Informations
Galbrena
Galbrena VA
Chinois: Zhang Wenjie
Japonais: Shouji Umeka
Coréen: Devora Wilde
Anglais: Lee Da Seul
Rapport d'Examen Forte de Galbrena
Puissance de Résonance
Descente infernale
Rapport d'Évaluation de Résonance
[Rapport d'évaluation de risque de confinement exceptionnel – X666]
« La capacité de résonance du sujet porte des traces de contamination de la Marée noire . Le spectre fréquentiel est fortement brouillé et ne peut pas être analysé avec la méthode Rabelle. D'après le témoignage du sujet, confirmé par des sources externes, il est à classifier dans la catégorie des Résonateurs congénitaux . »
« […] Un Tacet Discord de classe Marée a été détecté dans le corps du sujet. Les tests doivent être transmis au Système Tethys . Les membres du personnel dont la présence n'est pas indispensable doivent immédiatement se rendre dans les zones sécurisées ! »
« […] Base de données d'échantillonnage intégrée. Analyse comparative lancée. »
« […] La fréquence interne du sujet a été confirmée. Des correspondances partielles avec les Tacets Discords suivants ont été identifiées : Chimera , Galbrena, Harpyia, Dullahan, Balor et Ombre sans nom. Les corrélations restantes sont en attente de confirmation. »
« Sous l'effet de la fréquence du sujet, aucun des Tacets Discords identifiés ne fait preuve d'un comportement hostile. La stabilité comportementale est préservée en situation de haute tension. Évaluation finale : le confinement n'est pas recommandé. Recommandation : examens réguliers.
La cause de l'éveil du sujet n'a pas pu être confirmée. Sous les assauts de la Marée noire, sa flamme intrinsèque s'est détériorée sans jamais s'éteindre totalement. Plus tard, elle a fusionné avec la créature de la Marée nommée Chimera, ce qui a altéré la nature de la flamme et lui a octroyé la capacité de dévorer d'autres fréquences.
Le sujet a ensuite chassé les Tacets Discords pour absorber leurs fréquences et accroître ainsi sa propre puissance. À l'heure actuelle, elle est capable d'utiliser plusieurs de leurs compétences en combat.
Quand un démon est dévoré par sa flamme, de deux choses l'une : soit il est purifié et incorporé à sa puissance, soit il est tout bonnement anéanti.
« Une collection ambulante de Tacets Discords… Un être humain peut-il réellement posséder un tel pouvoir ? Et le pire, c'est que ça évolue. »
« Non… C'est un véritable empire. Je l'ai vu… un empire qui s'est formé en elle. »
Rapport de Diagnostic Overclock
Par le passé, la Résonatrice Galbrena a montré des signes d'Overclocking. Intensité d'Overclocking maximale : négligeable.
Rapport de recherche des Porteurs de Fleur du Littoral noir
Malgré l'immense force dont Galbrena a fait preuve après son Overclocking , notamment en changeant d'apparence et de physiologie, son intensité maximale peut être considérée comme négligeable.
Il faut voir cette évaluation dans son contexte : sa capacité de résonance a été corrompue par la Marée noire , ce qui l'a rendue presque inutilisable. Qu'une résonatrice si amoindrie parvienne à atteindre le degré le plus minime d'Overclocking, qu'elle puisse passer ainsi d'une absence à une présence, d'un déficit à un surplus, c'est tout simplement miraculeux.
Traditionnellement, on considère que l'Overclocking épuise aussi bien le corps que l'esprit, ce qui dénote un ascendant des tendances destructives sur les forces régénératrices des Résonateurs. Cependant, le cas de Galbrena nous oblige à repenser cette définition. Pour elle, l'Overclocking n'est pas une détérioration, mais l'annonce d'une renaissance. Cela suggère que le phénomène pourrait être étroitement lié à la volonté de l'individu, et qu'avec l'accompagnement nécessaire, il pourrait devenir un pouvoir contrôlable à volonté.
Remarque importante : il est strictement interdit au personnel de recherche d'essayer de reproduire l'Overclocking de Galbrena, quelle que soit la méthode employée. De telles actions entraîneraient des mesures de confinement immédiates.
Objets Précieux & Faveurs de Galbrena
Magnétophone à fréquence portable - Prototype
Un vieux lecteur de cassettes que Galbrena a trouvé à Lahai-Roi. À cause des avancées technologiques, ce modèle n'est plus produit depuis longtemps. Bien que désuet, il conserve sa fonction principale : enregistrer « l'essence fréquentielle » de son porteur. Pour Galbrena, c'est à la fois une arme contre la corruption des Tacets Discords qui l'habitent, ainsi qu'un rare réconfort face aux longs silences séparant deux chasses.
Elle l'avait utilisé pour enregistrer beaucoup de ses chansons préférées. Si vous désirez apprendre à découvrir cette facette d'elle, elle sera plus que ravie de vous faire découvrir ses « chansons préférées ».
« De beaux rêves »
Un objet artisanal créé par Galbrena, tissé à partir de ses propres plumes et de matériaux communs soigneusement sélectionnés. Chaque élément recèle un souhait secret.
Pour Galbrena, une nuit paisible représente un luxe rare. Elle est souvent dérangée par les Tacets Discords en elle, et forcée à les combattre encore et encore, au cours de rêves imbriqués dans des rêves. Autrefois, elle a cherché un moyen de s'en défaire. Elle fabriqua ces objets dans l'espoir qu'ils puissent défendre ses rares temps de repos… Mais les résultats furent généralement décevants.
Et pourtant, quelque chose changea lorsqu'elle se mit à les offrir aux enfants. Les colifichets révélèrent leur véritable pouvoir : dans le sommeil des enfants, à l'instant où un « Cauchemar » frappait, une dame vêtue de blanc apparaissait pour chasser les monstres, guider les enfants hors des ténèbres et veiller sur eux jusqu'à l'aube.
Chimera expliqua à Galbrena que les plumes contenaient sa fréquence et lui permettaient de repousser les « Tacets Discords cauchemardesques ». Toutefois, face à ceux qui vivaient déjà en elles, les plumes étaient impuissantes.
Cette pensée éveilla en elle une tristesse silencieuse… mais aussi un soulagement secret. Au moins, elle n'était pas destinée à n'être que source de peur.
« Le premier pacte de sang »
La « première balle », condensée à partir du sang de Galbrena elle-même. Elle vous l'a donné comme un cadeau.
Au cours de ses voyages dans la région sans foi ni loi de la Nouvelle Fédération, Galbrena fit la rencontre d'une association secrète qui lui enseigna une technique brutale du nom de Pacte de sang. Ses utilisateurs étaient soit des fugitifs sans retour possible, soit, comme elle, des êtres déjà prisonniers des ténèbres. Chacun d'entre eux avait choisi la « Voie du chasseur » pour ses propres raisons. Ils désiraient tous infliger un coup fatal unique au moment où leur cible s'y attendrait le moins. Galbrena maîtrisa cet art très vite, et elle produisit des résultats plus extraordinaires encore que ses confrères : son sang avait toujours été plus ardent qu'un brasier. Elle avait déjà bien l'habitude d'arpenter cette voie.
Chaque chasseur ayant signé le Pacte de sang avait sur lui cette balle, qu'ils surnommaient « le Premier pacte de sang ». Un vieux dicton circulait parmi eux : « la balle porte ton nom ». Cette balle symbolisait leur détermination à chasser leur proie jusqu'au dernier souffle de l'un ou de l'autre. Dans la zone sans foi ni loi, les alliés pouvaient devenir ennemis en un instant, mais les liens de confiance sincère n'en devenaient que plus précieux. Ainsi naquit le Rite de l'alliance. Bien que Galbrena ne l'ait jamais effectué elle-même, elle n'a jamais oublié la valeur du Rite et sa signification.
Lorsqu'un chasseur propose son Premier pacte de sang à un autre, il inscrit le nom du destinataire sur la balle. Il s'agit là de la forme la plus ancienne, mais aussi la plus puissante de contrat : devenir la balle d'autrui. Tu ne trahiras point. Tu ne fuiras point. Pas tant que le sang peut couler, que le feu n'est pas devenu cendres.
Histoire de Galbrena
Un jour dans la vie d'une chasseuse
« Le démon n'est plus. Les enfants peuvent à nouveau chanter. »
La Discordicide replia ses ailes enflammées et descendit des cieux pour rejoindre la foule qui l'attendait. Le pistolet qu'elle portait à la ceinture était encore chaud après la bataille qu'elle venait de livrer.
LesTacets Discords , ces êtres surnaturels nés des vestiges chaotiques des fréquences et de l'énergie humaines, étaient l'incarnation de la malveillance et de la destruction. La science les avait étudiés en long et en large, mais dans beaucoup d'endroits, ils étaient encore considérés comme des démons ou des esprits vengeurs, et tiraient leurs noms de mythes anciens ou de légendes locales. Et aux quatre coins du monde, il y avait des chasseurs qui les traquaient. Pour s'enrichir, pour les étudier, ou simplement pour mettre leur propre force à l'épreuve. Conscients de la puissance des ennemis qu'ils étaient déterminés à affronter, ils portaient un titre hérité d'un passé lointain : les Discordicides.
La plupart des Discordicides prouvaient qu'ils avaient abattu leur proie en enregistrant sa fréquence sur leur borne ou en rapportant son noyau taciturne. Mais pas elle. Elle revenait toujours les mains vides, n'apportant rien d'autre que sa parole qu'elle avait accompli sa mission. Elle décrivait calmement chaque point faible du monstre et expliquait la meilleure façon de l'éliminer. Malheureusement, ce n'était pas suffisant pour son auditoire. Alors, elle levait la main droite et murmurait son nom… la Légion hurlante, le Tacet Discord qui était en elle, se manifestait. La foule n'avait d'autre choix que de la croire. L'atmosphère se chargeait de peur. Le silence s'abattait comme un coupoir.
Elle entendait leurs chuchotements, leurs doutes, leurs soupçons. Elle percevait leur hostilité, mais n'essayait jamais de s'expliquer. Certains affirmaient qu'elle était le résultat d'une expérience, un hybride entre l'humain et le Tacet Discord, créé uniquement pour tuer. D'autres pensaient qu'elle était constituée de fréquences de Tacets Discords altérées ; une créature née du péché. D'autres encore étaient convaincus qu'elle avait scellé un pacte avec un démon et qu'elle lui avait cédé ses émotions. Quand elle entendait ces rumeurs, elle se contentait de hocher la tête. Pour elle, c'était comme un bouclier, une excuse pour ne pas répondre aux questions qui ne lui plaisaient pas.
