
Hérétique vorace
2 Set
Augmente les DGT critiques de
4 Set
Augmente les DGT infligés par l'ATQ normale du porteur de
Pièces de relique

Appareil crânien de l'hérétique
HEAD
Il existe un dicton au sein de la Guilde de l'intelligentsia selon lequel un visage masqué serait le symbole même de la sagesse. Mais contrairement à la mesure rationnelle propre aux bustes de plâtre, les instruments ornant la tête de l'érudit scintillent de dangers et de secrets interdits. « On dit qu'elle n'arrête pas de pratiquer l'auto-lobotomie, et qu'elle est prête à sacrifier ses propres synapses pour continuer à se mesurer aux génies. » « Apparemment, elle traite la matière grise comme une viande crue, et son crâne est criblé de trous à force d'années d'expérimentations sur elle-même. » Elle n'avait jamais prêté aucune attention aux bruits de couloir, jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par quelques fouineurs. Ces derniers fixaient les conduits d'électrodes qui longeaient son enveloppe métallique, et réclamaient avec excitation de savoir si elle avait oui ou non profané une âme sacrée. La chercheuse laissait échapper un rire froid. Un mécanisme s'ouvrit dans le son d'un cliquetis net qui résonna dans les couloirs du savoir, et les électrodes scintillaient tel un ciel étoilé. De belles structures ramifiées se déployèrent dans l'incubateur, et ses pensées voyagèrent à la vitesse de la lumière. Aussi, des signaux traversèrent des milliards de cellules et portèrent connaissances et inspirations profondes. « Bande de lâches. Vous n'avez même pas le courage de disséquer la vérité, et vous prétendez apprendre aux autres à repousser les frontières de la connaissance ? » Tels furent les derniers mots qu'elle laissa derrière elle, perdus dans une vague de soupirs et d'exclamations. 43 824 heures système plus tard, le Département de la technologie accueillit une « pure » chercheuse. Elle flottait dans une immense cuve remplie de liquide céphalorachidien, et s'était pourtant connectée aux secrets les plus obscurs de l'univers.

Gants d'injection de l'hérétique
HAND
Comment une petite coupe peut-elle contenir l'immensité d'une baleine ? Comment un seul esprit peut-il renfermer la connaissance ? Elle a tout sacrifié pour l'interprétation : le sang versé est le plus léger des ornements, et la confusion n'a jamais eu le droit d'exister. La seringue métallique reposait en silence non loin, son cylindre parcouru de gènes ancestraux renfermait des secrets qui transcendaient l'ordinaire. Elle l'avait testée sur d'innombrables sujets vivants, mais cette fois, elle plongea l'aiguille dans sa propre artère. Au moment où l'essence brûlante se déversa dans ses veines, le monde éclata en un milliard de lumières vacillantes. Elle tomba. Elle traversa couche après couche d'un noir de jais, jusqu'à l'océan primordial d'une vie palpitante. Elle rugissait et s'abattait sur une terre ancestrale tandis que les dieux projetaient leurs ombres colossales d'un âge révolu à travers l'univers. Elle vit cette chose... la gondole remontant le courant, le masque de l'acteur arraché et jeté à terre. Un minuscule point insignifiant, fait à la fois de larmes et de rires, lui chargeant dessus. Elle était une bête, lovée dans les replis de l'univers. Dévorer, déchirer, sangloter, savourer. ... Elle avala une pleine lune d'un coup d'un seul. Elle se réveilla en sursaut, un liquide ardent s'échappant de tous ses orifices. Elle tendit la main, sentit la couleur écarlate tacher ses doigts, puis éclata de rire comme une Folle : « Alors c'est ça... nous devons emprunter la voie de la régression. Nous y sommes attendus ! » « Inutile de se limiter aux étroites frontières de l'intellect humain : il suffit d'interpréter ce qui se trouve devant nous, et l'origine de l'univers se révélera d'elle-même. » Elle était certaine d'avoir entrevu l'abîme de la connaissance.

Camisole de raison de l'hérétique
BODY
Ce n'était qu'une simple blouse de laboratoire, qu'elle portait pour ses allers-retours entre les incubateurs et les terminaux. Alors que les injections se succédaient, ceux qui l'entouraient affirmaient qu'elle devenait de plus en plus distante. Elle n'y prêtait aucune attention, car les sentiments n'ont pas leur place dans la quête de connaissance. Puis vint l'accident, au cœur de la nuit. Elle perdit connaissance. Les caméras de surveillance n'avaient capturé que quelques images déformées, mais elle savait mieux que quiconque ce qu'elle venait de faire. L'assistant était penché sur ses notes pour enregistrer des données, puis il leva les yeux, le visage horrifié. Déchirures, éclaboussures, hurlements... ... Fuir. Elle rouvrit les yeux. Elle pouvait « voir » l'infrarouge thermique. Ses mains étaient plongées dans une sorte de chaleur. Elle effaça la mémoire de son assistant et remodela habilement son corps, une expérience en note de bas de page dans ses recherches. Quant à sa propre transformation... elle n'avait rien à dire. « Pour éviter que d'autres incidents ne viennent perturber l'avancée de l'expérience, faites ajouter des attaches à ma blouse de laboratoire. » Alors qu'elle fermait les dernières attaches de son harnais, une pensée se cristallisa progressivement dans son esprit : « Cette enveloppe physique devient une entrave. Le système nerveux humain n'a jamais été conçu pour supporter le poids du déchiffrement des connaissances. » « Quel récipient pourrait bien contenir la sagesse ? » Un cerveau plus gros... peut-être ?

Bottines voraces de l'hérétique
FOOT
Elle quittait rarement son laboratoire, pourtant ses empreintes de pas couvraient chaque recoin du cosmos. La vie s'épanouit toujours davantage dans ces lieux primitifs où abondent les traces laissées par les ancêtres. Vonwacq, l'antique arbre Thestang : les restes du léviathan doivent se nourrir du sang des Rangers. Ahatopia, terres de l'imagénèse, la chair et le sang doivent s'entremêler avec la Fabulune. ... Mais à force de contempler l'abîme, l'abîme s'enracina en elle jusqu'au plus profond de son être. Elle se souvenait encore de ce jour où elle avait accidentellement renversé quelques gouttes de réactif expérimental. Elle baissa les yeux, et le bout de ses bottes s'était fendu, laissant apparaître une crevasse humide dont les parois étaient tapissées de rangées de dents grotesques. « Faim... faim... J'ai faim... » « J'ai si faim ! J'ai si faim ! J'ai si faim ! » Ces crevasses gémissaient, rongeaient, et parlaient de leur faim insatiable. Elle savait ce qu'elles étaient. Elle avait utilisé leurs yeux pour se voir d'innombrables fois. C'était elle, pensa-t-elle, non ? Affamée à jamais, insatiable pour toujours... « FAIM ! FAIM ! FAIM ! » Elle sourit et les enferma dans une cage, écoutant ces hurlements voraces se transformer peu à peu en gémissements pitoyables qui lui étaient adressés... Elle commença déjà à rêver qu'un jour, même le puissant Léviathan offrirait ses connaissances à son tour.
