne lui restait plus aucune raison de brandir son épée. Lorsque les armes de ses ennemis le frappèrent, il resta debout et les laissa venir…
« Hm… Je ne saurais pas dire si tu mérites de vivre ou de mourir, murmura la voix. Le choix n'appartient qu'à toi. »
Alors, Qiuyuan abandonna son épée. Équipé d'un simple bâton de bambou, il flânait devant la cabane pendant que les décoctions mijotaient sur le poêle et passait ses journées à imaginer à quoi ressemblaient les patients et l'homme têtu qu'ils appelaient docteur Zhang.
Il goûtait à nouveau la paix pour la première fois depuis des années. Depuis que le docteur Zhang l'avait sauvé, il ne « voyait » plus la forêt de bambous comme étant composée de lames. Il ne voyait plus que les ténèbres, silencieuses et dénuées de haine et de rage. Il n'y avait plus que des soupirs et des larmes, des paroles de gratitude et de joie, l'odeur des médicaments et le crépitement du poêle.
C'est dans ces moments-là qu'il réalisa qu'il n'était pas différent des autres.
« Tiens, prends cette fiole. Et la recette. Il faut trois bols d'eau pour faire un bol de décoction. N'oublie pas. »
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Un traitement puissant qui t'a fait revenir d'entre les morts. Ce jour-là, tu as survécu de justesse, tout comme ton Forte. »
« Ce médicament peut te rendre taVision psychique temporairement. Il te sera utile le jour où tu brandiras à nouveau ton épée. »
« Je ne le referai jamais. Vous m'avez sauvé la vie, monsieur. Le moins que je puisse faire, c'est de rester pour vous servir. »
« Non. Tu es fait pour verser le sang. La ligne de vie de ta paume est coupée. Tu es suivi par les peurs, hanté par la détresse… Tu es destiné à mourir au combat, pas de vieillesse dans ma cabane. »
« Chassé par les peurs, hanté par la détresse… Mon maître m'avait dit la même chose. »
« Ton maître ? Avec un disciple comme toi, ça doit être un sacré dur à cuire. »
« Quoi qu'il en soit, docteur, je ne reprendrai pas les armes. Mais j'accepte votre recette. Laissez-moi rester avec vous. Si vous avez des problèmes à cause de moi, je partirai. »
« Les médicaments sont comme des épées. Tout dépend de l'utilisation et du dosage. Ils peuvent tuer tout comme ils peuvent sauver. »
« Allez, ouvre la porte, Qiuyuan. Allume le poêle. Je n'irai pas jusqu'à dire que je vaux mieux que toi, mais personne n'ose causer de problèmes dans ma cabane. Ça, je peux te le garantir. »
Une voix dure réveilla Qiuyuan. Son corps était endolori et ses plaies étaient pansées. Mais il y avait dans cette voix une douceur qui n'avait rien à voir avec l'intention meurtrière à laquelle il s'était habitué. C'est alors qu'il se souvint de la façon dont il avait été brisé.
« Je… »
« Tu en as tué des dizaines à mains nues. Ce n'est pas une manière très originale de chercher la mort. »
« … Je devrais être mort. »
« Beaucoup de vivants devraient déjà être morts, et beaucoup de morts devraient être encore en vie. C'est le destin. »
Le regret mêlé de vengeance avait appris à Qiuyuan quand il était nécessaire de rengainer son épée. Mais cela ne pouvait pas le libérer de la haine qu'il portait depuis cinq longues années. La flamme qui ne pouvait pas être éteinte par la pluie battante il y a cinq ans brûle encore intensément dans son esprit, tout comme le vieil homme qui se tenait autrefois devant lui au milieu des flammes l'épée à la main.
Mais le jour où il a quitté la montagne, il ne pleuvait pas. Il n'y avait que de l'alcool coulant de sa bouche en même temps qu'un soupir.
Une haine engendrée par le sang ne peut être effacée que par le sang. Mais après ? Personne ne sait jamais.
Il ne lui restait plus aucune raison de brandir son épée. Lorsque les armes de ses ennemis le frappèrent, il resta debout et les laissa venir…
« Hm… Je ne saurais pas dire si tu mérites de vivre ou de mourir, murmura la voix. Le choix n'appartient qu'à toi. »
Alors, Qiuyuan abandonna son épée. Équipé d'un simple bâton de bambou, il flânait devant la cabane pendant que les décoctions mijotaient sur le poêle et passait ses journées à imaginer à quoi ressemblaient les patients et l'homme têtu qu'ils appelaient docteur Zhang.
Il goûtait à nouveau la paix pour la première fois depuis des années. Depuis que le docteur Zhang l'avait sauvé, il ne « voyait » plus la forêt de bambous comme étant composée de lames. Il ne voyait plus que les ténèbres, silencieuses et dénuées de haine et de rage. Il n'y avait plus que des soupirs et des larmes, des paroles de gratitude et de joie, l'odeur des médicaments et le crépitement du poêle.
C'est dans ces moments-là qu'il réalisa qu'il n'était pas différent des autres.
