Informations
Augusta
Augusta VA
Chinois: Mu Xueting
Japonais: Hikasa Yoko
Coréen: Lee Ji Hyeon
Anglais: Alix Wilton Regan
Rapport d'Examen Forte de Augusta
Puissance de Résonance
Magnétisme avant la lumière
Rapport d'Évaluation de Résonance
[Extrait du █████ Rapport physique des participants à l'agôn]
Nom : Augusta
La résonance de cette participante s'est manifestée à son enfance, presque à sa naissance. On la soupçonne d'être une Résonatrice congénitale .
La Marque taciturne de la participante Augusta se situe au dos de sa main gauche. À l'activation, elle peut générer et manipuler un champ magnétique d'un rayon d'environ dix mètres et centré autour d'elle. Plus elle maîtrise son Forte, plus elle est à même de contrôler et de remodeler les matériaux comme le fer, le cobalt et le nickel. Cependant, selon son témoignage personnel et les données de test, son Forte semble avoir atteint sa limite de développement, son rayon de dix mètres marquant sa limite haute pratique.
« C'est une Résonatrice congénitale rare, pourtant son Forte possède une capacité de soutien minime en combat. Le meilleur mot pour le décrire est certainement « quelconque ». Que quelqu'un comme elle se fasse un nom dans l'agôn... C'est aussi peu plausible que le soleil se levant en pleine nuit. Digne d'un roman fantastique. » — Extrait des notes d'un examinateur médical
La Marque taciturne gravée sur le dos de sa main depuis son enfance était à la fois un don du ciel et une cruelle plaisanterie. Autrefois, son faible Forte l'entravait, mais elle a brisé ces chaînes depuis longtemps. Pas à pas, elle gravit les marches du trône, prouvant au monde que même une enfant des rues peut briller aussi fort qu'un soleil de plomb.
Rapport de Diagnostic Overclock
[Rapport médical annuel du Palais de l'éphore — Accès vérifié]
Le graphisme en forme d'onde du sujet montre des fluctuations elliptiques. Le Domaine Temporel est régulier ; il ne montre aucune fluctuation elliptique. Les résultats du test se situent dans la fourchette de phase normale.
Criticité de la Résonance : le sujet présente un risque minime d'overclocking . À en juger par l'intensité de la forme d'onde, le potentiel d'overclocking peut être écarté.
Les informations ne suggèrent aucun passif d'overclocking, et une assistance psychologique n'est pour le moment pas jugée nécessaire.
« Chaque fois qu'on fait ça, j'ai l'impression de vérifier combien je mesure en tant qu'adulte, ce qui est... assez embarrassant. »
« Pourtant, quand il s'agit de tests physiques, vous n'êtes pas sans surprises. Enfin, il serait plus juste de dire que vous choquez les fabricants des équipements de test... »
« Haha, vraiment ? »
Objets Précieux & Faveurs de Augusta
Sceau du soleil et du griffon
La pierre utilisée pour fabriquer ce sceau a été extraite des montagnes mêmes où les fondateurs de Septimont ont posé le pied pour la première fois. Lisse et robuste, la surface immaculée de cette roche est ornée de motifs sinueux sculptés par le temps. C'est la marque indélébile de l'histoire qui a été gravée dans la terre.
Le sceau est paré d'un griffon et d'un soleil, tous deux forgés à partir de métaux précieux. Le premier symbolise le courage et la vision, le second l'éternité et la gloire. Ce petit sceau porte les rêves et les espoirs des fondateurs de Septimont. Il rappelle en permanence à son porteur l'importance du courage grâce auquel tout a commencé.
Augusta se souvient encore de la sensation qu'elle a ressentie en le touchant pour la première fois. La pierre était froide, pourtant elle dégageait une douce chaleur. La chaleur du pouvoir. Elle sait pertinemment que ce pouvoir recèle davantage que l'honneur. Le sceau, bien que suffisamment léger pour être lancé, est plutôt lourd, comme le poids qui repose sur ses épaules. C'est un fardeau qui ne saurait être allégé.
Vieux bandeau
Avant qu'Augusta ne se fasse un nom, elle avait rassemblé l'argent de ses travaux occasionnels afin de s'acheter un bandeau arborant les motifs traditionnels de Septimont. À l'époque, elle n'était qu'un énième gladiateur sans nom à la vie rude, invisible et inconnu de tous. Chaque fois qu'elle allait entrer dans l'arène, elle nouait d'abord ce bandeau sur son front. Il fut témoin de toutes ses batailles et essuya discrètement chacune des larmes silencieuses qu'elle versa.
La veille d'un agôn sanglant, Augusta posa le bandeau à plat sur ses genoux. Les mains chevrotantes, elle cousit quelques mots sur sa face intérieure :
« Que jamais je n'oublie pourquoi je dégaine ma lame lorsque je saigne. »
Les lettres étaient tordues, la couture grossière. Lorsqu'elle coupa le dernier fil, elle noua le bandeau bien fort une fois de plus.
Elle ne jeta pas un regard en arrière sur la route qui l'avait menée jusqu'ici.
Elle n'en avait pas besoin.
« Petit glandiateur »
Lorsqu'Augusta était enfant, elle s'était « liée d'amitié » avec un gland. Tout comme ses frères et sœurs aux formes étranges et au destin funeste, lui aussi provenait du grand chêne de Fabianum.
À l'époque, Augusta n'était pas encore versée dans l'art de la forge. La plupart de ses « glandiateurs » étaient biscornus. Certains avaient une jambe cassée, d'autres avaient la tête écrasée. Elle avait donné un nom à chacun de ces petits êtres éphémères, avant de les installer dans son jardin. Jusqu'à ce qu'un beau jour, elle tendit un glandiateur à son père dans la douce chaleur du soir. Entre ses mains, le gland prit « vie ». Il était solide. Magnifique. Comme un véritable gladiateur. Puissant.
C'est cela. Le Petit glandiateur reçut la distinction des gladiateurs. Ses faits héroïques incluaient :
- vaincre une araignée qui avait tenté de tisser sa toile sur son casque
- vaincre une tempête qui soufflait à travers la fenêtre
- vaincre le glandiateur « Trapu »
- vaincre le glandiateur « Dégingandé ».
Dans l'imagination débordante de la jeune Augusta, le Petit glandiateur était l'incarnation parfaite du héros des héros.
Des années se sont écoulées. Désormais, le Petit glandiateur repose tranquillement sur un coin de son bureau, tel un vieux gladiateur usé profitant d'une retraite amplement méritée. Pendant ce temps, la fille qui l'admirait jadis marche toujours vers l'avenir, aussi inflexible que toujours, dessinant son propre chemin vers la gloire.
Histoire de Augusta
Le murmure
« Cling ! »
Alors que l'épée fut arrachée de sa main, la conscience de la jeune fille fut également plongée dans le chaos.
Une chaleur parcourut ses membres. Puis vint l'engourdissement. Ses nerfs cédèrent l'un après l'autre, la plongeant dans des ténèbres aussi froides que silencieuses.
Elle ne savait plus combien de fois elle avait été mise à terre. Elle ne savait pas combien de fois encore elle devrait se relever.
La peur commença à l'envahir. Elle enveloppa sa volonté faiblissante tel un cocon de soie.
Elle avait peur. Peur de périr sans avoir accompli quoi que ce soit. Peur de se retrouver sur une voie sans retour possible.
« Accepte cette sensation, Augusta... »
Cette voix résonna à son oreille, déchirant les ténèbres tel un éclat de lumière dans le néant.