La plupart du temps, elle s'éloignait des regards qui la jugeaient. Mais parfois, elle s'autorisait un petit plaisir. Elle ignorait l'attention qui pesait sur elle, s'asseyait à un bar et commandait un milkshake à la myrtille. Seuls les chasseurs qui se battaient à ses côtés connaissaient la vérité. Sous ses airs froids et distants se cachait un désir ardent de se battre. Lorsqu'elle se retrouvait face à sa proie, elle était impitoyable.
La Légion hurlante était un Tacet Discord bestial de la forêt. Engendrée par la jalousie, elle imitait la voix humaine pour attirer les enfants et leur voler leur propre voix. La chasseuse avait prévenu ses compagnons qu'il ne fallait pas s'y attaquer sur son propre terrain. Cependant, à cause de son jeune âge, les autres n'accordèrent aucun crédit à ses paroles. Ils l'ignorèrent et tombèrent dans le piège du monstre. Les parois de la vallée amplifièrent les cris de la créature, qui devinrent une véritable tempête sonore à laquelle toute l'équipe n'allait pas tarder à succomber. Heureusement, elle n'hésita pas. Avec une détermination glaciale, elle perça ses propres tympans et se jeta sur l'adversaire. Le sang coulait de ses oreilles, et elle était enveloppée de flammes. Elle posa le canon de son arme sur la poitrine de la bête et appuya sur la détente. Dans le silence qui s'ensuivit, elle prononça sa sentence :
« Ta pénitence commence maintenant. »
Ses alliés assistèrent alors au châtiment du monstre. De sa main droite, elle le saisit par la gorge, et il fut entièrement englouti par des flammes semblables à des serpents. La Légion poussa un dernier hurlement atroce, puis fut réduite à un fragment de son essence, que la chasseuse absorba ; c'était son salaire, sa récompense. Son corps brûlé et ensanglanté se mit à se régénérer à une vitesse déconcertante. Pendant quelques instants, il fut difficile de savoir qui était réellement le démon.
Mais la vérité était indéniable. Elle aurait pu prendre la fuite. Au lieu de cela, elle était restée. Et grâce à cela, ils avaient survécu.
Elle s'enleva la cendre qu'elle avait sur les épaules, fit apparaître comme par magie quelques crèmes glacées, et les offrit avec un sourire décontracté aux survivants qui tremblaient de peur.
« Qui en veut ? »
Pour elle, cette terrible bataille n'était rien de plus que le train-train quotidien.
Une fois que la fraîcheur de la crème glacée eut apaisé le feu qui brûlait dans sa poitrine, elle déploya ses ailes et s'évanouit dans les cieux.
Personne ne sut jamais d'où elle venait ni où elle allait. L'ayant vue engloutir trois immenses coupes glacées à la suite, les enfants la surnommèrent « le démon des glaces ». Les plus érudits observaient les flammes qui l'entouraient et pensaient au légendaire démon de feu. Mais si l'un d'entre eux avait osé ramasser une de ses plumes, il aurait fait une tout autre découverte. Tout en étant suffisamment affûtées pour trancher un Tacet Discord en deux, elles étaient dotées d'une étrange tendresse… une sorte de mélancolie émoussée par les années. En fin de compte, c'était peut-être naturel. Une telle liberté, un tel esprit indompté n'avait pu naître que de l'éloignement, de l'exil.
Elle ne parlait que rarement de son passé. Quand ses interlocuteurs insistaient, ses réponses étaient brèves, fuyantes.
Pour connaître son histoire, il fallait remonter loin, très loin dans le passé. À l'époque où ses cheveux avaient encore une pâle teinte dorée, et où son regard brillait d'un éclat radieux. Une époque où le monde ne l'appelait pas encore… Galbrena.
La Discordicide replia ses ailes enflammées et descendit des cieux pour rejoindre la foule qui l'attendait. Le pistolet qu'elle portait à la ceinture était encore chaud après la bataille qu'elle venait de livrer.
Les
La plupart des Discordicides prouvaient qu'ils avaient abattu leur proie en enregistrant sa fréquence sur leur borne ou en rapportant son noyau taciturne. Mais pas elle. Elle revenait toujours les mains vides, n'apportant rien d'autre que sa parole qu'elle avait accompli sa mission. Elle décrivait calmement chaque point faible du monstre et expliquait la meilleure façon de l'éliminer. Malheureusement, ce n'était pas suffisant pour son auditoire. Alors, elle levait la main droite et murmurait son nom… la Légion hurlante, le Tacet Discord qui était en elle, se manifestait. La foule n'avait d'autre choix que de la croire. L'atmosphère se chargeait de peur. Le silence s'abattait comme un coupoir.
Elle entendait leurs chuchotements, leurs doutes, leurs soupçons. Elle percevait leur hostilité, mais n'essayait jamais de s'expliquer. Certains affirmaient qu'elle était le résultat d'une expérience, un hybride entre l'humain et le Tacet Discord, créé uniquement pour tuer. D'autres pensaient qu'elle était constituée de fréquences de Tacets Discords altérées ; une créature née du péché. D'autres encore étaient convaincus qu'elle avait scellé un pacte avec un démon et qu'elle lui avait cédé ses émotions. Quand elle entendait ces rumeurs, elle se contentait de hocher la tête. Pour elle, c'était comme un bouclier, une excuse pour ne pas répondre aux questions qui ne lui plaisaient pas.
La plupart du temps, elle s'éloignait des regards qui la jugeaient. Mais parfois, elle s'autorisait un petit plaisir. Elle ignorait l'attention qui pesait sur elle, s'asseyait à un bar et commandait un milkshake à la myrtille. Seuls les chasseurs qui se battaient à ses côtés connaissaient la vérité. Sous ses airs froids et distants se cachait un désir ardent de se battre. Lorsqu'elle se retrouvait face à sa proie, elle était impitoyable.
La Légion hurlante était un Tacet Discord bestial de la forêt. Engendrée par la jalousie, elle imitait la voix humaine pour attirer les enfants et leur voler leur propre voix. La chasseuse avait prévenu ses compagnons qu'il ne fallait pas s'y attaquer sur son propre terrain. Cependant, à cause de son jeune âge, les autres n'accordèrent aucun crédit à ses paroles. Ils l'ignorèrent et tombèrent dans le piège du monstre. Les parois de la vallée amplifièrent les cris de la créature, qui devinrent une véritable tempête sonore à laquelle toute l'équipe n'allait pas tarder à succomber. Heureusement, elle n'hésita pas. Avec une détermination glaciale, elle perça ses propres tympans et se jeta sur l'adversaire. Le sang coulait de ses oreilles, et elle était enveloppée de flammes. Elle posa le canon de son arme sur la poitrine de la bête et appuya sur la détente. Dans le silence qui s'ensuivit, elle prononça sa sentence :
« Ta pénitence commence maintenant. »
Ses alliés assistèrent alors au châtiment du monstre. De sa main droite, elle le saisit par la gorge, et il fut entièrement englouti par des flammes semblables à des serpents. La Légion poussa un dernier hurlement atroce, puis fut réduite à un fragment de son essence, que la chasseuse absorba ; c'était son salaire, sa récompense. Son corps brûlé et ensanglanté se mit à se régénérer à une vitesse déconcertante. Pendant quelques instants, il fut difficile de savoir qui était réellement le démon.
Mais la vérité était indéniable. Elle aurait pu prendre la fuite. Au lieu de cela, elle était restée. Et grâce à cela, ils avaient survécu.
Elle s'enleva la cendre qu'elle avait sur les épaules, fit apparaître comme par magie quelques crèmes glacées, et les offrit avec un sourire décontracté aux survivants qui tremblaient de peur.
« Qui en veut ? »
Pour elle, cette terrible bataille n'était rien de plus que le train-train quotidien.
Une fois que la fraîcheur de la crème glacée eut apaisé le feu qui brûlait dans sa poitrine, elle déploya ses ailes et s'évanouit dans les cieux.
Personne ne sut jamais d'où elle venait ni où elle allait. L'ayant vue engloutir trois immenses coupes glacées à la suite, les enfants la surnommèrent « le démon des glaces ». Les plus érudits observaient les flammes qui l'entouraient et pensaient au légendaire démon de feu. Mais si l'un d'entre eux avait osé ramasser une de ses plumes, il aurait fait une tout autre découverte. Tout en étant suffisamment affûtées pour trancher un Tacet Discord en deux, elles étaient dotées d'une étrange tendresse… une sorte de mélancolie émoussée par les années. En fin de compte, c'était peut-être naturel. Une telle liberté, un tel esprit indompté n'avait pu naître que de l'éloignement, de l'exil.
Elle ne parlait que rarement de son passé. Quand ses interlocuteurs insistaient, ses réponses étaient brèves, fuyantes.
Pour connaître son histoire, il fallait remonter loin, très loin dans le passé. À l'époque où ses cheveux avaient encore une pâle teinte dorée, et où son regard brillait d'un éclat radieux. Une époque où le monde ne l'appelait pas encore… Galbrena.
Une enfance lointaine
Les gens disaient qu'Angel était « née de l'étreinte de la lumière et du feu ». Venue au monde au lever du jour, alors que les rayons dorés du soleil semblaient embraser les cieux, elle était elle-même enveloppée de flammes aveuglantes.
Les capacités de résonance de ses parents étaient relativement modestes. ÀRagunna , sa naissance aurait peut-être été considérée comme un miracle. Mais à Septimont, la divinité n'intéressait personne. Seule la force imposait le respect.
Pour une si jeune enfant, une capacité de résonance puissante n'est pas toujours une bonne chose. Cela implique le risque permanent de perdre le contrôle. La jeune Angel prêtait une grande attention aux recommandations de ses parents et canalisait soigneusement ses émotions afin d'éviter que ses flammes ne blessent qui que ce soit. À un âge où l'on est censé ne penser qu'à rire et jouer, elle se tenait à l'écart des autres enfants, réservée, froide et distante. D'aucuns appelaient cela de l'arrogance. Les plus timides l'évitaient, tandis que les plus audacieux tentaient de la provoquer, désireux de se mesurer à un être si différent d'eux. Ces enfants ne lui voulaient probablement pas de mal. Mais à leurs yeux, sa nature, ses talents, toute son identité étaient tout simplement trop… différents.