« Tiens, prends cette fiole. Et la recette. Il faut trois bols d'eau pour faire un bol de décoction. N'oublie pas. »
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Un traitement puissant qui t'a fait revenir d'entre les morts. Ce jour-là, tu as survécu de justesse, tout comme ton Forte. »
« Ce médicament peut te rendre ta
« Je ne le referai jamais. Vous m'avez sauvé la vie, monsieur. Le moins que je puisse faire, c'est de rester pour vous servir. »
« Non. Tu es fait pour verser le sang. La ligne de vie de ta paume est coupée. Tu es suivi par les peurs, hanté par la détresse… Tu es destiné à mourir au combat, pas de vieillesse dans ma cabane. »
« Chassé par les peurs, hanté par la détresse… Mon maître m'avait dit la même chose. »
« Ton maître ? Avec un disciple comme toi, ça doit être un sacré dur à cuire. »
« Quoi qu'il en soit, docteur, je ne reprendrai pas les armes. Mais j'accepte votre recette. Laissez-moi rester avec vous. Si vous avez des problèmes à cause de moi, je partirai. »
« Les médicaments sont comme des épées. Tout dépend de l'utilisation et du dosage. Ils peuvent tuer tout comme ils peuvent sauver. »
« Allez, ouvre la porte, Qiuyuan. Allume le poêle. Je n'irai pas jusqu'à dire que je vaux mieux que toi, mais personne n'ose causer de problèmes dans ma cabane. Ça, je peux te le garantir. »
Dégainé
« Ha… Toute cette force gâchée dans la nature. Comment vas-tu répondre des vies qui ont succombé à ta lame ? »
« Vous vous trompez de personne. Docteur, il y a un autre patient. »
Qiuyuan remua le bois dans le poêle, ignorant le vieil homme à côté de lui. Au début, ce dernier venait simplement discuter avec le docteur Zhang. Mais ses visites se firent plus fréquentes, et il débitait des énigmes et des absurdités.
Mais cette fois, il lança soudainement un poids en fer sur Qiuyuan. L'instinct de celui-ci prit le contrôle. Qiuyuan leva la main et l'arrêta au dernier moment sans même ciller.
« Vous êtes un ami du docteur. Pourquoi me voulez-vous du mal ? »
« Tu devrais reconnaître ce que tu tiens dans la main. »
La tête de la créature, forgée dans le meilleur acier, dégageait un froid qui lui glaçait le sang. Il n'y avait pas d'erreur possible.
«L'Agence de sécurité interne … Vous êtes venu me détenir ? »
« Si tu es recherché, ce n'est pas moi qui m'en occuperai. Tu as laissé de nombreux morts dans ton sillage. Normalement, ce serait au Département de Justice de juger tes crimes. »
« Alors, qu'il le fasse. »
« Veux-tu vraiment mourir sur l'échafaud ? »
« Il faut bien mourir un jour. Quelle différence ? »
« Ce serait du gâchis, vu le pouvoir dont tu disposes. »
« Œil pour œil, dent pour dent. C'est l'ordre naturel des choses. L'échafaud est peut-être ta destination finale, mais avant cela, tu pourrais au moins réparer une partie du tort que tu as causé. »
« Suis-moi. Je ne peux pas t'éviter la peine capitale, mais je peux te promettre ceci : tu ne moisiras pas dans une cellule et tu ne dépériras pas dans une infirmerie. »
Qiuyuan ne connaissait que trop bien le pouvoir de l'ASI deMingting . La tête de Qiongqi, remise par la plus haute autorité de Huanglong , incarne la présence de l'empereur lui-même. Partout où elle apparaît, les fonctionnaires doivent courber l'échine. Ses envoyés, chargés des affaires les plus importantes, sillonnent le royaume, soumis à aucune cour, ne répondant qu'au trône. S'ils veulent la vie d'un homme, la mort elle-même n'ose intervenir.
« Tu peux manier l'épée pour ton propre compte, mais tu pourrais aussi la brandir pour le bien commun. Sers Mingting, punis les criminels et protège les innocents. »
« Je ne suis qu'un pauvre aveugle. Le fardeau du bien commun est bien trop lourd pour moi. »
L'homme prit un morceau de bois et regarda le feu danser.
« Sais-tu pourquoi le docteur Zhang a quitté Mingting ? »
« Non. Il ne me l'a jamais dit, et je n'ai jamais demandé. »
« Pour soigner tout le monde, plutôt qu'une seule personne. »
Après cela, il se tut et se contenta d'ajouter une bûche au poêle.
Trois jours plus tard, Qiuyuan se tenait avec l'homme sur le seuil de la cabane. La rosée des profondes vallées de Chongzhou n'avait pas encore trempé leurs chapeaux de paille. Aucune fumée ne s'élevait du poêle à l'extérieur. Seule la faible lumière de l'aurore les éclairait.