« Apprends la peur. Apprends l'effroi. Voilà ta toute première leçon... »
« Apprends à accepter ta faiblesse. Ce n'est qu'en connaissant la faiblesse que tu peux comprendre la force. »
« Ce n'est qu'en goûtant à la défaite que tu peux saisir la valeur de la puissance... »
« Le chemin vers la gloire n'a pas été tracé pour toi. Mais si tu en atteins le bout, personne ne se souciera du nom que tu portais au début. »
« La volonté de devenir une héroïne... suffit pour commencer à en devenir une... »
« Alors, suis ce chemin, Augusta... Tu n'as pas d'autre choix. Et tu n'as besoin d'aucun autre choix. »
« Ne poursuis pas la lumière tel un papillon de nuit. Sois le soleil éblouissant que personne n'ose regarder. »
« Maintenant, lève-toi, Augusta »
Les murmures déchirèrent son cocon d'effroi, la laissant à nouveau nue dans les ténèbres glaciales.
Le froid mordit le peu de volonté qu'il lui restait, puis...
Elle se leva.
Ses jambes flageolaient. Ses pieds se traînaient l'un derrière l'autre. Elle tendit la main vers son épée. Puis elle la ramassa.
Et elle défia à nouveau le gladiateur du nom de Cato.
À partir de cet instant...
Elle brandissait sa toute première victoire telle une lame, traçant son chemin vers la gloire.
Alors que l'épée fut arrachée de sa main, la conscience de la jeune fille fut également plongée dans le chaos.
Une chaleur parcourut ses membres. Puis vint l'engourdissement. Ses nerfs cédèrent l'un après l'autre, la plongeant dans des ténèbres aussi froides que silencieuses.
Elle ne savait plus combien de fois elle avait été mise à terre. Elle ne savait pas combien de fois encore elle devrait se relever.
La peur commença à l'envahir. Elle enveloppa sa volonté faiblissante tel un cocon de soie.
Elle avait peur. Peur de périr sans avoir accompli quoi que ce soit. Peur de se retrouver sur une voie sans retour possible.
« Accepte cette sensation, Augusta... »
Cette voix résonna à son oreille, déchirant les ténèbres tel un éclat de lumière dans le néant.
« Apprends la peur. Apprends l'effroi. Voilà ta toute première leçon... »
« Apprends à accepter ta faiblesse. Ce n'est qu'en connaissant la faiblesse que tu peux comprendre la force. »
« Ce n'est qu'en goûtant à la défaite que tu peux saisir la valeur de la puissance... »
« Le chemin vers la gloire n'a pas été tracé pour toi. Mais si tu en atteins le bout, personne ne se souciera du nom que tu portais au début. »
« La volonté de devenir une héroïne... suffit pour commencer à en devenir une... »
« Alors, suis ce chemin, Augusta... Tu n'as pas d'autre choix. Et tu n'as besoin d'aucun autre choix. »
« Ne poursuis pas la lumière tel un papillon de nuit. Sois le soleil éblouissant que personne n'ose regarder. »
« Maintenant, lève-toi, Augusta »
Les murmures déchirèrent son cocon d'effroi, la laissant à nouveau nue dans les ténèbres glaciales.
Le froid mordit le peu de volonté qu'il lui restait, puis...
Elle se leva.
Ses jambes flageolaient. Ses pieds se traînaient l'un derrière l'autre. Elle tendit la main vers son épée. Puis elle la ramassa.
Et elle défia à nouveau le gladiateur du nom de Cato.
À partir de cet instant...
Elle brandissait sa toute première victoire telle une lame, traçant son chemin vers la gloire.
Le droit des puissants
La confrontation. L'observation. Le coup final. Puis vinrent le verdict, les applaudissements et les encouragements.
Elle ignora les regards incendiaires et s'en alla sans se retourner.
Quelque part en chemin, Augusta avait perdu toute passion pour les victoires sans mérite.
Elle voulait une pierre à aiguiser. Quelqu'un qui affûterait sa lame. Mais à Septimont, ce genre d'adversaires se faisait rare.
« Ça ne suffit pas... C'est encore loin de suffire... »
« Deux coups pour contrer son attaque. Un pour briser sa défense. Un coup final pour l'achever. »
« Un adversaire d'un tel niveau... J'aurais dû mettre un terme à ce combat en quatre coups... »
Augusta était assise seule dans le salon, étudiant les failles de sa performance.
« Inutile de te précipiter, Augusta... »
« Tu possèdes déjà l'état d'esprit des puissants. C'est une bonne chose... »
« Chercher des ouvertures, s'en remettre à la chance, c'est ainsi que se battent les faibles. Pour les puissants, la victoire n'est jamais l'objectif. Ce n'est que le début. »
Elle entendit le murmure, comme d'habitude.
Il était tel un mentor, patient, mais ferme. Un ancêtre convaincant qui se manifestait pour la conseiller lorsqu'elle en avait le plus besoin.
« Les puissants... ? » Augusta serra le manche de son épée, la voix empreinte d'incertitude.
« Suis-je... vraiment devenue l'une d'entre eux ? »
« Sans aucun doute, Augusta. Tu n'es plus cette petite fille sans défense. »
« Puise la moindre once de valeur des faibles. Laisse les plus forts te nourrir. »
« Gravis leurs corps entassés et empare-toi du trône qui t'est destiné... »
« … ! »
Comme transpercée par un éclat de glace, les yeux d'Augusta s'écarquillèrent.
« Qu'y a-t-il, Augusta ? »
« Rien. Je... » Elle plaça sa main sur son visage, les sourcils froncés, essayant de se souvenir.
« Je... n'arrive même pas à me souvenir à quoi ressemblait mon adversaire aujourd'hui... »
Quelques jours plus tard, Augusta reçut une invitation pour les assister aux combats des fosses souterraines. Elle s'y était autrefois retrouvée lorsqu'elle était gladiateur. Ils l'accueillaient désormais comme une invitée de prestige, côtoyant la noblesse.
« Accepte, Augusta. Élargis tes horizons. Ce n'est qu'en sortant de ta petite cage que tu pourras atteindre les sommets de Septimont. »
Elle voulait refuser. Mais en fin de compte, elle écouta le murmure. Alors elle resta assise, raide, dans un siège moelleux auquel elle n'était pas habituée, répondant aux commentaires de la haute société par des phrases polies qui ne lui ressemblaient pas. Embarrassée, elle tourna son regard vers l'arène en contrebas.
C'est alors qu'elle remarqua, derrière les barreaux de fer, bien plus de gladiateurs que nécessaire pour un combat ordinaire.
« Augusta, notre vedette ! » dit le noble assis à ses côtés. « Tout le monde espère qu'un adversaire digne de toi se révélera pour t'affronter. Hélas, nous ne l'avons pas encore trouvé. »
« Alors, nous avons préparé quelque chose de spécial. Un agôn comme jamais auparavant. Aucune règle, aucune limite. Chacun pour soi, jusqu'à la mort ! »
Un certain malaise traversa la poitrine d'Augusta, gagnant doucement son sang.
« Regarde, Augusta ! Ceux qui attendent pour entrer. Tu les as déjà battus auparavant. Tous. »
« Ils ont à présent une seconde chance. Une chance de combattre à nouveau. De gagner le droit de t'affronter une fois de plus. »
« Et ce droit... est réservé à l'ultime survivant. »
Sa tête se mit à bourdonner. Elle entendait son sang battre contre ses tympans.
« Profite du spectacle, Augusta... » lui souffla le murmure. « Profite du festin préparé pour toi. Un droit que seuls les puissants possèdent... »
« Le droit... des puissants... »
Son chuchotement se heurta à la voix du murmure, tels deux silex qui s'entrechoquent, allumant une flamme en elle.