Ses parents étaient des exilés de Ragunna qui avaient fait un long voyage avant de s'installer à Septimont. Son père se portait volontaire pour se battre à chaque attaque de monstres. Malgré leurs moyens modestes, sa mère n'hésitait jamais à partager la nourriture avec ceux qui en manquaient. À une époque où les préjugés étaient encore de mise entre les deux cités-États, ces actes de bonté leur permirent de se faire accepter.
Sa mère lui inculqua les valeurs du Codex : la compassion, la tolérance, le pardon. Angel s'imprégna profondément de ses enseignements. Mais à Septimont, la bonté n'est pas toujours suffisante pour obtenir le respect. Façonnée par deux cultures distinctes, Angel adopta sa propre philosophie : traite ton prochain avec compassion, ne cherche pas la bagarre… mais si jamais on te frappe, frappe plus fort.
Heureusement pour elle, il n'y avait rien d'étrange à voir quelques bleus et quelques bosses sur un enfant de Septimont. Néanmoins, Angel ne voulait pas attirer d'ennuis à ses parents. Avec le temps, elle apprit à apprécier la solitude. Son refuge était la forge de l'ami de son père, l'oncle Filo. Peu d'enfants s'y rendaient, mais un genre d'instinct l'attirait vers les flammes qui rugissaient, les étincelles qui jaillissaient et le marteau qui frappait le fer avec fracas. C'est là qu'elle rencontra la petite fille rousse. D'un naturel franc et direct, elle avait beaucoup d'amis. Elle apporta à Angel le rire dont son enfance avait été trop longtemps dépourvue. Elles passaient des nuits entières assises devant la forge, à parler de leurs soucis et de leurs rêves. Cette amie s'appelait Augusta, et elle s'intéressait par-dessus tout aux origines des armes, tandis qu'Angel était fascinée par le mystérieux rituel de la trempe. Un jour, l'oncle Filo lui expliqua : « Avant d'avoir été trempée, même la meilleure des lames n'est rien d'autre qu'un bout de métal. »
Il y avait beaucoup de choses qui intriguaient Angel. Par exemple, pourquoi les vents de Septimont apportaient-ils toujours l'odeur de la rouille ? Elle pensait qu'il s'agissait tout simplement de l'haleine des forges et de leurs soufflets. Ce n'est que bien plus tard qu'elle apprit ce que cela signifiait réellement. Le vent venait des plateaux. L'odeur, c'était les fers de lance arrachés, les épées brisées et… le sang versé par les guerriers.
Seize ans plus tôt, laMarée montante s'était abattue sur les plateaux. À Fabianum , la chasse semblait ne jamais devoir prendre fin. Angel voyait ses parents rentrer épuisés, tandis que d'autres étaient ensanglantés, blessés, meurtris. Et tout le monde n'avait qu'un mot à la bouche : la force. C'est à cette époque qu'elle prit une grande décision.
À partir de ce jour, elle s'entraîna sans relâche. Elle demandait aux adultes de lui donner des leçons de combat, suivait les chasseurs pour apprendre leurs secrets, et se battait en duel contre tous ceux qui le voulaient bien. Comme un animal assoiffé ayant enfin trouvé un point d'eau, elle s'abreuvait goulûment de chaque source. Et tout cela dans un but unique : le champ de bataille des novices. Le vainqueur ou la vainqueuse aurait droit à un entraînement degladiateur d'élite, la meilleure façon de devenir chasseuse.
Ses efforts portèrent leurs fruits. Dans l'arène, Angel vint à bout de dizaines d'adversaires, pour finalement se retrouver face à la grande favorite : Arkyria, célèbre pour avoir réussi à repousser lescréatures de la Marée à elle seule. La détermination d'Arkyria dans cette situation critique força Angel à battre en retraite encore et encore. Pourtant, elle ne pouvait pas laisser cette opportunité lui échapper… Alors, pour la toute première fois, elle utilisa sa capacité de résonance.
Une lumière semblable à du feu se mit à émaner d'elle. Elle était brillante, mais pas brûlante. Éblouissante, mais pas aveuglante. En un instant, le cours de la bataille s'était renversé. Elle avait remporté la victoire. Quand elle s'approcha de sa rivale pour voir si elle allait bien, elle fut accueillie par ces paroles : « Pourquoi toi ? Pourquoi as-tu reçu un tel pouvoir ? »
C'était la question qu'Angel se posait depuis sa plus tendre enfance. « Pourquoi moi ? »
D'autres travaillaient plus dur, avaient plus de talent. Pourquoi n'avaient-ils pas reçu ce don ?
S'ils avaient eu son pouvoir, auraient-ils pu échapper à leurs souffrances ?
Si elle apprenait à maîtriser cette force, serait-elle capable de les aider ? Et si…
Ses réflexions furent interrompues par des griffrex qui criaient au-dessus de sa tête. Ils volaient en direction des plateaux… l'endroit où toutes les parties de chasse commençaient.
Enfin. Après tout ce temps, elle avait prouvé qu'elle était capable de contrôler son pouvoir. Bientôt, elle chevaucherait un griffrex pour se lancer dans la bataille. Elle abattrait les effroyables créatures de la Marée pour défendre ses semblables. Tel était le serment qu'elle s'était fait à elle-même. La chasse allait commencer pour elle.
C'était ainsi que les choses étaient censées se passer. Et c'est ainsi qu'elles se déroulèrent. Mais le destin lui avait réservé un mauvais tour… Il n'offre jamais quoi que ce soit sans attendre une contrepartie. Il oblige les plus généreux à faire le mal autour d'eux. Il s'acharne sur les plus braves jusqu'à ce qu'ils plient l'échine pour ne jamais se redresser.
Mais Angel n'avait jamais mis les pieds dans le temple tétragone. Elle n'avait jamais cherché à comprendre comment fonctionnait le destin. Elle n'en avait jamais eu l'envie. Elle ne savait qu'une chose : si on la frappait, elle frappait plus fort. Peu importe que le coup vienne d'un homme, d'une divinité ou… du destin.
Les capacités de résonance de ses parents étaient relativement modestes. À
Pour une si jeune enfant, une capacité de résonance puissante n'est pas toujours une bonne chose. Cela implique le risque permanent de perdre le contrôle. La jeune Angel prêtait une grande attention aux recommandations de ses parents et canalisait soigneusement ses émotions afin d'éviter que ses flammes ne blessent qui que ce soit. À un âge où l'on est censé ne penser qu'à rire et jouer, elle se tenait à l'écart des autres enfants, réservée, froide et distante. D'aucuns appelaient cela de l'arrogance. Les plus timides l'évitaient, tandis que les plus audacieux tentaient de la provoquer, désireux de se mesurer à un être si différent d'eux. Ces enfants ne lui voulaient probablement pas de mal. Mais à leurs yeux, sa nature, ses talents, toute son identité étaient tout simplement trop… différents.
Ses parents étaient des exilés de Ragunna qui avaient fait un long voyage avant de s'installer à Septimont. Son père se portait volontaire pour se battre à chaque attaque de monstres. Malgré leurs moyens modestes, sa mère n'hésitait jamais à partager la nourriture avec ceux qui en manquaient. À une époque où les préjugés étaient encore de mise entre les deux cités-États, ces actes de bonté leur permirent de se faire accepter.
Sa mère lui inculqua les valeurs du Codex : la compassion, la tolérance, le pardon. Angel s'imprégna profondément de ses enseignements. Mais à Septimont, la bonté n'est pas toujours suffisante pour obtenir le respect. Façonnée par deux cultures distinctes, Angel adopta sa propre philosophie : traite ton prochain avec compassion, ne cherche pas la bagarre… mais si jamais on te frappe, frappe plus fort.
Heureusement pour elle, il n'y avait rien d'étrange à voir quelques bleus et quelques bosses sur un enfant de Septimont. Néanmoins, Angel ne voulait pas attirer d'ennuis à ses parents. Avec le temps, elle apprit à apprécier la solitude. Son refuge était la forge de l'ami de son père, l'oncle Filo. Peu d'enfants s'y rendaient, mais un genre d'instinct l'attirait vers les flammes qui rugissaient, les étincelles qui jaillissaient et le marteau qui frappait le fer avec fracas. C'est là qu'elle rencontra la petite fille rousse. D'un naturel franc et direct, elle avait beaucoup d'amis. Elle apporta à Angel le rire dont son enfance avait été trop longtemps dépourvue. Elles passaient des nuits entières assises devant la forge, à parler de leurs soucis et de leurs rêves. Cette amie s'appelait Augusta, et elle s'intéressait par-dessus tout aux origines des armes, tandis qu'Angel était fascinée par le mystérieux rituel de la trempe. Un jour, l'oncle Filo lui expliqua : « Avant d'avoir été trempée, même la meilleure des lames n'est rien d'autre qu'un bout de métal. »
Il y avait beaucoup de choses qui intriguaient Angel. Par exemple, pourquoi les vents de Septimont apportaient-ils toujours l'odeur de la rouille ? Elle pensait qu'il s'agissait tout simplement de l'haleine des forges et de leurs soufflets. Ce n'est que bien plus tard qu'elle apprit ce que cela signifiait réellement. Le vent venait des plateaux. L'odeur, c'était les fers de lance arrachés, les épées brisées et… le sang versé par les guerriers.