« Il a dû te dire pourquoi il est parti de Mingting… Hum. »
« Cet homme de l'Agence de sécurité interne… Il est aussi têtu que moi. Mais c'est peut-être grâce à ça qu'il a réussi à te convaincre de le suivre. »
« Le monde est vaste. Le mieux que je puisse faire, c'est d'essayer de sauver d'autres vies. Mais cet homme, Liang Dongyuan… Il peut "sauver" des gens à la cour. »
Le moment est venu. Va. Si tu restes ici trop longtemps, tu vas faire fuir mes patients. »
Le docteur posa sa main sur l'épaule de Qiuyuan, puis rentra dans la cabane sans se retourner ni lui laisser le temps de répondre.
Qiuyuan se souvint pendant des années de ce matin où il se prosterna sur le chemin de terre usé par les pas d'innombrables patients.
« Merci, docteur. Merci pour tout. »
« Vous vous trompez de personne. Docteur, il y a un autre patient. »
Qiuyuan remua le bois dans le poêle, ignorant le vieil homme à côté de lui. Au début, ce dernier venait simplement discuter avec le docteur Zhang. Mais ses visites se firent plus fréquentes, et il débitait des énigmes et des absurdités.
Mais cette fois, il lança soudainement un poids en fer sur Qiuyuan. L'instinct de celui-ci prit le contrôle. Qiuyuan leva la main et l'arrêta au dernier moment sans même ciller.
« Vous êtes un ami du docteur. Pourquoi me voulez-vous du mal ? »
« Tu devrais reconnaître ce que tu tiens dans la main. »
La tête de la créature, forgée dans le meilleur acier, dégageait un froid qui lui glaçait le sang. Il n'y avait pas d'erreur possible.
«
« Si tu es recherché, ce n'est pas moi qui m'en occuperai. Tu as laissé de nombreux morts dans ton sillage. Normalement, ce serait au Département de Justice de juger tes crimes. »
« Alors, qu'il le fasse. »
« Veux-tu vraiment mourir sur l'échafaud ? »
« Il faut bien mourir un jour. Quelle différence ? »
« Ce serait du gâchis, vu le pouvoir dont tu disposes. »
« Œil pour œil, dent pour dent. C'est l'ordre naturel des choses. L'échafaud est peut-être ta destination finale, mais avant cela, tu pourrais au moins réparer une partie du tort que tu as causé. »
« Suis-moi. Je ne peux pas t'éviter la peine capitale, mais je peux te promettre ceci : tu ne moisiras pas dans une cellule et tu ne dépériras pas dans une infirmerie. »
Qiuyuan ne connaissait que trop bien le pouvoir de l'ASI de
« Tu peux manier l'épée pour ton propre compte, mais tu pourrais aussi la brandir pour le bien commun. Sers Mingting, punis les criminels et protège les innocents. »
« Je ne suis qu'un pauvre aveugle. Le fardeau du bien commun est bien trop lourd pour moi. »
L'homme prit un morceau de bois et regarda le feu danser.
« Sais-tu pourquoi le docteur Zhang a quitté Mingting ? »
« Non. Il ne me l'a jamais dit, et je n'ai jamais demandé. »
« Pour soigner tout le monde, plutôt qu'une seule personne. »
Après cela, il se tut et se contenta d'ajouter une bûche au poêle.
Trois jours plus tard, Qiuyuan se tenait avec l'homme sur le seuil de la cabane. La rosée des profondes vallées de Chongzhou n'avait pas encore trempé leurs chapeaux de paille. Aucune fumée ne s'élevait du poêle à l'extérieur. Seule la faible lumière de l'aurore les éclairait.
« Il a dû te dire pourquoi il est parti de Mingting… Hum. »
« Cet homme de l'Agence de sécurité interne… Il est aussi têtu que moi. Mais c'est peut-être grâce à ça qu'il a réussi à te convaincre de le suivre. »
« Le monde est vaste. Le mieux que je puisse faire, c'est d'essayer de sauver d'autres vies. Mais cet homme, Liang Dongyuan… Il peut "sauver" des gens à la cour. »
Le moment est venu. Va. Si tu restes ici trop longtemps, tu vas faire fuir mes patients. »
Le docteur posa sa main sur l'épaule de Qiuyuan, puis rentra dans la cabane sans se retourner ni lui laisser le temps de répondre.
Qiuyuan se souvint pendant des années de ce matin où il se prosterna sur le chemin de terre usé par les pas d'innombrables patients.
« Merci, docteur. Merci pour tout. »
Brisé
Les chaînes tintaient dans la cellule.
Qiuyuan y était assis, semblable aux fonctionnaires corrompus qu'il avait lui-même envoyés en prison.
« Ouvrez la grille. »
« M-Mais, monsieur le ministre, l'exécution va bientôt avoir lieu… »
« Ouvrez. »
Les barreaux de bois glissèrent en grinçant. Le visiteur entra, amenant avec lui un léger parfum de nourriture et de vin.
« Que voulez-vous ? Vous êtes là pour superviser leMinistère de l'affaire Sentinelle dans ses fonctions ? »
« Pardonnez-moi, monsieur le ministre… Je ne fais que mon devoir. »
« Très bien. Dans ce cas, vous devez savoir que le Ministère de l'affaire Sentinelle est chargé d'interroger chaque criminel avant son exécution. Moi aussi, je dois faire mon devoir. Allez-vous-en. Vous tous. »
« À vos ordres. »
« Et fermez la grille. Je vous appellerai quand j'en aurai terminé ».