Elle embrasa son sang. Elle embrasa ses doutes et les questions qui la rongeaient depuis longtemps.
« Cela n'est pas nécessaire... »
LaMarque taciturne au dos de sa main s'illumina. Une bourrasque transperça l'air. Sa lame vola droit dans sa main.
Bouche bée, les nobles virent Augusta se lever de son siège et sauter dans l'arène.
« Si vous souhaitez m'affronter, inutile d'en gagner le droit ! » Elle planta son épée dans le sol, sa voix retentissant dans toute l'arène.
« Si vous partagez le même rêve, que votre épée désigne celui que vous aspirez le plus à battre. Maintenant ! »
Sur ces paroles, les portes en acier s'ouvrirent. Les gladiateurs entrèrent un par un et l'encerclèrent.
À cet instant, des souvenirs envahirent l'esprit d'Augusta. Elle observa la foule. Elle avait l'impression qu'une centaine d'yeux la fixaient. Ils lui étaient tous familiers.
Elle se souvenait de leur nom. De leurs mouvements. De leurs forces. Et de leurs faiblesses.
Elle attendit, calme et immobile, que le cor de guerre retentisse.
Ce jour-là, elle fut la dernière debout dans l'arène. Mais elle ne prit aucune vie.
Ce jour-là, elle entendit le rugissement d'un millier de voix. Mais le murmure... n'en faisait pas partie.
Elle ignora les regards incendiaires et s'en alla sans se retourner.
Quelque part en chemin, Augusta avait perdu toute passion pour les victoires sans mérite.
Elle voulait une pierre à aiguiser. Quelqu'un qui affûterait sa lame. Mais à Septimont, ce genre d'adversaires se faisait rare.
« Ça ne suffit pas... C'est encore loin de suffire... »
« Deux coups pour contrer son attaque. Un pour briser sa défense. Un coup final pour l'achever. »
« Un adversaire d'un tel niveau... J'aurais dû mettre un terme à ce combat en quatre coups... »
Augusta était assise seule dans le salon, étudiant les failles de sa performance.
« Inutile de te précipiter, Augusta... »
« Tu possèdes déjà l'état d'esprit des puissants. C'est une bonne chose... »
« Chercher des ouvertures, s'en remettre à la chance, c'est ainsi que se battent les faibles. Pour les puissants, la victoire n'est jamais l'objectif. Ce n'est que le début. »
Elle entendit le murmure, comme d'habitude.
Il était tel un mentor, patient, mais ferme. Un ancêtre convaincant qui se manifestait pour la conseiller lorsqu'elle en avait le plus besoin.
« Les puissants... ? » Augusta serra le manche de son épée, la voix empreinte d'incertitude.
« Suis-je... vraiment devenue l'une d'entre eux ? »
« Sans aucun doute, Augusta. Tu n'es plus cette petite fille sans défense. »
« Puise la moindre once de valeur des faibles. Laisse les plus forts te nourrir. »
« Gravis leurs corps entassés et empare-toi du trône qui t'est destiné... »
« … ! »
Comme transpercée par un éclat de glace, les yeux d'Augusta s'écarquillèrent.
« Qu'y a-t-il, Augusta ? »
« Rien. Je... » Elle plaça sa main sur son visage, les sourcils froncés, essayant de se souvenir.
« Je... n'arrive même pas à me souvenir à quoi ressemblait mon adversaire aujourd'hui... »
Quelques jours plus tard, Augusta reçut une invitation pour les assister aux combats des fosses souterraines. Elle s'y était autrefois retrouvée lorsqu'elle était gladiateur. Ils l'accueillaient désormais comme une invitée de prestige, côtoyant la noblesse.
« Accepte, Augusta. Élargis tes horizons. Ce n'est qu'en sortant de ta petite cage que tu pourras atteindre les sommets de Septimont. »
Elle voulait refuser. Mais en fin de compte, elle écouta le murmure. Alors elle resta assise, raide, dans un siège moelleux auquel elle n'était pas habituée, répondant aux commentaires de la haute société par des phrases polies qui ne lui ressemblaient pas. Embarrassée, elle tourna son regard vers l'arène en contrebas.
C'est alors qu'elle remarqua, derrière les barreaux de fer, bien plus de gladiateurs que nécessaire pour un combat ordinaire.
« Augusta, notre vedette ! » dit le noble assis à ses côtés. « Tout le monde espère qu'un adversaire digne de toi se révélera pour t'affronter. Hélas, nous ne l'avons pas encore trouvé. »
« Alors, nous avons préparé quelque chose de spécial. Un agôn comme jamais auparavant. Aucune règle, aucune limite. Chacun pour soi, jusqu'à la mort ! »
Un certain malaise traversa la poitrine d'Augusta, gagnant doucement son sang.
« Regarde, Augusta ! Ceux qui attendent pour entrer. Tu les as déjà battus auparavant. Tous. »
« Ils ont à présent une seconde chance. Une chance de combattre à nouveau. De gagner le droit de t'affronter une fois de plus. »
« Et ce droit... est réservé à l'ultime survivant. »
Sa tête se mit à bourdonner. Elle entendait son sang battre contre ses tympans.
« Profite du spectacle, Augusta... » lui souffla le murmure. « Profite du festin préparé pour toi. Un droit que seuls les puissants possèdent... »
« Le droit... des puissants... »
Son chuchotement se heurta à la voix du murmure, tels deux silex qui s'entrechoquent, allumant une flamme en elle.
Elle embrasa son sang. Elle embrasa ses doutes et les questions qui la rongeaient depuis longtemps.
« Cela n'est pas nécessaire... »
La
Bouche bée, les nobles virent Augusta se lever de son siège et sauter dans l'arène.
« Si vous souhaitez m'affronter, inutile d'en gagner le droit ! » Elle planta son épée dans le sol, sa voix retentissant dans toute l'arène.
« Si vous partagez le même rêve, que votre épée désigne celui que vous aspirez le plus à battre. Maintenant ! »
Sur ces paroles, les portes en acier s'ouvrirent. Les gladiateurs entrèrent un par un et l'encerclèrent.
À cet instant, des souvenirs envahirent l'esprit d'Augusta. Elle observa la foule. Elle avait l'impression qu'une centaine d'yeux la fixaient. Ils lui étaient tous familiers.
Elle se souvenait de leur nom. De leurs mouvements. De leurs forces. Et de leurs faiblesses.
Elle attendit, calme et immobile, que le cor de guerre retentisse.
Ce jour-là, elle fut la dernière debout dans l'arène. Mais elle ne prit aucune vie.
Ce jour-là, elle entendit le rugissement d'un millier de voix. Mais le murmure... n'en faisait pas partie.
L'héroïne « parfaite »
« Qui est-ce ? »
« C'est une plaisanterie ? C'est l'éphore Magno ! Il n'y a pas une âme à Septimont qui ne le connaisse pas. »
« L'éphore... »
Dans l'ombre d'un coin de rue, Augusta prit la dernière bouchée de son pain sec, le regard braqué sur l'imposante silhouette qui parlait sur la place. Il semblait avoir la trentaine. Son visage semblait ciselé dans le marbre, mais ses traits étaient adoucis par un sourire chaleureux. Alors que son discours atteignait son paroxysme, il ouvrit grand les bras. La foule lui lança un tonnerre d'applaudissements.
Un champion invaincu des agôns publics. Un prodige, le meilleur gladiateur de sa génération. Il avait même vaincu sept corrosaurus des Plateaux de Sanguis et était revenu vivant, recouvert de sang de dragon. On le surnommait le « tueur de dragons ». À cette époque, les récits de ses actes étaient connus dans tout Septimont.