Seize ans plus tôt, la
À partir de ce jour, elle s'entraîna sans relâche. Elle demandait aux adultes de lui donner des leçons de combat, suivait les chasseurs pour apprendre leurs secrets, et se battait en duel contre tous ceux qui le voulaient bien. Comme un animal assoiffé ayant enfin trouvé un point d'eau, elle s'abreuvait goulûment de chaque source. Et tout cela dans un but unique : le champ de bataille des novices. Le vainqueur ou la vainqueuse aurait droit à un entraînement de
Ses efforts portèrent leurs fruits. Dans l'arène, Angel vint à bout de dizaines d'adversaires, pour finalement se retrouver face à la grande favorite : Arkyria, célèbre pour avoir réussi à repousser les
Une lumière semblable à du feu se mit à émaner d'elle. Elle était brillante, mais pas brûlante. Éblouissante, mais pas aveuglante. En un instant, le cours de la bataille s'était renversé. Elle avait remporté la victoire. Quand elle s'approcha de sa rivale pour voir si elle allait bien, elle fut accueillie par ces paroles : « Pourquoi toi ? Pourquoi as-tu reçu un tel pouvoir ? »
C'était la question qu'Angel se posait depuis sa plus tendre enfance. « Pourquoi moi ? »
D'autres travaillaient plus dur, avaient plus de talent. Pourquoi n'avaient-ils pas reçu ce don ?
S'ils avaient eu son pouvoir, auraient-ils pu échapper à leurs souffrances ?
Si elle apprenait à maîtriser cette force, serait-elle capable de les aider ? Et si…
Ses réflexions furent interrompues par des griffrex qui criaient au-dessus de sa tête. Ils volaient en direction des plateaux… l'endroit où toutes les parties de chasse commençaient.
Enfin. Après tout ce temps, elle avait prouvé qu'elle était capable de contrôler son pouvoir. Bientôt, elle chevaucherait un griffrex pour se lancer dans la bataille. Elle abattrait les effroyables créatures de la Marée pour défendre ses semblables. Tel était le serment qu'elle s'était fait à elle-même. La chasse allait commencer pour elle.
C'était ainsi que les choses étaient censées se passer. Et c'est ainsi qu'elles se déroulèrent. Mais le destin lui avait réservé un mauvais tour… Il n'offre jamais quoi que ce soit sans attendre une contrepartie. Il oblige les plus généreux à faire le mal autour d'eux. Il s'acharne sur les plus braves jusqu'à ce qu'ils plient l'échine pour ne jamais se redresser.
Mais Angel n'avait jamais mis les pieds dans le temple tétragone. Elle n'avait jamais cherché à comprendre comment fonctionnait le destin. Elle n'en avait jamais eu l'envie. Elle ne savait qu'une chose : si on la frappait, elle frappait plus fort. Peu importe que le coup vienne d'un homme, d'une divinité ou… du destin.
Les cendres de l'ange
Elle n'oublierait jamais la première fois où elle avait « dévoré » un Tacet Discord. Son corps avait tenté de rejeter la créature ; la douleur s'était répandue dans ses entrailles, et il lui semblait que son âme allait finir réduite en cendres. Mais le plus insupportable dans tout cela était que sa faiblesse était désormais pleinement apparente.
Elle savait à quoi elle devait sa seconde chance. Elle se souvenait du serment qu'elle avait fait autrefois. Mais quand elle se trouvait face à des incarnations du mal, elle comprenait à quel point elle était, en réalité, impuissante.
Alors, elle avait cédé sa fréquence pour sceller un pacte avec le démon qui résidait en elle. Ce jour-là, elle s'était engagée sur une voie où il n'est pas possible de faire demi-tour.
Mais pour elle, c'était comme la partie de chasse qu'elle aurait dû entreprendre : la cérémonie à laquelle elle n'avait jamais pu assister, les flammes sacrées que laprêtresse n'avait jamais allumées… Désormais, elles brûlaient bel et bien grâce à l'infernale Galbrena.
Ainsi, la jeune fille des flammes se mit à errer entre civilisation et terres sauvages, écoutant ce qui se murmurait et étudiant les légendes locales. Elle explora des ruines désertiques encombrées de cadavres et d'ossements, avec un seul objectif en tête : pourchasser les monstres nés des émotions de l'humanité.
Lors d'un affrontement au bord d'une falaise, elle n'hésita pas à se jeter dans le vide avec son adversaire, alors qu'elle n'avait pas encore appris à voler.
Lors d'un autre combat, elle entraîna son adversaire sous la surface d'un lac sombre, car elle savait qu'il avait peur de l'eau, alors même qu'elle savait à peine nager.
Elle extermina un nombre incalculable de monstres et manqua de se faire tuer un nombre encore plus incalculable de fois.
Chimera pensait qu'un être ayant reçu une seconde vie serait prêt à tout pour ne pas la perdre, et par conséquent facile à manipuler. Il n'aurait jamais imaginé que la soif de sang qui l'avait tant attiré le mènerait à sa perte. La jeune fille ne cessait de s'en prendre à des adversaires plus puissants qu'elle, jouant sa vie à chaque fois, et finit par devenir une véritable prison de chair et d'os pour lui.
Cette seconde vie lui avait coûté cher. La vivre avec lâcheté n'aura eu aucun sens. Elle ne se battait pas seulement pour dompter le démon qui était en elle. Elle voulait arracher toujours plus de puissance au destin.
Mais il y avait une part de vérité dans les paroles de Chimera : sans force, la bonté n'est qu'une tragédie cruelle. Pour pouvoir sauver son prochain, il faut savoir faire du mal à ses ennemis. Elle se souvint d'une des maximes de sa mère : « Les branches d'un arbre qui prend ses racines en enfer n'atteignent jamais le paradis. » Mais elle n'avait jamais rêvé du paradis. Si c'était l'enfer qui l'attendait, elle s'y enfoncerait toujours plus profondément, entraînant avec elle les monstres qu'elle obligerait à se prosterner devant elle ou à disparaître à jamais… même si les flammes devaient la consumer, elle aussi.
Malgré tout, il lui arrivait parfois de se demander si elle n'était pas déjà devenue le démon dont les gens parlaient à demi-mot. Son corps actuel pouvait-il encore être considéré comme humain ? Était-il réellement possible de mettre les ténèbres au service du bien sans y succomber ?
Elle accomplissait toutes les bonnes actions qu'elle pouvait… mais elle avait aussi fait des choses que seul un démon pourrait faire.
Un jour, elle se rendit dans un hameau isolé du sud pour traquer l'Ombre sans nom. On racontait que sous son influence, les villageois avaient perdu la raison et étaient devenus obnubilés par une technique « d'échange de fréquence ». Ils massacraient les voyageurs pour s'emparer de leurs fréquences, dont ils espéraient tirer l'immortalité. Quand l'Ombre fut vaincue, ses instruments se brisèrent et ses soi-disant immortels se dispersèrent aux quatre vents, mais leur folie ne les quitta pas jusqu'à leur dernier souffle. Sans le moindre remords, ils continuaient de comploter pour sacrifier leur prochain dans l'espoir de survivre plus longtemps…
C'est à ce moment qu'elle comprit que ce n'était pas l'Ombre qui les avait corrompus. C'étaient leurs désirs inavouables qui l'avaient invoquée. Alors, de ses flammes impitoyables, elle réduisit ce village infernal en cendres, détruisant ainsi le mal par la racine.
Cette partie de chasse lui avait révélé deux vérités : les Tacets Discords n'étaient pas les seuls démons de ce monde, et tous les démons trouvaient leurs origines dans le cœur des hommes.
Si elle, elle se posait toujours ce genre de questions, cela signifiait peut-être qu'elle était toujours humaine. Ou peut-être que le monde lui avait déjà donné la réponse qu'elle cherchait.
Elle avait vu des hommes s'entredéchirer et s'entretuer pour des profits dérisoires, et d'autres sacrifier leur vie pour une once d'espoir. Elle avait vu des villes entières s'effondrer sous le poids de la corruption, et de belles fleurs blanches s'épanouir dans les décombres. La nature humaine était un paradoxe fragile et fascinant. La bonté et la cruauté. La mesquinerie et la grandeur. Echerchant une proie. De nuit, elle se reposait sur des branches sans feuilles, veillant sur les étoiles maintes fois millénaires tout comme elles veillaient sur elle.
Elle n'avait pas oublié son serment. À une époque, elle avait craint les ombres et la puissance qui s'y cachait. Plus tard, elle avait appris à contrôler cette peur. Et désormais, elle était devenue la peur. Une créature si terrifiante que même les démons tremblaient face à elle.lles étaient toujours présentes, toujours entremêlées. Dans ce monde, rien n'était tout noir ou tout blanc. C'était au cœur de cette infinité de nuances de gris qu'elle se sentait vraiment chez elle.
La jeune Discordicide s'habitua à la façon dont elle était traitée, et à la place qu'elle occupait entre deux mondes. Ses ailes embrasées, qui brûlaient autrefois sa peau, lui permettaient désormais de s'élever gracieusement dans les cieux.
De jour, elle survolait les terres frontalières et observait le monde en silence tel un faucon
Elle savait à quoi elle devait sa seconde chance. Elle se souvenait du serment qu'elle avait fait autrefois. Mais quand elle se trouvait face à des incarnations du mal, elle comprenait à quel point elle était, en réalité, impuissante.
Alors, elle avait cédé sa fréquence pour sceller un pacte avec le démon qui résidait en elle. Ce jour-là, elle s'était engagée sur une voie où il n'est pas possible de faire demi-tour.
Mais pour elle, c'était comme la partie de chasse qu'elle aurait dû entreprendre : la cérémonie à laquelle elle n'avait jamais pu assister, les flammes sacrées que la
Ainsi, la jeune fille des flammes se mit à errer entre civilisation et terres sauvages, écoutant ce qui se murmurait et étudiant les légendes locales. Elle explora des ruines désertiques encombrées de cadavres et d'ossements, avec un seul objectif en tête : pourchasser les monstres nés des émotions de l'humanité.
Lors d'un affrontement au bord d'une falaise, elle n'hésita pas à se jeter dans le vide avec son adversaire, alors qu'elle n'avait pas encore appris à voler.
Lors d'un autre combat, elle entraîna son adversaire sous la surface d'un lac sombre, car elle savait qu'il avait peur de l'eau, alors même qu'elle savait à peine nager.
Elle extermina un nombre incalculable de monstres et manqua de se faire tuer un nombre encore plus incalculable de fois.
Cette seconde vie lui avait coûté cher. La vivre avec lâcheté n'aura eu aucun sens. Elle ne se battait pas seulement pour dompter le démon qui était en elle. Elle voulait arracher toujours plus de puissance au destin.