Le bruit des pas précipités s'éloigna, et ils restèrent seuls dans la cellule.
« L'exécution doit commencer à une heure moins le quart. Vous êtes en avance d'une heure et demie. »
« Vous êtes venu me dire adieu, seigneur Lin ? »
« Commencez par boire ceci. C'est pour lui. »
Qiuyuan se leva lentement, ses lourdes chaînes traînant sur le sol. Il prit la coupe, mais au lieu de boire il versa le vin par terre, en hommage au mort.
« … Vous étiez la seule personne présente lorsque Dongyuan a connu sa fin misérable. C'est une affaire grave que même les plus hautes autorités suivent. Étant donné que le coupable n'a laissé aucune trace, le Département de Justice n'a eu d'autre choix que de vous désigner comme bouc émissaire. »
« Je n'ai pas été capable de sauver le grand maître Liang. Je suis seul responsable de cet échec. »
« Est-ce que vous vous souvenez du démon qui s'est… détaché du corps de Dongyuan ? »
« Je n'oublierai jamais sa fréquence, même s'il était réduit en cendres. »
« Le ministère a examiné tous les registres, mais nous n'avons trouvé aucune mention d'un Résonateur capable de prendre l'apparence de quelqu'un. »
« Je ne sais pas s'il restait un fragment du grand maître Liang à cet instant. »
« Peut-être que Dongyuan n'était plus lui-même lorsqu'il vous a envoyé résoudre cette affaire à Jinzhou. Un homme aussi juste n'aurait jamais ordonné qu'on traque un responsable de seconde zone qui avait uniquement tué des Tacets Discords pour protéger le peuple. »
« C'est pour cela que j'ai épargné cet homme, Geshu Lin. Le grand maître Liang que je connaissais n'aurait jamais donné un ordre pareil. »
« Dongyuan ne se trompait jamais à votre sujet. Si vous souhaitez connaître la vérité sur sa mort, vous devrez commencer par cette affaire. Mais je crains que vous ne parveniez jamais à tout élucider. »
« J'ai versé beaucoup de sang. Mais grâce à vous, au grand maître Liang et au docteur Zhang, j'ai pu vivre différemment, même si ce ne fut que pour un temps… Je ne pourrais honorer une telle confiance que dans une autre vie. »
Le ministre se dirigea vers la grille. Son visage était grave, mais son regard était rassurant.
« Dongyuan avait un jour affirmé que votre vie ne prendrait pas fin dans une cellule ou sur un lit d'hôpital. »
« Pour l'exécution d'un criminel tel que vous, la loi exige que le Département de Justice reçoive au préalable un décret approuvé par l'empereur et laSentinelle , le tout transmis par le Ministère de l'affaire Sentinelle. L'exécution ne peut avoir lieu qu'une heure après réception du décret. »
« Sans ces ordonnances, personne n'a osé vous mettre à mort. »
« Donc, n'oubliez pas, Qiuyuan : à partir de maintenant, votre avenir n'appartient qu'à vous. Même si cela doit vous coûter votre vie, vous devez mener cette affaire à bien. Si vous devez mourir, que ce soit en tentant de venger Dongyuan. »
Qiuyuan y était assis, semblable aux fonctionnaires corrompus qu'il avait lui-même envoyés en prison.
« Ouvrez la grille. »
« M-Mais, monsieur le ministre, l'exécution va bientôt avoir lieu… »
« Ouvrez. »
Les barreaux de bois glissèrent en grinçant. Le visiteur entra, amenant avec lui un léger parfum de nourriture et de vin.
« Que voulez-vous ? Vous êtes là pour superviser le
« Pardonnez-moi, monsieur le ministre… Je ne fais que mon devoir. »
« Très bien. Dans ce cas, vous devez savoir que le Ministère de l'affaire Sentinelle est chargé d'interroger chaque criminel avant son exécution. Moi aussi, je dois faire mon devoir. Allez-vous-en. Vous tous. »
« À vos ordres. »
« Et fermez la grille. Je vous appellerai quand j'en aurai terminé ».
Le bruit des pas précipités s'éloigna, et ils restèrent seuls dans la cellule.
« L'exécution doit commencer à une heure moins le quart. Vous êtes en avance d'une heure et demie. »
« Vous êtes venu me dire adieu, seigneur Lin ? »
« Commencez par boire ceci. C'est pour lui. »
Qiuyuan se leva lentement, ses lourdes chaînes traînant sur le sol. Il prit la coupe, mais au lieu de boire il versa le vin par terre, en hommage au mort.