Il était à l'écoute du peuple. Il ne rejetait aucune demande. Il régnait avec altruisme. Un éphore choisi par la volonté des masses. Beaucoup croyaient qu'il deviendrait le héros des héros de leur époque, celui annoncé par la prophétie.
Pour Augusta, ce titre avait toujours semblé lointain et inatteignable. Mais pour la première fois, elle vit quelqu'un qui pouvait réellement y accéder.
Une flamme s'alluma en elle. Ces prouesses qu'elle pensait exagérées, ces légendes émouvantes... Quelqu'un de son époque les avait réellement vécues. Ce qui impliquait que son rêve n'était pas fantasque. Il était peut-être à sa portée.
Mais cette flamme commença à s'éteindre. Elle étudia le visage de l'homme, son regard s'attardant sur son sourire impeccable...
« Pourquoi quelqu'un d'aussi fort... n'a-t-il pu sauver Fabianum ? »
Peu après, Augusta se retrouva face à face avec cet homme, cette question pesant toujours lourd sur son cœur.
« Félicitations, jeune fille. Tu as gagné la bénédiction d'Arsinosa. Tu seras désignée nouvelle championne. »
Sur le podium, Augusta fit face à Magno alors qu'il se préparait à attacher la médaille sur sa poitrine. Mais derrière le sourire qu'il s'efforçait d'afficher, elle vit des yeux empreints de lassitude.
Le héros qu'elle s'imaginait autrefois n'était plus. Tout comme la flamme. Le guerrier autrefois surnommé le tueur de dragons avait disparu.
Augusta accepta cet honneur en silence. Puis, juste avant de partir, elle murmura, suffisamment bas pour que lui seul puisse entendre...
« Ces légendes à votre sujet... ont-elles un jour été vraies ? »
Il lui répondit par le même sourire silencieux.
Plus tard, un gladiateur sans nom fit son apparition dans les fosses souterraines. Il portait un heaume dissimulant son visage et une armure aussi noire que de l'obsidienne. Il combattait comme un homme n'ayant rien à perdre. Chassant uniquement les plus puissants. Aucune fioriture. Aucune dignité. Il ne combattait pas pour l'honneur. Il combattait comme s'il chassait la mort.
« Le Sans-nom » accumulait les victoires à une vitesse effrayante, attirant bientôt l'attention d'Augusta. Malgré son statut de championne, elle accepta son défi.
Au moment où leurs lames s'entrechoquèrent, elle comprit. Avec ou sans heaume, rien ne pouvait dissimuler ces yeux las et troublés.
Elle ne comprenait pas pourquoi un éphore adulé, un héros n'ayant plus rien à prouver, s'abaisserait à combattre dans une cage ensanglantée. Mais à cet instant, rien de tout cela n'avait d'importance. L'important était le puissant adversaire devant elle et la façon dont elle pouvait le vaincre.
Les lames s'entrechoquaient, encore et encore. Refusant tous deux de céder d'un pouce. Afin de mettre un terme à cette impasse, l'épée du Sans-nom commença à s'électrifier. Des arcs électriques pourpres dansèrent le long de la lame. Les éclairs se forgèrent en une arme. C'était son attaque ultime, destinée à mettre fin au combat.
Dans cet éclair aveuglant, Augusta l'aperçut... La légende. Le guerrier des Plateaux de Sanguis, éclair dans la main, déchirant les nuages orageux et la détresse pour raviver l'espoir de ceux derrière lui.
LaMarque taciturne au dos de sa main s'illumina. Elle ne pourrait jamais invoquer un tel éclair. Son Forte n'était qu'un murmure à côté de son rugissement. Mais quand bien même...
Cette faible résistance suffit à courber légèrement l'éclair.
Profitant de cette infime ouverture, Augusta frappa de toutes ses forces. Un dernier coup.
Après ce jour, le Sans-nom disparut des fosses. Pour le monde, il n'était qu'une des nombreuses victoires d'Augusta. Personne ne comprit qu'une légende s'était éteinte en silence.
Quelque temps après, lors d'une journée comme une autre, Augusta reçut une lettre. Une invitation du Palais de l'éphore.
« C'est une plaisanterie ? C'est l'éphore Magno ! Il n'y a pas une âme à Septimont qui ne le connaisse pas. »
« L'éphore... »
Dans l'ombre d'un coin de rue, Augusta prit la dernière bouchée de son pain sec, le regard braqué sur l'imposante silhouette qui parlait sur la place. Il semblait avoir la trentaine. Son visage semblait ciselé dans le marbre, mais ses traits étaient adoucis par un sourire chaleureux. Alors que son discours atteignait son paroxysme, il ouvrit grand les bras. La foule lui lança un tonnerre d'applaudissements.
Un champion invaincu des agôns publics. Un prodige, le meilleur gladiateur de sa génération. Il avait même vaincu sept corrosaurus des Plateaux de Sanguis et était revenu vivant, recouvert de sang de dragon. On le surnommait le « tueur de dragons ». À cette époque, les récits de ses actes étaient connus dans tout Septimont.
Il était à l'écoute du peuple. Il ne rejetait aucune demande. Il régnait avec altruisme. Un éphore choisi par la volonté des masses. Beaucoup croyaient qu'il deviendrait le héros des héros de leur époque, celui annoncé par la prophétie.
Pour Augusta, ce titre avait toujours semblé lointain et inatteignable. Mais pour la première fois, elle vit quelqu'un qui pouvait réellement y accéder.
Une flamme s'alluma en elle. Ces prouesses qu'elle pensait exagérées, ces légendes émouvantes... Quelqu'un de son époque les avait réellement vécues. Ce qui impliquait que son rêve n'était pas fantasque. Il était peut-être à sa portée.
Mais cette flamme commença à s'éteindre. Elle étudia le visage de l'homme, son regard s'attardant sur son sourire impeccable...
« Pourquoi quelqu'un d'aussi fort... n'a-t-il pu sauver Fabianum ? »
Peu après, Augusta se retrouva face à face avec cet homme, cette question pesant toujours lourd sur son cœur.
« Félicitations, jeune fille. Tu as gagné la bénédiction d'Arsinosa. Tu seras désignée nouvelle championne. »
Sur le podium, Augusta fit face à Magno alors qu'il se préparait à attacher la médaille sur sa poitrine. Mais derrière le sourire qu'il s'efforçait d'afficher, elle vit des yeux empreints de lassitude.
Le héros qu'elle s'imaginait autrefois n'était plus. Tout comme la flamme. Le guerrier autrefois surnommé le tueur de dragons avait disparu.
Augusta accepta cet honneur en silence. Puis, juste avant de partir, elle murmura, suffisamment bas pour que lui seul puisse entendre...
« Ces légendes à votre sujet... ont-elles un jour été vraies ? »
Il lui répondit par le même sourire silencieux.
Plus tard, un gladiateur sans nom fit son apparition dans les fosses souterraines. Il portait un heaume dissimulant son visage et une armure aussi noire que de l'obsidienne. Il combattait comme un homme n'ayant rien à perdre. Chassant uniquement les plus puissants. Aucune fioriture. Aucune dignité. Il ne combattait pas pour l'honneur. Il combattait comme s'il chassait la mort.
« Le Sans-nom » accumulait les victoires à une vitesse effrayante, attirant bientôt l'attention d'Augusta. Malgré son statut de championne, elle accepta son défi.
Au moment où leurs lames s'entrechoquèrent, elle comprit. Avec ou sans heaume, rien ne pouvait dissimuler ces yeux las et troublés.