Mais il y avait une part de vérité dans les paroles de Chimera : sans force, la bonté n'est qu'une tragédie cruelle. Pour pouvoir sauver son prochain, il faut savoir faire du mal à ses ennemis. Elle se souvint d'une des maximes de sa mère : « Les branches d'un arbre qui prend ses racines en enfer n'atteignent jamais le paradis. » Mais elle n'avait jamais rêvé du paradis. Si c'était l'enfer qui l'attendait, elle s'y enfoncerait toujours plus profondément, entraînant avec elle les monstres qu'elle obligerait à se prosterner devant elle ou à disparaître à jamais… même si les flammes devaient la consumer, elle aussi.
Malgré tout, il lui arrivait parfois de se demander si elle n'était pas déjà devenue le démon dont les gens parlaient à demi-mot. Son corps actuel pouvait-il encore être considéré comme humain ? Était-il réellement possible de mettre les ténèbres au service du bien sans y succomber ?
Elle accomplissait toutes les bonnes actions qu'elle pouvait… mais elle avait aussi fait des choses que seul un démon pourrait faire.
Un jour, elle se rendit dans un hameau isolé du sud pour traquer l'Ombre sans nom. On racontait que sous son influence, les villageois avaient perdu la raison et étaient devenus obnubilés par une technique « d'échange de fréquence ». Ils massacraient les voyageurs pour s'emparer de leurs fréquences, dont ils espéraient tirer l'immortalité. Quand l'Ombre fut vaincue, ses instruments se brisèrent et ses soi-disant immortels se dispersèrent aux quatre vents, mais leur folie ne les quitta pas jusqu'à leur dernier souffle. Sans le moindre remords, ils continuaient de comploter pour sacrifier leur prochain dans l'espoir de survivre plus longtemps…
C'est à ce moment qu'elle comprit que ce n'était pas l'Ombre qui les avait corrompus. C'étaient leurs désirs inavouables qui l'avaient invoquée. Alors, de ses flammes impitoyables, elle réduisit ce village infernal en cendres, détruisant ainsi le mal par la racine.
Cette partie de chasse lui avait révélé deux vérités : les Tacets Discords n'étaient pas les seuls démons de ce monde, et tous les démons trouvaient leurs origines dans le cœur des hommes.
Si elle, elle se posait toujours ce genre de questions, cela signifiait peut-être qu'elle était toujours humaine. Ou peut-être que le monde lui avait déjà donné la réponse qu'elle cherchait.
Elle avait vu des hommes s'entredéchirer et s'entretuer pour des profits dérisoires, et d'autres sacrifier leur vie pour une once d'espoir. Elle avait vu des villes entières s'effondrer sous le poids de la corruption, et de belles fleurs blanches s'épanouir dans les décombres. La nature humaine était un paradoxe fragile et fascinant. La bonté et la cruauté. La mesquinerie et la grandeur. Echerchant une proie. De nuit, elle se reposait sur des branches sans feuilles, veillant sur les étoiles maintes fois millénaires tout comme elles veillaient sur elle.
Elle n'avait pas oublié son serment. À une époque, elle avait craint les ombres et la puissance qui s'y cachait. Plus tard, elle avait appris à contrôler cette peur. Et désormais, elle était devenue la peur. Une créature si terrifiante que même les démons tremblaient face à elle.lles étaient toujours présentes, toujours entremêlées. Dans ce monde, rien n'était tout noir ou tout blanc. C'était au cœur de cette infinité de nuances de gris qu'elle se sentait vraiment chez elle.
La jeune Discordicide s'habitua à la façon dont elle était traitée, et à la place qu'elle occupait entre deux mondes. Ses ailes embrasées, qui brûlaient autrefois sa peau, lui permettaient désormais de s'élever gracieusement dans les cieux.
De jour, elle survolait les terres frontalières et observait le monde en silence tel un faucon
Les cieux intérieurs
Crépuscule. Sable. Fumée. Ce terrain de chasse n'était pas plus brutal que les précédents.
La fillette d'hier avait depuis longtemps disparu, laissant place à une femme couverte de cicatrices. De sous ses haillons émanait une soif de sang si féroce que même lesTacets Discords fuyaient à son approche, par pur instinct.
Et quand bien même, elle paraissait insignifiante face à la masse métallique de Dullahan, le cavalier sans tête qui ravageait la région. Il frappa sans crier gare. Les lames s'entrechoquèrent. À cet instant, Galbrena comprit pourquoi elle ne l'avait pas perçu auparavant. Sa fréquence était monstrueuse, si puissante que même laMarée noire refusait d'y toucher. Elle avait depuis longtemps libéré Chimera , lâché la bête pour qu'elle se repaisse du bain de sang… Mais même sa férocité n'avait fait que ralentir le destrier du chevalier.
Fuir ? Cette pensée avait effleuré son esprit plus d'une fois. Mais quelques centaines de mètres derrière elle, une mère et son fils fuyaient à toute jambe. Chaque seconde passée à se battre était une seconde de survie supplémentaire pour eux. Ils allaient relayer l'avertissement à une tribu installée au loin, et peut-être convoquer des renforts qui stopperaient la progression de Dullahan avant qu'il n'atteigne les portes de la civilisation. Et ainsi, la décision à prendre était claire. Ce n'était plus une question de victoire. Il fallait tenir le baroud d'honneur, peu importe le prix.
Elle ne craignait pas la mort, mais elle refusait de succomber à cet endroit. Les ailes tranchantes d'Harpyia étaient déjà brisées. À présent, sa dernière arme était le feu infernal de « Galbrena », une agonie ardente. Et sur ce champ de bataille désolé, elle ne lui restait aucune haine pour attiser les flammes.
« Tu as toujours su alimenter ce brasier. »
Une voix enfantine résonna dans son esprit.
« Si Galbrena est née pour se nourrir de haine… »
« Alors, hais-toi toi-même. »
« Hais ta faiblesse. Hais ton impuissance. Hais ton hésitation… »
« Si le bûcher du démon de feu ne suffit pas, alors embrase-toi toi-même. »
« Si l'Observateur prétend que l'armure de Dullahan est indestructible, alors crois-en tes propres yeux. »
Elle ignorait à qui appartenait cette voix. Mais ses paroles ne mentaient pas : elles lui conseillaient de se fier à ses instincts, comme elle l'avait toujours fait.
La haine et les flammes convergèrent au bout de ses doigts. Ténues, mais suffisamment tranchantes pour transpercer ses blessures et embraser son sang et sa chair.
L'espadon de Dullahan vint s'écraser sur elle une fois de plus. Mais cette fois, elle ne la reçut pas de front. Elle plongea tout droit dans le gouffre béant où aurait dû se trouver la tête du monstre, et se jeta au cœur de l'armure vide. Les flammes la dévorèrent en un instant. Mais, comme elle l'avait prédit, c'était là la faiblesse de Dullahan : son feu intérieur n'était qu'une chandelle face à l'incendie qui brûlait en elle. Par le feu, elle combattit le feu tapi sous la cuirasse. La silhouette imposante tressaillit… Jusqu'à ce que, finalement, le silence règne.
Lorsqu'elle ouvrit de nouveau les yeux, elle se trouvait dans les bras de la mère et de l'enfant.
En vie ? Galbrena en était reconnaissante. Elle embrasa de nouveau le bout de ses doigts, prête à se brûler de nouveau… et soulagée de constater qu'elle en était encore capable. Ils l'arrêtèrent aussitôt, et lui rappelèrent que le cavalier sans tête était déjà vaincu. Plus tard, elle apprit que lorsque les renforts arrivèrent, ils ne virent qu'une aube dorée embraser l'horizon. Ainsi que Galbrena, seule, inconsciente sur le sable.
Ce ne fut qu'à la remarque des autres qu'elle remarqua que son corps avait changé. Dans ce combat des feux, interne et pur, elle avait déjà triomphé. La fréquence de Dullahan avait fusionné avec son sang et ses os. Le pouvoir de régénération du cavalier sans tête avait guéri son corps aux portes de l'anéantissement, effaçant jusqu'à ses plus anciennes cicatrices. Le démon de feu immortel, jadis un simple nom, était désormais une réalité indéniable. Mais Galbrena ne ressentait aucune chaleur dans cette nouvelle vie. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle pouvait se servir du même pouvoir, encore et encore, sans fin.
Ses vêtements, déjà en lambeaux, étaient maintenant incinérés. Certains essayèrent de rassembler les plumes blanches répandues sur le sol, dans l'espoir de lui concevoir une nouvelle tenue. Mais elle se contenta de toucher les plumes noires sur son épaule et de dire : « Celles-ci suffiront ».
Peut-être Dullahan avait-il craint, lui aussi, cette aube embrasée. Quant à la personne responsable de son avènement, elle ignorait de qui il pouvait s'agir. Un phénomène naturel, peut-être ? Et les plumes blanches ? Laissées par des oiseaux de passage. Rien n'avait de rapport avec elle. Et puis, le noir lui allait bien mieux.
Peu après son nouveau départ, Chimera s'éveilla. « Quelle était cette voix que j'ai entendue ? » demanda-t-elle.
« Ceci, répondit-il, était le plus ancien et le plus puissant des démons vivant en toi. »
« Plus ancien encore que toi ? »
« Bien sûr. Elle a fait partie de ta chair et de ton âme depuis le commencement. Sans elle, je t'aurais dévorée il y a une éternité. C'est elle qui t'a aidée à vaincre « Galbrena ».
« Je ne me souviens pas avoir absorbé un Tacet Discord aussi puissant. »
« Elle n'est pas un Tacet Discord… Tu ignores donc réellement son nom ? »
« Oui, je l'ignore. »
« Eh bien, ton ignorance ne cesse de me surprendre. Comment as-tu survécu aussi longtemps ? »
« Épargne-moi tes piques. Réponds-moi. »
« Angel… Son nom… est Angel. »
La fillette d'hier avait depuis longtemps disparu, laissant place à une femme couverte de cicatrices. De sous ses haillons émanait une soif de sang si féroce que même les
Et quand bien même, elle paraissait insignifiante face à la masse métallique de Dullahan, le cavalier sans tête qui ravageait la région. Il frappa sans crier gare. Les lames s'entrechoquèrent. À cet instant, Galbrena comprit pourquoi elle ne l'avait pas perçu auparavant. Sa fréquence était monstrueuse, si puissante que même la
Fuir ? Cette pensée avait effleuré son esprit plus d'une fois. Mais quelques centaines de mètres derrière elle, une mère et son fils fuyaient à toute jambe. Chaque seconde passée à se battre était une seconde de survie supplémentaire pour eux. Ils allaient relayer l'avertissement à une tribu installée au loin, et peut-être convoquer des renforts qui stopperaient la progression de Dullahan avant qu'il n'atteigne les portes de la civilisation. Et ainsi, la décision à prendre était claire. Ce n'était plus une question de victoire. Il fallait tenir le baroud d'honneur, peu importe le prix.