« … Vous étiez la seule personne présente lorsque Dongyuan a connu sa fin misérable. C'est une affaire grave que même les plus hautes autorités suivent. Étant donné que le coupable n'a laissé aucune trace, le Département de Justice n'a eu d'autre choix que de vous désigner comme bouc émissaire. »
« Je n'ai pas été capable de sauver le grand maître Liang. Je suis seul responsable de cet échec. »
« Est-ce que vous vous souvenez du démon qui s'est… détaché du corps de Dongyuan ? »
« Je n'oublierai jamais sa fréquence, même s'il était réduit en cendres. »
« Le ministère a examiné tous les registres, mais nous n'avons trouvé aucune mention d'un Résonateur capable de prendre l'apparence de quelqu'un. »
« Je ne sais pas s'il restait un fragment du grand maître Liang à cet instant. »
« Peut-être que Dongyuan n'était plus lui-même lorsqu'il vous a envoyé résoudre cette affaire à Jinzhou. Un homme aussi juste n'aurait jamais ordonné qu'on traque un responsable de seconde zone qui avait uniquement tué des Tacets Discords pour protéger le peuple. »
« C'est pour cela que j'ai épargné cet homme, Geshu Lin. Le grand maître Liang que je connaissais n'aurait jamais donné un ordre pareil. »
« Dongyuan ne se trompait jamais à votre sujet. Si vous souhaitez connaître la vérité sur sa mort, vous devrez commencer par cette affaire. Mais je crains que vous ne parveniez jamais à tout élucider. »
« J'ai versé beaucoup de sang. Mais grâce à vous, au grand maître Liang et au docteur Zhang, j'ai pu vivre différemment, même si ce ne fut que pour un temps… Je ne pourrais honorer une telle confiance que dans une autre vie. »
Le ministre se dirigea vers la grille. Son visage était grave, mais son regard était rassurant.
« Dongyuan avait un jour affirmé que votre vie ne prendrait pas fin dans une cellule ou sur un lit d'hôpital. »
« Pour l'exécution d'un criminel tel que vous, la loi exige que le Département de Justice reçoive au préalable un décret approuvé par l'empereur et la
« Sans ces ordonnances, personne n'a osé vous mettre à mort. »
« Donc, n'oubliez pas, Qiuyuan : à partir de maintenant, votre avenir n'appartient qu'à vous. Même si cela doit vous coûter votre vie, vous devez mener cette affaire à bien. Si vous devez mourir, que ce soit en tentant de venger Dongyuan. »
Reforgé
Cinq années s'étaient écoulées depuis qu'il avait échappé au Ministère de l'affaire Sentinelle et était devenu un fugitif recherché par les six villes.
Mingting n'avait pas changé et était toujours aussi prospère et animée. Ses vêtements étaient en lambeaux, usés par la poussière et le froid lors de son périple sans fin à travers Huanglong. Le ministre Lin était tombé malade et avait pris sa retraite. Le jeune homme qui avait survécu à sa lame était devenu général, protecteur de la frontière, mais même lui était devenu victime de la folie du Réprimantum.
Son maître lui avait appris quand dégainer son épée et quand la rengainer. Mais lorsqu'il s'était retenu, tout avait basculé dans l'abîme.
Le docteur lui avait dit qu'une épée peut tuer ou sauver. Malgré cela, il n'avait pas réussi à préserver celui qu'il voulait sauver.
Le destin avançait implacablement. Tout avait changé, et pourtant rien n'avait vraiment changé. Il n'avait toujours pas trouvé le meurtrier du grand maître Liang. Mais il n'avait jamais cessé de chercher la vérité.
Si Lin ne lui avait pas fait part d'une piste par le biais duGrand maréchal , directeur du Ministre de l'armée , il n'aurait probablement jamais osé revenir à Mingting.
« Vous voilà. »
Une silhouette dont le visage était caché par un chapeau de paille émergea de l'ombre du pont sous une pluie torrentielle.
« Scar, l'inquisiteur des Fractsidus, s'est échappé récemment de la prison de Jinzhou. »
« D'après nos renseignements, il serait àRinascita , près de la cité de Septimont. C'est un criminel recherché à Jinzhou et à Huanglong . Il doit absolument être capturé. »
« Vous pouvez le faire vous-même. »
« Rinascita est différente. Il s'y trouve quelqu'un de semblable aux Résonateurs du Réprimantum. »
« Et ça vous fait penser à moi ? »
« Vous étiez l'élément clé dans l'affaire Dongyuan, et Geshu Lin est celui de votre affaire. De plus, c'est leRéprimantum de Jinzhou qui a causé la perte de Geshu Lin… Suivez cette piste, et vous découvrirez peut-être pourquoi Dongyuan vous avait donné cet ordre, ainsi que… l'identité du vrai coupable. »
« Tous les détails sur les Fractsidus et le Réprimantum de Rinascita sont dans ce dossier. Prenez cette lettre qui porte mon sceau et commencez à Jinzhou. Vous y trouverez votre nièce,la garde du corps de la Magistrate . Découvrez comment Scar s'est échappé, puis partez vers Rinascita, à l'est. »
Qiuyuan voyait rarement cette nièce éloignée, et il lui parlait encore moins souvent, compte tenu de la distance entre les villes. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle était devenue garde du corps de la < a href=令尹>Magistrate de Jinzhou.