Elle ne comprenait pas pourquoi un éphore adulé, un héros n'ayant plus rien à prouver, s'abaisserait à combattre dans une cage ensanglantée. Mais à cet instant, rien de tout cela n'avait d'importance. L'important était le puissant adversaire devant elle et la façon dont elle pouvait le vaincre.
Les lames s'entrechoquaient, encore et encore. Refusant tous deux de céder d'un pouce. Afin de mettre un terme à cette impasse, l'épée du Sans-nom commença à s'électrifier. Des arcs électriques pourpres dansèrent le long de la lame. Les éclairs se forgèrent en une arme. C'était son attaque ultime, destinée à mettre fin au combat.
Dans cet éclair aveuglant, Augusta l'aperçut... La légende. Le guerrier des Plateaux de Sanguis, éclair dans la main, déchirant les nuages orageux et la détresse pour raviver l'espoir de ceux derrière lui.
La
Cette faible résistance suffit à courber légèrement l'éclair.
Profitant de cette infime ouverture, Augusta frappa de toutes ses forces. Un dernier coup.
Après ce jour, le Sans-nom disparut des fosses. Pour le monde, il n'était qu'une des nombreuses victoires d'Augusta. Personne ne comprit qu'une légende s'était éteinte en silence.
Quelque temps après, lors d'une journée comme une autre, Augusta reçut une lettre. Une invitation du Palais de l'éphore.
Trône épineux
« Avant de poser toutes tes questions... permets-moi d'abord de t'en poser une. »
« Viens-tu... de Fabianum ? »
« Oui. »
« C'est bien ce que je pensais. Qui aurait cru qu'une orpheline de Fabianum deviendrait la championne de Septimont ? »
« Êtes-vous surpris ? »
« Non, juste... navré. »
Dans la salle de réception du Palais de l'éphore, le sourire caractéristique de Magno avait disparu. Même s'il était près de dix ans plus âgé qu'elle, son expression, contrastant avec la vigueur de sa jeunesse, ressemblait à celle d'un homme à l'article de la mort.
« Ton coup, », dit-il soudainement, se rappelant leur duel dans la fosse souterraine, « était magnifique. Je pense que même lorsque j'étais plus jeune, je n'aurais pas pu le parer. »
« Tout le monde vous considère comme un héros, » dit Augusta « alors pourquoi ne vois-je que de la résignation en vous ? »
« J'ai peut-être été à la hauteur de mon statut de héros, mais pas de celui d'éphore. »
« En tant que héros, je pouvais répondre aux attentes de dix... cent, voire mille personnes. Mais en tant qu'éphore, je n'ai réussi à accomplir aucune vision pour Septimont. »
« Il n'existe personne de plus puissant que vous. Comment pouvez-vous prétendre être impuissant ? »
« Je ne me cherche pas d'excuses. Quand j'ai accepté ce rôle, je croyais vraiment pouvoir porter le poids de milliers d'espoirs. »
« Je peux me mentir à moi-même, mais pas à la réalité. Jeune fille... Je savais qui tu étais depuis le début. Le jour où tu as été emmenée à Septimont, je savais que tu étais l'ultime survivante de Fabianum. »
« Ton existence pesait sur moi comme une lame prête à tomber. Et le jour où tu es devenue championne... cette lame s'est enfin abattue. Je ne pouvais plus cacher mon erreur, fermer les yeux sur la chute de Fabianum, dans le seul but de conserver ma pitoyable couronne. »
« Me dites-vous cela par culpabilité ? »
« Peut-être. Ou peut-être... par espoir. » Magno se leva et prit un verre dans un tiroir dissimulé sous le bureau.
« La couronne m'a accordé un immense pouvoir, mais elle a aussi fait de moi un lâche. Je ne suis plus le héros dont Septimont a besoin. » Il leva le verre vide vers elle. « Porte la couronne, Augusta. Tu as vaincu tous les adversaires que tu peux voir. Il est désormais temps d'affronter ceux que tu ne peux pas voir. »
« Et vous m'en pensez digne simplement parce que je vous ai vaincu ? »
« Non, rien d'aussi mesquin. » Magno hocha la tête. « C'est parce que j'ai entendu ton nom. Des hauteurs jusqu'aux profondeurs de Septimont, de ses couloirs dorés à ses modestes ruelles. Le peuple, indépendamment de sa richesse, sa force, sa classe ou sa foi, a été uni par un seul nom. Et je pense qu'un jour, cette union deviendra la nouvelle force qui guidera Septimont vers l'avenir. »
« J'ai été témoin du poids de ce nom de ma propre épée. C'est... la dernière chose que je peux offrir en tant qu'éphore. »
« Même si tes os sont réduits en cendres, ne renonce jamais sans te battre. » Pendant un bref instant, à travers le rebord de son verre, une étincelle ralluma le regard de Magno. »
Plus tard cette nuit-là, le personnel de nettoyage retrouva Magno assis sur le trône de l'éphore. Son visage était pâle, ses lèvres violettes. Du poison, lui a-t-on dit. Un verre brisé se trouvait à ses pieds, le liquide renversé scintillait en s'écoulant dans les marches.
Certains prétendaient que c'était l'œuvre de ses rivaux.
D'autres que c'était un cadeau du Sénat. Une mort élégante dans un verre.
Mais la plupart étaient d'avis que Septimont avait besoin d'un nouveau « héros ».
Et comme l'avait annoncé Magno, le nom d'Augusta commença à se répandre dans tout Septimont.
Le printemps laissa place à l'automne et le trône de l'éphore accueillit sa nouvelle occupante.
Augusta se trouvait à l'endroit qu'elle ne pouvait autrefois qu'observer. Elle fixa ce trône d'épines qui avait consumé tant de héros. Elle pensa à Magno, lors de cette dernière nuit. Et elle l'imagina levant son verre en l'honneur de celle qui occuperait un jour ce trône, puis vidant le poison d'un trait.
Elle n'était en proie à aucun démon. Elle ne vouait de haine envers personne. Elle avait vu de ses yeux les ténèbres, mais elle savait également ce qu'était la lumière.
Ses pensées étaient simples...
Le héros des héros ne peut être que celui qui surpasse tous les autres héros.
Et les épines du trône n'étaient d'une épreuve comme une autre.
Elle s'installa et, d'une main assurée, plaça les fers et la couronne sur sa tête.
« Éphore Augusta, un message de la part du Sénat. Les sénateurs demandent une audience... pour discuter d'affaires urgentes. » Le messager s'inclina devant le trône.
« Très bien. » dit Augusta en souriant.
Elle avait hâte de rencontrer ces « adversaires » loin de l'arène.
« Je vous suis. »
« Viens-tu... de Fabianum ? »
« Oui. »
« C'est bien ce que je pensais. Qui aurait cru qu'une orpheline de Fabianum deviendrait la championne de Septimont ? »
« Êtes-vous surpris ? »
« Non, juste... navré. »
Dans la salle de réception du Palais de l'éphore, le sourire caractéristique de Magno avait disparu. Même s'il était près de dix ans plus âgé qu'elle, son expression, contrastant avec la vigueur de sa jeunesse, ressemblait à celle d'un homme à l'article de la mort.