Elle ne craignait pas la mort, mais elle refusait de succomber à cet endroit. Les ailes tranchantes d'Harpyia étaient déjà brisées. À présent, sa dernière arme était le feu infernal de « Galbrena », une agonie ardente. Et sur ce champ de bataille désolé, elle ne lui restait aucune haine pour attiser les flammes.
« Tu as toujours su alimenter ce brasier. »
Une voix enfantine résonna dans son esprit.
« Si Galbrena est née pour se nourrir de haine… »
« Alors, hais-toi toi-même. »
« Hais ta faiblesse. Hais ton impuissance. Hais ton hésitation… »
« Si le bûcher du démon de feu ne suffit pas, alors embrase-toi toi-même. »
« Si l'Observateur prétend que l'armure de Dullahan est indestructible, alors crois-en tes propres yeux. »
Elle ignorait à qui appartenait cette voix. Mais ses paroles ne mentaient pas : elles lui conseillaient de se fier à ses instincts, comme elle l'avait toujours fait.
La haine et les flammes convergèrent au bout de ses doigts. Ténues, mais suffisamment tranchantes pour transpercer ses blessures et embraser son sang et sa chair.
L'espadon de Dullahan vint s'écraser sur elle une fois de plus. Mais cette fois, elle ne la reçut pas de front. Elle plongea tout droit dans le gouffre béant où aurait dû se trouver la tête du monstre, et se jeta au cœur de l'armure vide. Les flammes la dévorèrent en un instant. Mais, comme elle l'avait prédit, c'était là la faiblesse de Dullahan : son feu intérieur n'était qu'une chandelle face à l'incendie qui brûlait en elle. Par le feu, elle combattit le feu tapi sous la cuirasse. La silhouette imposante tressaillit… Jusqu'à ce que, finalement, le silence règne.
Lorsqu'elle ouvrit de nouveau les yeux, elle se trouvait dans les bras de la mère et de l'enfant.
En vie ? Galbrena en était reconnaissante. Elle embrasa de nouveau le bout de ses doigts, prête à se brûler de nouveau… et soulagée de constater qu'elle en était encore capable. Ils l'arrêtèrent aussitôt, et lui rappelèrent que le cavalier sans tête était déjà vaincu. Plus tard, elle apprit que lorsque les renforts arrivèrent, ils ne virent qu'une aube dorée embraser l'horizon. Ainsi que Galbrena, seule, inconsciente sur le sable.
Ce ne fut qu'à la remarque des autres qu'elle remarqua que son corps avait changé. Dans ce combat des feux, interne et pur, elle avait déjà triomphé. La fréquence de Dullahan avait fusionné avec son sang et ses os. Le pouvoir de régénération du cavalier sans tête avait guéri son corps aux portes de l'anéantissement, effaçant jusqu'à ses plus anciennes cicatrices. Le démon de feu immortel, jadis un simple nom, était désormais une réalité indéniable. Mais Galbrena ne ressentait aucune chaleur dans cette nouvelle vie. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle pouvait se servir du même pouvoir, encore et encore, sans fin.
Ses vêtements, déjà en lambeaux, étaient maintenant incinérés. Certains essayèrent de rassembler les plumes blanches répandues sur le sol, dans l'espoir de lui concevoir une nouvelle tenue. Mais elle se contenta de toucher les plumes noires sur son épaule et de dire : « Celles-ci suffiront ».
Peut-être Dullahan avait-il craint, lui aussi, cette aube embrasée. Quant à la personne responsable de son avènement, elle ignorait de qui il pouvait s'agir. Un phénomène naturel, peut-être ? Et les plumes blanches ? Laissées par des oiseaux de passage. Rien n'avait de rapport avec elle. Et puis, le noir lui allait bien mieux.
Peu après son nouveau départ, Chimera s'éveilla. « Quelle était cette voix que j'ai entendue ? » demanda-t-elle.
« Ceci, répondit-il, était le plus ancien et le plus puissant des démons vivant en toi. »
« Plus ancien encore que toi ? »
« Bien sûr. Elle a fait partie de ta chair et de ton âme depuis le commencement. Sans elle, je t'aurais dévorée il y a une éternité. C'est elle qui t'a aidée à vaincre « Galbrena ».
« Je ne me souviens pas avoir absorbé un Tacet Discord aussi puissant. »
« Elle n'est pas un Tacet Discord… Tu ignores donc réellement son nom ? »
« Oui, je l'ignore. »
« Eh bien, ton ignorance ne cesse de me surprendre. Comment as-tu survécu aussi longtemps ? »
« Épargne-moi tes piques. Réponds-moi. »
« Angel… Son nom… est Angel. »
Un retour très attendu
Elle avait déjà tourné l'arme à feu vers elle-même, mais ce n'était pas là son rêve.
Dans l'obscurité infinie, elle avait pourfendu d'innombrables créatures de la Marée noire. Et finalement, épuisée et vacillante, elle s'était effondrée sur les eaux noires. Une fois de plus, elle s'était retrouvée piégée dans les filets du destin.
« Non… Je ne peux pas tomber ici. Il me reste trop de choses à accomplir. Je lui ai fait une promesse… Je ne dois pas tomber ici. »
Lorsqu'elle rouvrit les yeux,Fabianum s'étendait devant elle. Ses rivaux, ses amis, sa famille… ils arboraient tous un sourire chaleureux et s'avançaient vers elle.
Mais était-ce là une autre illusion conjurée par leRéprimantum ? Léviathan croyait-il qu'elle craignait le bonheur ? Ou plutôt, un bonheur non mérité ? Après tout, comment un être possédant un pouvoir aussi terrible pourrait-il être vu, accepté et aimé ?
Jadis, elle aurait pu se débattre avec cette question. Aujourd'hui, elle n'avait plus besoin de réponse. Elle devait simplement se souvenir de son objectif. Elle se leva, embrasa ses flammes, chargea son canon, et braqua son arme vers le « vieil ami » qui se tenait devant elle.
« Hahaha ! Petite fille, on dirait que tu t'es trouvé une lubie bien dangereuse. »
Si c'était un rêve, alors le rire de l'Oncle Filo paraissait bien trop réel. Et pourtant, quand elle vit les marques de la corruption de la Marée noire sur eux, elle comprit la vérité : ceux qui lui avaient autrefois donné toutes leurs fréquences et qui auraient dû, en toute logique, devenir l'engeance de Léviathan, résistaient encore à son étreinte. Depuis des décennies, ils refusaient son prétendu « présent ». Et pour les châtier, Léviathan les avait bannis dans les profondeurs de la Marée noire, les condamnant à un tourment sans fin.
Elle resta silencieuse. Au fil de son voyage, elle avait faibli. Elle avait hésité. Peut-être que si elle avait fait un peu plus d'efforts, elle aurait maîtrisé ce pouvoir plus vite. Elle serait revenue un peu plus tôt. Elle aurait sauvé davantage de vies. Peut-être…
« Chasseuse, tu en as déjà bien assez fait. »
« Vis avec fierté, la tête haute. Libre, délivrée de tes chaînes. C'est ce que nous t'avons toujours souhaité. »
« Tu seras toujours notre fierté. »
Tous répondirent avec des sourires radieux. Et sa mère donna une voix à la question qu'elle gardait en elle sans rien dire. Une question qu'elle n'avait jamais osé, ou reçu la chance, de poser.
« Mais, mon enfant, tu sais que tu n'es pas chez toi, ici. »
« Ton périple doit continuer. Quelqu'un t'attend encore. »
« Tu te souviens de notre combat ? Montre à Léviathan de quel bois tu te chauffes ! Fais-le pour nous tous ! Venge-nous dans la joie ! »
« Au revoir, Angel. Cette fois-ci… ce sont probablement des adieux. »
« N'oublie pas, nous serons toujours à tes côtés. »
Finalement, son père prit la pose et, de ses doigts maladroits, lui adressa un « V » de la victoire exagéré. « Vieux benêt… », pensa-t-elle dans un rire jaune. Mais elle savait ce que ceci signifiait. Pas besoin d'étreinte. Pas besoin de regarder en arrière. C'était aussi bien l'heure du réconfort que des adieux.
Les silhouettes se brouillèrent jusqu'à devenir des points de lumière qui, évanescents, lui indiquèrent une direction… C'était donc la raison de leur venue. Ils n'avaient plus de force à lui offrir, mais, une fois encore, ils l'avaient sauvée.
Ah, que l'illusion de Léviathan paraissait risible, au bout du compte ! Il avait tenté de la précipiter dans les ténèbres infinies de laMarée noire , mais, ce faisant, il lui avait permis d'obtenir les adieux qui lui avaient été si longtemps interdits.
Sous ses yeux, Fabianum s'écroula comme un champ de statues, avant de disparaître. Mais elle n'était plus cette petite fille. Son passé était empli de beauté, mais elle refusait de s'y noyer. Son cœur abritait la douceur, mais elle continuerait d'affûter tout son être.
Et donc, sans hésitation, elle se retourna et avança dans les ténèbres infinies.
Une fois de plus,Chimera se tint devant elle.
Elle n'avait jamais attendu de ce Tacet Discord qu'il comprenne l'humanité, ou qu'il se lie d'amitié avec elle. Elle espérait seulement qu'une fois la voie dégagée, celui-ci cesserait d'être une épine dans son pied. Et pour ce faire, il n'y avait qu'une solution : elle devait le dompter.
Elle se prépara au combat. Pourtant, cette fois-là, Chimera ne passa pas à l'assaut. Il se contenta de la regarder approcher en silence, nimbée de ses flammes… Les flammes d'Angel. Ses flammes à elle.
Et enfin, de nombreuses questions trouvèrent réponse.