« Elle n'acceptera peut-être pas de me voir. »
« Elle acceptera. Vous êtes de sa famille. Elle vous croira. Et… {PlayerName} est à Rinascita. »
« … On parle bien {Male=du même;Female=de la même} {PlayerName} ? »
« Oui. Vous pourrez lui demander ce qu'il s'est passé à Jinzhou. »
« Compris. Donnez-moi le dossier. Je vais partir tout de suite. »
Qiuyuan se retourna, mais son interlocuteur l'interrompit.
« Attendez ! Vu que vous êtes de retour, allez voir Dongyuan. Je sais que vous déposez de l'encens sur sa tombe chaque année. »
« Je vais d'abord trouver des indices, ensuite je reviendrai honorer son esprit. Quant au fugitif dont vous avez parlé… »
« Capturez-le si vous le pouvez. Si nécessaire, exécutez-le immédiatement. Je m'occupe du Département de Justice. »
« Compris. »
Qiuyuan hocha la tête sans ajouter un mot et disparut sous la pluie.
Il savait qu'il portait le fardeau d'intrigues secrètes de la cour. Mingting n'était même pas prête à ordonner officiellement la capture de Scar. Lui seul, un fugitif, en était chargé. Mais cela ne l'inquiétait pas. Son but était simple : découvrir les vérités qu'on lui avait cachées.
Et lorsque ce jour viendrait, quand la vengeance serait accomplie et les dettes payées, que se passerait-il ? Serait-ce le fourreau qu'il avait cherché ?
Peut-être le saura-t-il quand il sera plus vieux.
Mingting n'avait pas changé et était toujours aussi prospère et animée. Ses vêtements étaient en lambeaux, usés par la poussière et le froid lors de son périple sans fin à travers Huanglong. Le ministre Lin était tombé malade et avait pris sa retraite. Le jeune homme qui avait survécu à sa lame était devenu général, protecteur de la frontière, mais même lui était devenu victime de la folie du Réprimantum.
Son maître lui avait appris quand dégainer son épée et quand la rengainer. Mais lorsqu'il s'était retenu, tout avait basculé dans l'abîme.
Le docteur lui avait dit qu'une épée peut tuer ou sauver. Malgré cela, il n'avait pas réussi à préserver celui qu'il voulait sauver.
Le destin avançait implacablement. Tout avait changé, et pourtant rien n'avait vraiment changé. Il n'avait toujours pas trouvé le meurtrier du grand maître Liang. Mais il n'avait jamais cessé de chercher la vérité.
Si Lin ne lui avait pas fait part d'une piste par le biais du
« Vous voilà. »
Une silhouette dont le visage était caché par un chapeau de paille émergea de l'ombre du pont sous une pluie torrentielle.
« Scar, l'inquisiteur des Fractsidus, s'est échappé récemment de la prison de Jinzhou. »
« D'après nos renseignements, il serait à
« Vous pouvez le faire vous-même. »
« Rinascita est différente. Il s'y trouve quelqu'un de semblable aux Résonateurs du Réprimantum. »
« Et ça vous fait penser à moi ? »
« Vous étiez l'élément clé dans l'affaire Dongyuan, et Geshu Lin est celui de votre affaire. De plus, c'est le
« Tous les détails sur les Fractsidus et le Réprimantum de Rinascita sont dans ce dossier. Prenez cette lettre qui porte mon sceau et commencez à Jinzhou. Vous y trouverez votre nièce,
Qiuyuan voyait rarement cette nièce éloignée, et il lui parlait encore moins souvent, compte tenu de la distance entre les villes. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle était devenue garde du corps de la < a href=令尹>Magistrate de Jinzhou.
« Elle n'acceptera peut-être pas de me voir. »
« Elle acceptera. Vous êtes de sa famille. Elle vous croira. Et… {PlayerName} est à Rinascita. »
« … On parle bien {Male=du même;Female=de la même} {PlayerName} ? »
« Oui. Vous pourrez lui demander ce qu'il s'est passé à Jinzhou. »
« Compris. Donnez-moi le dossier. Je vais partir tout de suite. »
Qiuyuan se retourna, mais son interlocuteur l'interrompit.
« Attendez ! Vu que vous êtes de retour, allez voir Dongyuan. Je sais que vous déposez de l'encens sur sa tombe chaque année. »
« Je vais d'abord trouver des indices, ensuite je reviendrai honorer son esprit. Quant au fugitif dont vous avez parlé… »
« Capturez-le si vous le pouvez. Si nécessaire, exécutez-le immédiatement. Je m'occupe du Département de Justice. »
« Compris. »
Qiuyuan hocha la tête sans ajouter un mot et disparut sous la pluie.
Il savait qu'il portait le fardeau d'intrigues secrètes de la cour. Mingting n'était même pas prête à ordonner officiellement la capture de Scar. Lui seul, un fugitif, en était chargé. Mais cela ne l'inquiétait pas. Son but était simple : découvrir les vérités qu'on lui avait cachées.
Et lorsque ce jour viendrait, quand la vengeance serait accomplie et les dettes payées, que se passerait-il ? Serait-ce le fourreau qu'il avait cherché ?