« Ton coup, », dit-il soudainement, se rappelant leur duel dans la fosse souterraine, « était magnifique. Je pense que même lorsque j'étais plus jeune, je n'aurais pas pu le parer. »
« Tout le monde vous considère comme un héros, » dit Augusta « alors pourquoi ne vois-je que de la résignation en vous ? »
« J'ai peut-être été à la hauteur de mon statut de héros, mais pas de celui d'éphore. »
« En tant que héros, je pouvais répondre aux attentes de dix... cent, voire mille personnes. Mais en tant qu'éphore, je n'ai réussi à accomplir aucune vision pour Septimont. »
« Il n'existe personne de plus puissant que vous. Comment pouvez-vous prétendre être impuissant ? »
« Je ne me cherche pas d'excuses. Quand j'ai accepté ce rôle, je croyais vraiment pouvoir porter le poids de milliers d'espoirs. »
« Je peux me mentir à moi-même, mais pas à la réalité. Jeune fille... Je savais qui tu étais depuis le début. Le jour où tu as été emmenée à Septimont, je savais que tu étais l'ultime survivante de Fabianum. »
« Ton existence pesait sur moi comme une lame prête à tomber. Et le jour où tu es devenue championne... cette lame s'est enfin abattue. Je ne pouvais plus cacher mon erreur, fermer les yeux sur la chute de Fabianum, dans le seul but de conserver ma pitoyable couronne. »
« Me dites-vous cela par culpabilité ? »
« Peut-être. Ou peut-être... par espoir. » Magno se leva et prit un verre dans un tiroir dissimulé sous le bureau.
« La couronne m'a accordé un immense pouvoir, mais elle a aussi fait de moi un lâche. Je ne suis plus le héros dont Septimont a besoin. » Il leva le verre vide vers elle. « Porte la couronne, Augusta. Tu as vaincu tous les adversaires que tu peux voir. Il est désormais temps d'affronter ceux que tu ne peux pas voir. »
« Et vous m'en pensez digne simplement parce que je vous ai vaincu ? »
« Non, rien d'aussi mesquin. » Magno hocha la tête. « C'est parce que j'ai entendu ton nom. Des hauteurs jusqu'aux profondeurs de Septimont, de ses couloirs dorés à ses modestes ruelles. Le peuple, indépendamment de sa richesse, sa force, sa classe ou sa foi, a été uni par un seul nom. Et je pense qu'un jour, cette union deviendra la nouvelle force qui guidera Septimont vers l'avenir. »
« J'ai été témoin du poids de ce nom de ma propre épée. C'est... la dernière chose que je peux offrir en tant qu'éphore. »
« Même si tes os sont réduits en cendres, ne renonce jamais sans te battre. » Pendant un bref instant, à travers le rebord de son verre, une étincelle ralluma le regard de Magno. »
Plus tard cette nuit-là, le personnel de nettoyage retrouva Magno assis sur le trône de l'éphore. Son visage était pâle, ses lèvres violettes. Du poison, lui a-t-on dit. Un verre brisé se trouvait à ses pieds, le liquide renversé scintillait en s'écoulant dans les marches.
Certains prétendaient que c'était l'œuvre de ses rivaux.
D'autres que c'était un cadeau du Sénat. Une mort élégante dans un verre.
Mais la plupart étaient d'avis que Septimont avait besoin d'un nouveau « héros ».
Et comme l'avait annoncé Magno, le nom d'Augusta commença à se répandre dans tout Septimont.
Le printemps laissa place à l'automne et le trône de l'éphore accueillit sa nouvelle occupante.
Augusta se trouvait à l'endroit qu'elle ne pouvait autrefois qu'observer. Elle fixa ce trône d'épines qui avait consumé tant de héros. Elle pensa à Magno, lors de cette dernière nuit. Et elle l'imagina levant son verre en l'honneur de celle qui occuperait un jour ce trône, puis vidant le poison d'un trait.
Elle n'était en proie à aucun démon. Elle ne vouait de haine envers personne. Elle avait vu de ses yeux les ténèbres, mais elle savait également ce qu'était la lumière.
Ses pensées étaient simples...
Le héros des héros ne peut être que celui qui surpasse tous les autres héros.
Et les épines du trône n'étaient d'une épreuve comme une autre.
Elle s'installa et, d'une main assurée, plaça les fers et la couronne sur sa tête.
« Éphore Augusta, un message de la part du Sénat. Les sénateurs demandent une audience... pour discuter d'affaires urgentes. » Le messager s'inclina devant le trône.
« Très bien. » dit Augusta en souriant.
Elle avait hâte de rencontrer ces « adversaires » loin de l'arène.
« Je vous suis. »
Un jour, dans l'arène...
Pour Augusta, la vie de héros des héros n'était pas si différente de celle d'avant.
Quand les brèves célébrations prirent fin, la montagne de paperasse attendait toujours. Qu'importe la durée du frisson de la victoire, il serait toujours balayé par la silencieuse vague de la vie quotidienne.
Mais ce genre de journée banale ne dérangeait pas Augusta. Les agôns déchaînaient toujours les passions. Qu'importe l'époque, Septimont restait une nation à la ferveur ardente.
Tout tendait vers un avenir plus radieux. Tout le monde allait de l'avant.
Pourtant, une petite chose continuait d'inquiéter Augusta.
En tant qu'éphore de Septimont, elle était plus que prête à concevoir un futur radieux pour son peuple. Mais en tant qu'Augusta, elle se retrouva à s'attarder sur la note de pied de page de sa propre histoire.
Depuis son enfance, elle avait toujours suivi le chemin vers la gloire. Et elle se trouvait désormais au bout.
Elle avait accompli l'ancienne prophétie pour devenir le héros des héros qu'elle admirait autrefois.
Elle avait rencontré ceux destinés à marcher à ses côtés et surmonté des épreuves qu'elle pensait impossibles à surpasser.
Si l'on devait écrire un conte transmis de génération en génération, ce pourrait en être la conclusion. Le chapitre final du héros des héros, Augusta.
Une fin parfaite. Une qui ne laissait place à aucun regret.
Mais la vie n'est pas une pièce de théâtre. Elle ne s'arrête pas parce que son apogée est passé.
Elle devait se demander, et voulait se demander...
Quand Septimont n'aurait plus besoin d'Augusta, quand ces terres donneront naissance à de nouvelles légendes...
Quand cette histoire prendra véritablement fin... Que deviendrait-elle ensuite ?
Taraudée par cette question, Augusta quitta discrètement le Palais de l'éphore.
Elle ne choisit aucune direction. Elle laissa son instinct la guider.
Pendant son errance, elle ne cessa de se demander...
Devrait-elle aspirer à davantage de puissance ? Chercher de nouveaux adversaires redoutables ? Partir à l'aventure loin de Septimont ? Ou peut-être, quand tout sera terminé, poser son épée et vivre une vie paisible ?
Tant de possibilités. Tant de chemins s'ouvraient face à elle.
Le temps qu'Augusta retrouve ses esprits, elle comprit qu'elle était entrée dans l'arène. Cet endroit qui lui rappelait tant de souvenirs.
C'était un jour de repos. Pour une fois, l'arène était vide.
Non, pas totalement vide.
Comme attirée par un accord tacite, quelqu'un d'autre s'était également retrouvé dans l'arène.
Son regard rencontra celui d'Augusta. Les deux sourirent, comme partageant un secret connu d'eux seuls.
En un instant, toutes les inquiétudes d'Augusta se volatilisèrent.
Elle n'avait pas encore la réponse. Mais elle avait encore le temps de la trouver.
Il était inutile de se précipiter.
« Ça fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de me défouler... »
« Bien... »
« Que dis-tu d'un entraînement ? »
Quand les brèves célébrations prirent fin, la montagne de paperasse attendait toujours. Qu'importe la durée du frisson de la victoire, il serait toujours balayé par la silencieuse vague de la vie quotidienne.
Mais ce genre de journée banale ne dérangeait pas Augusta. Les agôns déchaînaient toujours les passions. Qu'importe l'époque, Septimont restait une nation à la ferveur ardente.