« Cette petite flamme est trop ardente pour toi ? »
« Quelle pique insignifiante ! Essaye de ne pas mourir ici. La fin de notre chasse n'est pas encore venue. »
« Nous avons déjà survécu à bien pire, pas vrai ? »
Il n'existait aucun démon qui ne pouvait être chassé. Le Réprimantum était simplement le plus puissant d'entre eux. Et, de plus, elle n'était pas seule dans ce combat.
Chimera ne prononça pas un mot de plus et fit un pas de côté. Derrière lui, d'innombrables Tacets Discords qu'elle avait déjà dévorés révélèrent leur silhouette. Elle les avait combattus jusqu'à la mort, encore et encore, au fil d'un nombre incalculable de rêves, s'emparant de leur pouvoir par la force. Mais à présent…
Elle passa au travers d'eux sans la moindre peur. Une route enflammée se déroula à ses pieds. De part et d'autre, des créatures qui avaient jadis inspiré la terreur à moult âmes abaissaient la tête par déférence, comme si elles escortaient leur maître au combat. Leur révérence était-elle destinée à un démon plus puissant qu'elles ? Ou bien était-elle dédiée à autre chose, quelque chose que même les démons craignaient ?
Cela n'avait plus d'importance. Sa puissance avait depuis longtemps dépassé la leur. Elle n'exigeait aucune reconnaissance. Seulement l'obéissance.
Et elle jura de manier ce pouvoir maudit pour chasser des maux plus terribles encore, comme elle l'avait juré dans son enfance : un serment qu'elle ne renierait pas même dans la mort.
Un serment envers elle-même. Pour tous ceux qui ne reviendront jamais. Pour s'assurer que jamais la tragédie de Fabianum ne se répéterait… Et qu'elle n'aurait plus à souffrir comme elle avait souffert.
Sa chasse n'aurait jamais de fin.
Dans l'obscurité infinie, elle avait pourfendu d'innombrables créatures de la Marée noire. Et finalement, épuisée et vacillante, elle s'était effondrée sur les eaux noires. Une fois de plus, elle s'était retrouvée piégée dans les filets du destin.
« Non… Je ne peux pas tomber ici. Il me reste trop de choses à accomplir. Je lui ai fait une promesse… Je ne dois pas tomber ici. »
Lorsqu'elle rouvrit les yeux,
Mais était-ce là une autre illusion conjurée par le
Jadis, elle aurait pu se débattre avec cette question. Aujourd'hui, elle n'avait plus besoin de réponse. Elle devait simplement se souvenir de son objectif. Elle se leva, embrasa ses flammes, chargea son canon, et braqua son arme vers le « vieil ami » qui se tenait devant elle.
« Hahaha ! Petite fille, on dirait que tu t'es trouvé une lubie bien dangereuse. »
Si c'était un rêve, alors le rire de l'Oncle Filo paraissait bien trop réel. Et pourtant, quand elle vit les marques de la corruption de la Marée noire sur eux, elle comprit la vérité : ceux qui lui avaient autrefois donné toutes leurs fréquences et qui auraient dû, en toute logique, devenir l'engeance de Léviathan, résistaient encore à son étreinte. Depuis des décennies, ils refusaient son prétendu « présent ». Et pour les châtier, Léviathan les avait bannis dans les profondeurs de la Marée noire, les condamnant à un tourment sans fin.
Elle resta silencieuse. Au fil de son voyage, elle avait faibli. Elle avait hésité. Peut-être que si elle avait fait un peu plus d'efforts, elle aurait maîtrisé ce pouvoir plus vite. Elle serait revenue un peu plus tôt. Elle aurait sauvé davantage de vies. Peut-être…
« Chasseuse, tu en as déjà bien assez fait. »
« Vis avec fierté, la tête haute. Libre, délivrée de tes chaînes. C'est ce que nous t'avons toujours souhaité. »
« Tu seras toujours notre fierté. »
Tous répondirent avec des sourires radieux. Et sa mère donna une voix à la question qu'elle gardait en elle sans rien dire. Une question qu'elle n'avait jamais osé, ou reçu la chance, de poser.
« Mais, mon enfant, tu sais que tu n'es pas chez toi, ici. »
« Ton périple doit continuer. Quelqu'un t'attend encore. »
« Tu te souviens de notre combat ? Montre à Léviathan de quel bois tu te chauffes ! Fais-le pour nous tous ! Venge-nous dans la joie ! »
« Au revoir, Angel. Cette fois-ci… ce sont probablement des adieux. »
« N'oublie pas, nous serons toujours à tes côtés. »
Finalement, son père prit la pose et, de ses doigts maladroits, lui adressa un « V » de la victoire exagéré. « Vieux benêt… », pensa-t-elle dans un rire jaune. Mais elle savait ce que ceci signifiait. Pas besoin d'étreinte. Pas besoin de regarder en arrière. C'était aussi bien l'heure du réconfort que des adieux.
Les silhouettes se brouillèrent jusqu'à devenir des points de lumière qui, évanescents, lui indiquèrent une direction… C'était donc la raison de leur venue. Ils n'avaient plus de force à lui offrir, mais, une fois encore, ils l'avaient sauvée.
Ah, que l'illusion de Léviathan paraissait risible, au bout du compte ! Il avait tenté de la précipiter dans les ténèbres infinies de la
Sous ses yeux, Fabianum s'écroula comme un champ de statues, avant de disparaître. Mais elle n'était plus cette petite fille. Son passé était empli de beauté, mais elle refusait de s'y noyer. Son cœur abritait la douceur, mais elle continuerait d'affûter tout son être.
Et donc, sans hésitation, elle se retourna et avança dans les ténèbres infinies.
Une fois de plus,
Elle n'avait jamais attendu de ce Tacet Discord qu'il comprenne l'humanité, ou qu'il se lie d'amitié avec elle. Elle espérait seulement qu'une fois la voie dégagée, celui-ci cesserait d'être une épine dans son pied. Et pour ce faire, il n'y avait qu'une solution : elle devait le dompter.
Elle se prépara au combat. Pourtant, cette fois-là, Chimera ne passa pas à l'assaut. Il se contenta de la regarder approcher en silence, nimbée de ses flammes… Les flammes d'Angel. Ses flammes à elle.
Et enfin, de nombreuses questions trouvèrent réponse.
« Cette petite flamme est trop ardente pour toi ? »
« Quelle pique insignifiante ! Essaye de ne pas mourir ici. La fin de notre chasse n'est pas encore venue. »
« Nous avons déjà survécu à bien pire, pas vrai ? »
Il n'existait aucun démon qui ne pouvait être chassé. Le Réprimantum était simplement le plus puissant d'entre eux. Et, de plus, elle n'était pas seule dans ce combat.
Chimera ne prononça pas un mot de plus et fit un pas de côté. Derrière lui, d'innombrables Tacets Discords qu'elle avait déjà dévorés révélèrent leur silhouette. Elle les avait combattus jusqu'à la mort, encore et encore, au fil d'un nombre incalculable de rêves, s'emparant de leur pouvoir par la force. Mais à présent…
Elle passa au travers d'eux sans la moindre peur. Une route enflammée se déroula à ses pieds. De part et d'autre, des créatures qui avaient jadis inspiré la terreur à moult âmes abaissaient la tête par déférence, comme si elles escortaient leur maître au combat. Leur révérence était-elle destinée à un démon plus puissant qu'elles ? Ou bien était-elle dédiée à autre chose, quelque chose que même les démons craignaient ?
Cela n'avait plus d'importance. Sa puissance avait depuis longtemps dépassé la leur. Elle n'exigeait aucune reconnaissance. Seulement l'obéissance.
Et elle jura de manier ce pouvoir maudit pour chasser des maux plus terribles encore, comme elle l'avait juré dans son enfance : un serment qu'elle ne renierait pas même dans la mort.
Un serment envers elle-même. Pour tous ceux qui ne reviendront jamais. Pour s'assurer que jamais la tragédie de Fabianum ne se répéterait… Et qu'elle n'aurait plus à souffrir comme elle avait souffert.
Sa chasse n'aurait jamais de fin.
Lignes de Voix de Galbrena
Pensées : I
Pensées : II
Une incarnation des flammes infernales, nourrie de démons et commandant la puissance de la Marée noire . Me craindras-tu... ou me mépriseras-tu ? Ils disent que mon pouvoir est une malédiction, un ancien présage des ténèbres. Mais je lui donne un autre nom : serment. Je sais ce que je dois faire. Et peu importe comment le monde me jugera, j'irai jusqu'au bout.
Pensées : III
Beaucoup de gens m'appellent Galbrena, et je m'y suis habituée. C'est le nom de ma seconde vie. Si ça marche, ça ne me dérange pas. Angel, par contre… Ce nom m'a toujours accompagnée. Il m'a été donné par mes parents, des parias de Ragunna qui espéraient qu'il m'irait un jour. Depuis, j'ai traversé de nombreux territoires, j'ai vu de nombreux monstres et démons… mais jamais d'anges. On dit que les anges existent pour combattre les démons. Et que le danger suit toujours les anges. Ils ne ressemblent peut-être pas à ce que les gens imaginent. Parfois, ils vous effraient. Occasionnellement, ils vous avertissent. Si c'est ça, un ange… peut-être suis-je finalement à la hauteur de ce nom. Alors, dis-moi : que vois-tu ?
Pensées : IV
Au cours de mes voyages, j'ai empêché beaucoup de tragédies… et j'en ai vu tout autant se dérouler, qu'elles soient naturelles ou causées par quelqu'un. Ce monde n'est pas toujours beau. Et c'est précisément pour cela que les liens que nous y tissons semblent d'autant plus précieux. Comme toi, je charge mon arme pour ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. Je n'ai pas été la première, et je ne serai pas la dernière.
Pensées : V
L'affrontement entre Chimera et moi aura lieu tôt ou tard. Si le pire devait arriver ce jour-là… je veux que ce soit toi me traques. Ha, ne t'inquiète pas. Je n'ai jamais dit que je laisserais Chimera gagner. D'ailleurs, j'ai une raison supplémentaire de l'emporter, maintenant.