Peut-être le saura-t-il quand il sera plus vieux.
Lignes de Voix de Qiuyuan
Pensées : I
Pensées : II
Les règles gouvernent tout. Ceux qui les enfreignent doivent en répondre devant la justice, quel que soit leur statut ou leur passé. Le travail de l'Agence de sécurité interne n'est jamais simple. Sous le commandement du grand maître Liang, chacune de nos actions contribuait à la prospérité de Mingting et Huanglong . Mais beaucoup de choses ont changé depuis cette époque…
Pensées : III
Ma cécité ne m'empêche pas de voir le cœur des gens. L'arrogance, la haine, la malveillance, le plaisir… Dans mon esprit, la vie se manifeste sous la forme de couleurs et de formes changeantes. Cependant, je ne vois pas la tienne. Une exception rare. Peut-être, comme elle l'a dit, es-tu tout simplement toi-même.
Pensées : IV
J'ai passé des années sans connaître la défaite. Loin de m'affaiblir, ma cécité a rendu ma lame plus précise. Si l'occasion se présente, j'adorerais t'affronter en duel.
Pensées : V
Autrefois, je ne maniais l'épée que pour moi-même. Finalement, je l'ai brandie pour la main qui m'a secouru, et pour Mingting . Mais à présent, je ne suis plus qu'un vagabond, et ma lame est aussi perdue que moi… Je ne te vois pas, mais je ressens ton appel. Si tu as besoin de renfort, crie mon nom. Mon arme sortira à nouveau de son fourreau pour défendre tes convictions.
Activité préférée de Qiuyuan
Toutes ces années passées auprès de maître Zhang, à cuisiner pour ses patients… Chaque repas contenait l'apport nutritionnel optimal pour leurs symptômes. En dehors de ces plats légers, je connais aussi des recettes plus copieuses et épicées, comme celles de Chongzhou. Est-ce qu'elles te plairont ? Difficile à dire.
Les soucis de Qiuyuan
Chaque agent de l'Agence de sécurité intérieure dispose d'une liste de personnes à arrêter ou à éliminer. C'est tout ce qui compte. Désormais, ma liste ne compte plus que deux noms : le membre des Fractsidus qui a assassiné l'homme qui m'a sauvé la vie et Geshu Lin. Certaines dettes doivent se payer par le sang. C'est dans l'ordre des choses. Tant que ma lame ne les aura pas exterminés, ma mission se poursuivra.
Plat préféré
Il y a des années, après avoir bouclé une affaire à Yuezhou, j'ai dû revenir précipitamment à Mingting . J'étais épuisé et affamé, et je suis tombé sur un restaurant au bord de la route. Un bol de riz, une assiette de porc braisé, une bouteille de vin. Un repas tout simple, mais je n'ai jamais été aussi rassasié que ce soir-là.
Plat inacceptable
À Mingting , il y a une boisson spéciale. Elle est de couleur verte grisâtre, avec une odeur inoubliable. Je te souhaite de ne jamais avoir à y goûter…
Idéaux
Les rêves, les idéaux… Tout ça, ça ne veut pas dire grand-chose quand on se couche chaque soir sans être certain qu'il y aura un lendemain. Alors, je ne perds pas de temps à y songer. Tout ce que je sais, c'est qu'il est trop tôt pour mourir. Je n'ai pas encore eu ma revanche, ni accompli mon devoir. Quant à ce qui se passera ensuite… je laisserai le destin en décider.
Discuter : I
Ce n'est pas du vin, c'est un médicament. J'étais aux portes de la mort à Chongzhou lorsque maître Zhang m'a sauvé avec ce puissant remède. Mais tout a un prix. Depuis ce jour, j'ai appris à voir avec mon esprit. Mes talents n'en sont que plus aiguisés, mais je cours le risque de sombrer dans la folie. Enfin, les personnes qui sont dignes de ma lame sont rares. Pour les autres, cette baguette de bambou suffit.
Discuter : II
Tu aimerais connaître mon passé ? Ha… Si c'est ce que tu veux, je n'ai rien à cacher. Mais peut-être serait-il préférable d'en discuter autour d'une carafe de bon vin.
À propos de Sanhua
Mon maître m'a raconté que certains de mes ancêtres avaient quitté Chongzhou pour s'installer sur les terres frontalières. Elle vient de cette branche de notre arbre généalogique. Tout comme moi, elle ne s'intéressait autrefois qu'à l'épée. Maintenant, elle semble avoir trouvé un but en mettant sa lame au service de la Magistrate de Jinzhou . Je suis content pour elle.
À propos de Changli
À Mingting , les gens comme moi fréquentent rarement les dirigeants, et c'est compréhensible. Nous n'intervenons que lorsqu'il y a du grabuge. Tout ce que je sais à son sujet, c'est que depuis qu'elle a abandonné le poste de Secrétaire générale, aucun remplaçant ne s'est montré à sa hauteur.