Tout tendait vers un avenir plus radieux. Tout le monde allait de l'avant.
Pourtant, une petite chose continuait d'inquiéter Augusta.
En tant qu'éphore de Septimont, elle était plus que prête à concevoir un futur radieux pour son peuple. Mais en tant qu'Augusta, elle se retrouva à s'attarder sur la note de pied de page de sa propre histoire.
Depuis son enfance, elle avait toujours suivi le chemin vers la gloire. Et elle se trouvait désormais au bout.
Elle avait accompli l'ancienne prophétie pour devenir le héros des héros qu'elle admirait autrefois.
Elle avait rencontré ceux destinés à marcher à ses côtés et surmonté des épreuves qu'elle pensait impossibles à surpasser.
Si l'on devait écrire un conte transmis de génération en génération, ce pourrait en être la conclusion. Le chapitre final du héros des héros, Augusta.
Une fin parfaite. Une qui ne laissait place à aucun regret.
Mais la vie n'est pas une pièce de théâtre. Elle ne s'arrête pas parce que son apogée est passé.
Elle devait se demander, et voulait se demander...
Quand Septimont n'aurait plus besoin d'Augusta, quand ces terres donneront naissance à de nouvelles légendes...
Quand cette histoire prendra véritablement fin... Que deviendrait-elle ensuite ?
Taraudée par cette question, Augusta quitta discrètement le Palais de l'éphore.
Elle ne choisit aucune direction. Elle laissa son instinct la guider.
Pendant son errance, elle ne cessa de se demander...
Devrait-elle aspirer à davantage de puissance ? Chercher de nouveaux adversaires redoutables ? Partir à l'aventure loin de Septimont ? Ou peut-être, quand tout sera terminé, poser son épée et vivre une vie paisible ?
Tant de possibilités. Tant de chemins s'ouvraient face à elle.
Le temps qu'Augusta retrouve ses esprits, elle comprit qu'elle était entrée dans l'arène. Cet endroit qui lui rappelait tant de souvenirs.
C'était un jour de repos. Pour une fois, l'arène était vide.
Non, pas totalement vide.
Comme attirée par un accord tacite, quelqu'un d'autre s'était également retrouvé dans l'arène.
Son regard rencontra celui d'Augusta. Les deux sourirent, comme partageant un secret connu d'eux seuls.
En un instant, toutes les inquiétudes d'Augusta se volatilisèrent.
Elle n'avait pas encore la réponse. Mais elle avait encore le temps de la trouver.
Il était inutile de se précipiter.
« Ça fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de me défouler... »
« Bien... »
« Que dis-tu d'un entraînement ? »
Lignes de Voix de Augusta
Pensées : I
J'ai tout de suite senti ta puissance. Peu de gens me font cette impression, mais toi, tu sors du lot. C'est là que j'ai décidé : le moment venu, nous nous battrons côte à côte. Et comme tu le sais, j'ai saisi cette opportunité quand elle s'est présentée.
Pensées : II
La duperie et la vanité sont des façades fragiles que j'ai en horreur. On doit affronter ses émotions en pleine lumière, que ce soit la joie, la douleur, l'ambition ou les ténèbres. C'est pour ça que je t'admire. Tu n'as jamais caché la flamme dans tes yeux. C'est ton honnêteté qui fait de nous des camarades.
Pensées : III
Tu détiens un accès spécial au palais de l'éphore. Ses portes te seront donc toujours ouvertes. Hum ? Tu te demandes pourquoi ? Pourquoi vouloir savoir ? Tu es {Male=un ami cher;Female=une amie chère}, tout simplement. Si un jour tu as besoin de moi, je me tiendrai à tes côtés, quoi qu'il arrive. Je te le promets.
Pensées : IV
Comme je le disais, le titre de dirigeant est bien trop limité pour englober toute la véritable profondeur de l'humanité. Et pourtant… Aucun titre ne te siérait plus. Mais il ne te définit pas, ni maintenant, ni jamais. {Male=Lauréat;Female=Lauréate} de Ragunna, {Male=champion;Female=championne} de Septimont, Héros des héros… Ce ne sont que des fragments de ton histoire, pas ce qui définit ton âme.
Pensées : V
Je sais que ta route te mènera au-delà de Rinascita , c'est ce qui nous différencie. Moi, Augusta, éphore de Septimont, je suis née ici. Et je sais que je retournerai à cette terre. Je peux voir toutes les collines et les pics de Septimont, mais ma vision s'arrête à la mer. Toi, par contre, le monde t'attend. Alors, va. Parcours le monde, c'est là que se trouve ta véritable arène.
Activité préférée d'Augusta
Depuis les hauteurs du Palais de l'Ephore, on peut voir toute la ville de Septimont. Quand j'ai accompli toutes mes tâches, j'aime grimper sur le toit pour sentir le vent. Parfois, les griffrex qui reviennent des plateaux de Sanguis survolent le palais. J'écoute leurs cris et mon regard suit leurs ailes qui balayent toute la terre de Septimont, une terre que nous et nos ancêtres avons sauvée des griffes de la calamité. Nous autres, Septimontais, n'aimons guère nous appesantir sur les douleurs de la lutte, car nous savons que la route qui mène à la victoire est semée d'embûches. Je porterai en moi cet héritage glorieux . Je le promets à notre peuple et à cette terre qui brûle du feu de la fierté.
Les soucis d'Augusta
Tu as des problèmes ? Ils ne sont pas rares ici, au palais de l'éphore. Mais tant que tu seras {Male=prêt;Female=prête} à te battre, tout connaîtra une fin heureuse. Après tout, les problèmes que l'on peut résoudre ne sont pas de vrais problèmes.
Plat préféré
Mon plat préféré ? Ha ha, voilà une question difficile. La cuisine de Septimont me convient tout à fait, même si j'apprécie également la nourriture étrangère. Si tu cherches une recommandation, tu ferais bien de demander ailleurs. Iuno dit toujours que mes goûts culinaires laissent à désirer. Mais si tu veux quelque chose, n'hésite pas à le demander. Je m'en occuperai. La nourriture est encore meilleure avec des amis.
Plat inacceptable
Ha, je ne suis pas difficile, tant que ça remplit l'estomac, tout me va. Mais je ne suis pas très portée sur le sucré. Quand j'étais jeune, Angel adorait les desserts, je lui laissais souvent ma part des bonbons que les adultes nous donnaient. Avec le temps, je me suis désintéressée des sucreries. Mais je ne dirais pas que je les déteste non plus.
Idéaux
Quand on m'a nommée éphore, j'ai juré de défendre la gloire de Septimont jusqu'à mon dernier souffle. Depuis ce jour, ma conviction n'a jamais fléchi. Le passage du temps n'a aucun effet sur mes vœux. Au contraire, à chaque coup d'épée, chaque appel de la chasse, ma détermination ne fait que grandir et se renforcer. C'est la mission que j'ai choisie et la voie que je dois conquérir.
Discussion : I
Cette grande épée a été forgée avec l'acier des lames de nombreux gladiateurs. Tu connais peut-être cette histoire. D'abord, j'ai pris ces épées pour épargner aux vaincus un sort cruel, pour qu'ils vivent. J'ai toujours pensé que le sang des gladiateurs ne devait être versé que pour le bien de Septimont. Bien sûr, à l'époque, j'avais moi-même besoin de ces épées. Désormais, les gladiateurs ne se battent plus à mort au colisée et je n'ai plus besoin d'une épée pour prouver ma valeur. Pourtant, au fil des ans, cette arme est devenue une part de moi, liée à ma chair et à mon sang. Elle est témoin de mon passé… et forge celle que je deviendrai.