Activité préférée de Galbrena
Le ciel offre une vue large et dégagée. De là-haut, je vois tout, y compris des proies. Dès qu'elles commettent une erreur, je frappe, rapide et silencieuse. Observer depuis une hauteur me procure un sentiment étrange. Cela m'éloigne aussi de la foule… Je ne suscite la peur que lorsque cela est nécessaire.
Les soucis de Galbrena
Galbrena : je peux contrôler Chimera la plupart du temps… mais dès que je suis distraite, il trouve toujours un moyen de se libérer.
Chimera : Tu ne parles jamais autant aux autres.
Galbrena : … Comme ça. Je parle davantage quand mon interlocuteur ne m'agace pas.
Chimera : Tu me parles souvent. Est-ce que je compte ?
Galbrena : Tout d'abord, tu ne comptes pas comme une « personne ».
Chimera : Alors admets-le, même toi tu as peur d'être seule.
Chimera : Tu ne parles jamais autant aux autres.
Galbrena : … Comme ça. Je parle davantage quand mon interlocuteur ne m'agace pas.
Chimera : Tu me parles souvent. Est-ce que je compte ?
Galbrena : Tout d'abord, tu ne comptes pas comme une « personne ».
Chimera : Alors admets-le, même toi tu as peur d'être seule.
Plat préféré
Sorbet, glace pilée, gelato… Ce sont pratiquement les mêmes choses. Le feu infernal qui brûle en moi ne s'éteint jamais. Le froid m'aide à le maîtriser. Mais un peu de douceur fonctionne encore mieux.
Plat inacceptable
Au début, je « mangeais » des Tacets Discords pour survivre. Mais maintenant, je les chasse pour leur pouvoir... Ne comptent-ils pas comme de la nourriture ? Alors, si on parle de nourriture au sens commun du terme, je peux manger tout ce qu'il y a sur la table.
Idéaux
Vivre bien. Mourir dignement. C'est comme ça que je vois les choses. Et s'il y a vraiment une vie après la mort, où je pourrai « les » revoir… Je veux pouvoir le faire avec fierté et dire que j'ai vécu pleinement. Que je me suis battue pour mes convictions, que ma mort a eu un sens. Sans regret, sans rien laisser d'inachevé. Mais en attendant que ma flamme s'éteigne, je vais continuer à braver la mort encore et encore. Et lorsque le moment sera venu… j'offrirai l'étincelle restante à la fin à laquelle je n'ai jamais tenté d'échapper.
Discuter : I
Je suis née à Septimont. Cela m'a appris à me battre, et j'y crois encore aujourd'hui. Mais la plupart des armes ne servent à rien face à la Marée noire . Sa corruption s'infiltre profondément et les ronge de l'intérieur. Pendant longtemps, je me suis battue contre les Tacets Discords à mains nues. Puis j'ai trouvé ces armes. J'ai dû me battre avec acharnement pour les arracher des griffes de Chimera . Pff… Il les avait gardées pour lui tout ce temps.
Discuter : II
Tu as vu ce que j'étais dans la Marée noire. Quant à ce qui s'est passé ensuite, c'était chasser ou être chassé. Je suis tombée, je me suis relevée, encore et encore, jusqu'à ce que la chasse prenne fin. Après, j'enlevais les cendres de mes épaules, comme ça, et je passais au prochain terrain de chasse. J'ai rencontré différentes personnes. J'ai vu différentes choses. Oh, et parfois... je m'arrêtais pour manger une glace.
À propos d'Augusta
Augusta… était mon amie d'enfance. À l'époque, je m'asseyais généralement tranquillement sous un arbre, perdue dans mes pensées. Elle s'entraînait à manier l'épée en criant qu'elle allait devenir le prochain Héros des héros. Elle adorait m'entraîner dans des combats d'entraînement… On finissait souvent par se battre dans les rivières de Fabianum , et quand on était fatiguées, on s'allongeait sur la rive pour laisser l'eau fraîche nous rafraîchir. Aujourd'hui… les temps ont beaucoup changé. Mais heureusement, pas forcément en mal. Augusta est devenue le genre de souverain dont Septimont avait besoin.
À propos de Cartethyia
C'est grâce aux souvenirs de la Marée noire que j'ai entendu parler d'elle pour la première fois. Je ne l'ai jamais considérée comme la Résonatrice de quelqu'un. En retour, elle m'a donné une réponse qui était… sauvage, téméraire, mais déterminée. Une championne de la justice ne devrait pas être enfermée dans une tour. Le cauchemar que Léviathan lui a infligé a duré bien trop longtemps… Mais maintenant que Rinascita est sortie des ténèbres, elle aussi devrait connaître son propre lever de soleil.
À propos d'Aalto
La base de données du Littoral noir nécessite des mises à jour constantes, j'envoie donc régulièrement des données capturées sur les Discords Tacets. Je ne me rends pas souvent à la base, et c'est Aalto qui s'occupe toujours de vérifier mes performances. Évidemment, il n'approuve jamais rien qui ne lui soit pas utile. C'est pour ça que la moitié des données que j'envoie finissent par être comptabilisées comme son travail.
À propos de Calcharo
Lors d'une chasse dans la Nouvelle Fédération, nous avions pris le même Tacet Discord pour cible. Son objectif était de l'éliminer, le mien était de l'absorber. Il y a eu quelques malentendus, mais dans l'ensemble notre collaboration s'est bien passée. Il m'a même invitée à intégrer son groupe de mercenaires. La chasse en groupe est certes importante pour survivre, mais… j'ai simplement l'habitude de travailler seule.
Vœux d'anniversaire
Joyeux anniversaire. Au lieu de dire « Félicitations d'avoir échappé à une nouvelle année dans la course contre le temps », je préfère te dire « Je te souhaite une bonne chasse dans le temps dont tu disposes ». Tiens, ce collier est pour toi. Considère-le comme un talisman. Il renferme toutes les histoires que j'ai vécues. Ce simple badge en métal m'a sauvé la vie lorsque j'ai reçu une balle dans le cœur. Le coquillage provient d'une civilisation disparue. Si tu le portes à ton oreille, tu peux encore en entendre les échos. Et cette larme de verre, forgée dans le feu et versée par une machine de guerre... Il y a bien plus. Si tu veux, je peux te raconter tous les détails. L'année prochaine, j'apporterai même de nouvelles breloques à ajouter.
Détendre : I
Toujours armée. Toujours ardente.
Détendre : II
(Bruit d'effort)
Détendre : III
Galbrena : Pas touche.
Présentation personnelle
Galbrena. Diablesse de la flamme éternelle. La Discordicide. Appelle-moi comme tu veux. Tout ce que je veux, c'est savoir où sont les monstres.
Salutation
Où est ma prochaine proie ?
Rejoindre l'équipe : I
Galbrena. Prête à participer à la chasse.
Rejoindre l'équipe : II
Feu à volonté.
Rejoindre l'équipe : III
Me voilà.
Ascension : I
Une méthode inhabituelle pour gagner en force… Merci.
Ascension : II
Tu n'avais pas besoin de faire ça juste pour mon pouvoir.
Ascension : III
Ha… Et maintenant ? Tu essaies de faire un pacte avec le diable ?
Ascension : IV
Mon chemin m'appartient qu'à moi. Il est long. Périlleux. Sans lumière. Sans compagnie. Je ne serai pas toujours là… Et le « diable » voudra son tribut. Es-tu {Male=prêt;Female=prête} à accepter un pacte aussi injuste ?
Ascension : V
Ce sang… Laisse-le couler dans ta paume. Voilà. Notre « pacte » est scellé.
Attaque normale : I
Galbrena : Il faut combattre le feu par le feu.
Chimera : Laissons parler la force !
Attaque normale : II
Galbrena : Feu de l'enfer.
Chimera : Dévore-les tous !
Attaque normale : III
Galbrena : Explose.
Chimera : Va au diable !
Attaque lourde : I
Voilà d'autres balles pour toi.
Attaque lourde : II
Finissons-en.
Compétence résonatrice : I
À l'attaque.
Compétence résonatrice : II
Dévorer.
Compétence résonatrice: III
Récolter.
Compétence résonatrice : IV
Surgis des flammes de l'enfer…
Compétence résonatrice : V
Plonge dans les flammes…
Compétence résonatrice : VI
Les flammes rugissent...
Libération résonatrice : I
Galbrena : Par mes armes… passe les portes de l'enfer !
Chimera : Réduit en cendres !
Libération résonatrice : II
Galbrena : La chasse s'arrête ici.
Chimera Chimera : À table !
Libération résonatrice : III
Galbrena : Je suis venue t'envoyer dans ta tombe.
Chimera Chimera : Un nouveau festin !
Libération résonatrice : IV
Galbrena : Je vais te montrer…
Chimera Chimera : … Le chemin menant à l'enfer !
Compétence d'Intro : I
Tu ne peux pas m'échapper.
Compétence d'Intro : II
Je te tiens.
Compétence d'Intro : III
Tu as le diable aux trousses.
Esquive : I
Raté.
Esquive : II
Tout est dans le timing.
Riposte : I
Bien essayé.
Riposte : II
Jackpot.
Riposte : III
C'est tout ?
Attaqué : I
Galbrena : … Encore.
Chimera : La douleur affûte l'esprit.
Attaqué : II
Recalibration.
Blessé : I
Galbrena : … Ce n'est qu'une égratignure.
Chimera : Pas le temps de panser tes plaies.
Blessé : II
Galbrena : … Très bien.
Chimera : Ta fureur commence à se réveiller.
Blessé : III
Galbrena : … Jusqu'à mon dernier souffle !
Chimera : Cette chasse ne se terminera jamais !
Epuisé : I
Galbrena : Par-delà la mort…
Chimera : … Nous reviendrons.
Epuisé : II
Galbrena : Les flammes… ne meurent jamais…
Chimera : Nous… ne battrons pas en retraite…
Epuisé : III
Galbrena : Nous chassons… pour l'éternité…
Chimera : … pour l'éternité…
Invoquer un Écho
Du calme.
Se transformer
Déguisée.
Ennemis proches
Galbrena : Une proie en cadeau ?
Chimera : Assouvis ma faim.
Planeur
Pratique.
Senseur
Il n'y a nulle part où se cacher.
Ruer
Vivre pour chasser.
Coffre : I
Jour de récolte.
Coffre : II
Le chasseur trouve sa proie.
Coffre : III
Bien. Prends-les.