À propos de Jiyan
Parmi toutes les troupes du ministère de l'Armée de Huanglong , personne d'autre n'était suffisamment compétent pour atteindre le grade de général à un si jeune âge. J'ai entendu dire qu'avant de rejoindre les Gardiens de minuit , il était médecin… D'une manière ou d'une autre, il sauve toujours des vies.
À propos de Scar
Je ne sais de lui que ce que j'ai lu dans les dossiers. Si nous devions croiser le fer, il ne ferait certainement pas long feu. Comme les autres criminels des Fractsidus, il a été mis au ban par Mingting , mais les habitants de Jinzhou seraient prêts à remuer ciel et terre pour le retrouver. Compte tenu de la gravité de ses actes, j'estime qu'il mérite tous les malheurs qui pourraient lui arriver.
À propos de lui-même
Nombreux sont ceux qui ont essayé de me réduire au silence dans l'espoir de masquer la vérité. Certains iraient jusqu'à assassiner mes proches pour étouffer les affaires dans lesquelles ils sont impliqués… Alors, pour mon bien et celui des autres, il est préférable que je tienne les gens à distance.
Vœux d'anniversaire
Joyeux anniversaire. À mesure que tu progresseras sur ta voie, d'autres se joindront à toi. Le monde n'est qu'une auberge dans laquelle nous faisons une courte halte avant de nous mettre en route vers nos destinations respectives. Je ne suis peut-être qu'un personnage secondaire dans ton histoire, mais en ce jour exceptionnel, permets-moi de partager ce refuge temporaire avec toi.
Détendre : I
(Bruit d'effort)
Détendre : II
(Bruit d'effort)
Détendre : III
(Bruit d'effort)
Présentation personnelle
Je m'appelle Qiuyuan. Considère-moi comme une lame dont tu as le contrôle absolu.
Salutation
Donne-moi une cible, je m'occuperai du reste.
Rejoindre l'équipe : I
Une lame est faite pour frapper.
Rejoindre l'équipe : II
Allons-y.
Rejoindre l'équipe : III
Laissez-moi m'occuper des dangers.
Ascension : I
À l'intérieur, la clarté. À l'extérieur, la précision. Tu as bien retenu la leçon.
Ascension : II
Une nouvelle chance suffit pour réécrire l'avenir.
Ascension : III
Une épée est affûtée par la pierre à aiguiser, le fracas des batailles et les épreuves de la vie. Même brisée, sa lame ne doit jamais perdre son tranchant.
Ascension : IV
Puisque tu as parcouru tout ce chemin, pourquoi ne pas mettre ta force à l'épreuve face à des adversaires plus puissants ?
Ascension : V
Dans ma jeunesse, tout ce qui m'intéressait, c'était de rendre mon épée toujours plus tranchante. Quand je la tenais en main, j'avais l'impression qu'elle ne pesait rien. Désormais, après toutes les rencontres que j'ai faites et les décisions que j'ai dû prendre, ma lame me semble plus lourde à chaque coup. Mon talent n'en est aucunement diminué, mais quelque chose a changé…
Attaque normale : I
Avance.
Attaque normale : II
Prépare-toi à mourir.
Attaque normale : III
Réponds à mon appel.
Attaque normale : IV
Les étoiles s'alignent à nouveau.
Attaque lourde : I
Effondre-toi.
Attaque lourde : II
Disparais.
Attaque lourde : III
Brise-toi comme un bambou.
Compétence résonatrice : I
Au suivant.
Compétence résonatrice : II
Le vent hurle.
Compétence résonatrice: III
Je t'entends.
Compétence résonatrice : IV
Je suis une lame.
Compétence résonatrice : V
Lève-toi.
Compétence résonatrice : VI
À l'attaque.
Compétence résonatrice : VII
Inutile de fuir.
Compétence résonatrice : VIII
Je ne fais qu'un avec la forêt.
Compétence résonatrice : IX
Te voilà.
Compétence résonatrice : X
Rends-toi.
Libération résonatrice : I
Ta vie m'appartient.
Libération résonatrice : II
Le jugement va s'abattre.
Libération résonatrice : III
Un coup pour mettre un terme à cette histoire.
Compétence d'Intro
Ce qui dort entre les bambous…
Esquive
Pas assez rapide.
Riposte
Cette posture laisse à désirer.
Contre-attaque d'esquive
Casser.
Attaqué : I
Aurais-je mal entendu ?
Attaqué : II
Battons en retraite pour regagner du terrain.
Blessé : I
Ça sera bientôt guéri.
Blessé : II
Intéressant.
Blessé : III
Le courage, oui. La témérité, non.
Epuisé : I
Je te revaudrai tout ce que tu as fait pour moi… dans une autre vie.
Epuisé : II
Le vent… Il s'est calmé.
Epuisé : III
Je vois… les ténèbres.
Invoquer un Écho
Admire cette lame.
Se transformer
La stabilité dans le changement.
Ennemis proches
Ne perdons pas de temps.
Planeur
Dans le vent.
Senseur
Je l'entends.
Ruer : I
En avant.
Ruer : II
Tu tiens le coup ?
Coffre : I
Tu peux garder ça.
Coffre : II
Parfait.
Coffre : III
Puisque tu insistes.