Discussion : II
Peu de gens connaissent mon passé. Ou plus exactement, tout mon passé. Pas qu'il y ait de sombres secrets, mais… des choses que j'ai faites dans ma folle jeunesse me gênent encore un peu. Mais avec toi, je ne sens nul besoin de cacher quoi que ce soit. Mon honnêteté est la moindre des choses en échange de ta confiance.
À propos d'Avidius
Un adversaire formidable. Ces paroles et ses actions lui ont valu les faveurs du Sénat. Je sais bien que le Sénat est loin d'être irréprochable, mais je sais qu'Avidius n'a aucune intention de se laisser contaminer. Mais je me demande à quel point le feu de son ambition brûlera… ou si la confusion que je vois dans ses yeux le consumera un jour, ne laissant que des braises froides une fois le feu éteint.
À propos de Lupa
Une prodige de l'arène dont la passion brûle d'un feu pur. Si nous nous étions rencontrées dans les débuts du Colisée, je ne sais pas si nous nous serions battues ensemble, comme nous le faisons aujourd'hui. Rien qu'à la voir, je sais que mes efforts pour réformer l'arène ne sont pas en vain. Le Colisée est fait pour présenter la passion et la gloire, pas la corruption et la déchéance.
À propos de Buling
Buling… Rien qu'à son nom, je sais qu'elle vient de Huanglong. Depuis notre première rencontre, je n'ai pas oublié cette remarquable jeune femme. J'apprécie beaucoup qu'elle ait tenu sa promesse et ait donné à Septimont une chance. Pour nous tous, et moi comprise, sa bonté est un cadeau que nous n'oublierons jamais.
A propos d'Angel
Angel… Je n'ai jamais oublié Fabianum, ni notre passé commun. Je ne sais quel cauchemar elle a dû affronter le jour où notre patrie a sombré, dans les profondeurs du creux du chêne. Mais une voix dans mon cœur est toujours là… elle me dit qu'elle est encore vivante. Et je crois qu'un jour, elle rentrera ici, sur ses terres.
À propos d'Iuno
Iuno et moi sommes devenues amies car nous sommes identiques : bornées, obstinées et impitoyables face à la défaite. À bien des égards, nous avons suivi les traces de l'autre, refusant toutes deux d'être laissées pour compte, et nous avons donc fini sur la même voie. Mais parfois, j'aimerais qu'elle puisse vivre plus librement. Je sais que sa douleur est plus profonde que ce qu'elle me raconte. Elle peut paraître arrogante et entêtée, mais c'est sa détermination à toujours faire ce qui est juste qui lui donne cet air. Une telle détermination… a toujours un prix.
Vœux d'anniversaire
Joyeux anniversaire, {PlayerName}. Accepte ceci, mon {Male=ami;Female=amie}. Cette épée a été forgée par les meilleurs forgerons de Septimont, elle est digne de toi. Je sais que tu ne manques pas de lames finement aiguisées, mais les gladiateurs ne disent jamais non à une de plus, n'est-ce pas ? Si ce cadeau n'est pas à ton goût, fais-le-moi savoir. Mes amis méritent le meilleur.
Détendre : I
Les lames les plus usées sont souvent les plus tranchantes.
Détendre : II
Un pouvoir faible… mais qui ne peut être ignoré.
Détendre : III
Hé hé… C'est bien, va chercher.
Présentation personnelle
Je suis Augusta, éphore de Septimont. Grave ce nom dans ta mémoire, il appartient à celle qui surpasse toute chose et dont la trace perdurera. Que nous soyons {Male=amis ou ennemis;Female=amies ou ennemies}, ma lame se languit de notre affrontement féroce.
Salutation
Sous l'œil brûlant du soleil... Gloire, à genoux devant nous.
Rejoindre l'équipe : I
Nous nous battrons pour tout ce que la lumière touche.
Rejoindre l'équipe : II
Marchons vers notre destin victorieux.
Rejoindre l'équipe : III
La chasse ne connaît pas de fin.
Ascension : I
Frappe sans cesse. Encore et encore… Chaque combat reforge ma lame. Ce n'est pas son acier qui fait sa force, mais la détermination de celle qui la manie.
Ascension : II
Septimont coule en moi, mais mon sang ne répond ni au Sénat, ni au colisée. Mes veines sont ancrées profondément dans la terre qui m'a vue naître et courent où que j'aille. Mon cœur bat plus fort à chaque combat que je livre, à chaque chemin que je choisis.
Ascension : III
Je ne m'arrêterai pas ici… La chute de ma terre natale a révélé la vérité : seul le soleil infini peut chasser à jamais les ténèbres.
Ascension : IV
Lorsque les règles sont corrompues, le pouvoir devient une arme destructrice. Mais en réécrivant ces règles avec mon pouvoir, j'ai vu à quel point il me fallait encore apprendre pour maintenir l'équilibre de Septimont et être une véritable « dirigeante ».
Ascension : V
Il fut un temps où je me suis sentie perdue au sommet de la Colline Capitoline. Pas à propos du présent, mais à propos de l'avenir. Lorsque j'aurai atteint la vieillesse, lorsque le poids que je porte ne sera plus le mien, lorsque Septimont n'aura plus besoin de moi… Que se passera-t-il ? Aurai-je une vie calme dans un petit village ? Deviendrai-je forgeronne ? Qui sait ? Mais si je pouvais choisir, je retournerais dans l'arène avec mes cheveux argentés pour affronter des ennemis dignes de moi sous un tonnerre d'applaudissements… Ha, mon sang, lui, ne vieillira jamais.
Attaque lourde
Le hurlement de la victoire.
Compétence résonatrice : I
Une lutte pathétique.
Compétence résonatrice : II
Le chant de mon triomphe
Compétence résonatrice : III
Pour Septimont.
Compétence résonatrice : IV
Le moment de la victoire.
Compétence résonatrice : V
En un coup.
Compétence résonatrice : VI
Gloire infinie !
Libération résonatrice : I
Les dirigeants dirigent. Les gagnants gagnent.
Libération résonatrice : II
Tiens-toi {Male=droit;Female=droite} face au soleil éternel !
Libération résonatrice : III
Gloire à Septimont.
Libération résonatrice : IV
C'est la fin.
Libération résonatrice : V
Un coup suffit.
Libération résonatrice : VI
Ma bravoure ne faiblit jamais.
Libération résonatrice : VII
Inégalable.
Libération résonatrice : VIII
Invincible.
Intro et Outro: I
La conquête commence maintenant.
Intro et Outro: II
C'est à mon tour.
Intro et Outro : III
Bats-toi à mes côtés.
Compétence d'Intro : IV
Au nom de la gloire.
Compétence d'Intro : V
Honneur à toi, mon {Male=ami;Female=amie}.
Attaquée : I
Bien joué.
Attaquée : II
Un combat digne de ce nom.
Blessée : I
Je n'ai presque rien senti.
Blessée : II
Je ne céderai jamais…
Épuisée : I
Le soleil… ne se couche jamais…
Épuisée : II
Je ne tomberai pas ici…
Épuisée : III
Vaincre… ou mourir…
Invoquer un Écho
Aux armes.
Se transformer
C'est sous contrôle.
Ennemis proches
On ne peut souiller l'honneur.
Planeur
Vers des horizons lointains.
Senseur
C'est ce qui s'appelle de la précision.
RUEE
Suis-moi.
Coffre : I
Pas de chasse digne de ce nom sans trésor !
Coffre : II
Ça valait le coup.
Coffre : III
Joli trophée.
Coffre : IV
Les trésors de la mer.